ISRAELVALLEY – LIVRE: "ISRAËL-PALESTINE: DEMAIN, DEUX ÉTATS PARTENAIRES?". Jacques Bendelac présentera son nouveau livre lundi 3 septembre à la librairie Vice-Versa à Jérusalem.
Jacques Bendelac présentera son dernier livre à la librairie Vice-Versa à Jérusalem, ce lundi 3 septembre 2012 à 19 heures. L’essai de Jacques Bendelac qui vient de paraître aux éditions Armand Colin (“Israël-Palestine: demain, deux Etats partenaires?”) est un livre-choc qui ne pourra laisser le lecteur indifférent. Spécialiste de l’économie israélienne et des relations israélo-palestiniennes, Jacques Bendelac prend à contre-pied toutes les idées reçues sur l’indépendance d’un Etat palestinien: en démontrant la viabilité économique d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat juif, il remet en cause les réserves fréquemment émises quant aux capacités des Palestiniens à créer un Etat appelé à devenir un partenaire privilégié d’Israël.
Librairie Vice-Versa: 1, rue Ben-Shatah, Jérusalem
ISRAELVALLEY (12 juin 2012)
Dans son nouvel ouvrage, Jacques Bendelac n’hésite donc pas à aborder un sujet polémique et qui soulève les passions: la création d’un Etat palestinien à coté de l’Etat juif. En Israël aussi, l’idée de deux Etats indépendants a fait son chemin depuis les accords d’Oslo. Lancé par la gauche sioniste israélienne, le slogan « deux Etats pour deux peuples », a été repris récemment par la droite nationaliste: dans son discours prononcé en 2009 à l’université Bar-Ilan, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est dit disposé « à parvenir à une solution prévoyant l’existence d’un État palestinien démilitarisé aux côtés de l’État juif ».
L’économiste et sociologue prend le recul nécessaire pour présenter au lecteur les arguments qui alimentent le débat pour et contre la création d’un Etat palestinien. Par exemple, il balaye d’un revers de manche la réserve, souvent évoquée, quant à la petite taille d’un Etat palestinien: plusieurs pays de l’Union européenne ont une superficie plus petite que la Cisjordanie (comme le Luxembourg) ou que la bande de Gaza (comme Malte), sans que leur viabilité économique ne soit sujette à caution. D’autres pays de petite taille, comme Singapour et Hong Kong, disposent d’un revenu par habitant parmi les plus élevés au monde. La taille n’est donc pas un critère de réussite économique; J. Bendelac rappelle que c’est le modèle économique adopté qui est déterminant dans le développement et la modernisation d’un pays, et ce sera aussi le cas pour le futur Etat de Palestine.
Côté israélien aussi, la paix devient un facteur indispensable à la poursuite du développement économique du pays: une situation de paix est nécessaire pour attirer davantage de touristes, pour convaincre les investisseurs d’y placer leurs fonds et pour ouvrir de nouveaux débouchés aux produits israéliens. Moins de dépenses militaires permettront aux gouvernements israéliens de consacrer davantage de budgets à la réduction des inégalités criantes, à l’amélioration du niveau de l’éducation et à lutte contre la pauvreté. C’est là que se situe la thèse forte du livre de J. Bendelac: Israël a besoin d’un Etat palestinien au moins autant que la Palestine a besoin de l’Etat d’Israël.
Après 260 pages d’analyses, appuyées de faits et de chiffres inédits, la conclusion du livre de Jacques Bendelac est sans équivoque: « la solution de deux Etats permettra aux deux Peuples de vivre sur des bases politiques, économiques et humaines viables: Israël a le droit de vivre en paix et en sécurité derrière des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale alors que les Palestiniens ont le droit de créer leur propre État souverain, indépendant et viable. L’économie israélienne n’a rien à craindre d’une économie palestinienne indépendante à ses côtés. Les deux économies sont à un degré de développement si différent qu’elles ne seront pas concurrentes, au contraire; leur complémentarité permettra à chacune de profiter des avantages comparatifs de l’autre ». A lire d’urgence.
La présentation de l’éditeur (quatrième page de couverture):
Depuis la création de l’État d’Israël, l’indépendance d’un État palestinien est à l’ordre du jour de la communauté internationale. La coexistence de deux États séparés serait une solution qui conviendrait aux deux peuples : Israël a besoin d’un État palestinien au moins autant que la Palestine à besoin de l’État d’Israël. Aujourd’hui, l’indépendance palestinienne s’avère indispensable à la poursuite du développement de l’État juif : le fardeau de l’occupation nuit à l’économie israélienne et l’état de guerre permanent isole le pays sur la scène diplomatique. En revanche, il reste à définir les conditions selon lesquelles un État de Palestine, sans continuité territoriale et essoufflé par plusieurs décennies d’occupation, sera économiquement viable et politiquement gouvernable.
En analysant des données puisées sur les lieux mêmes du conflit, l’auteur envisage les scénarios qui permettraient aux deux peuples de se séparer tout en restant des partenaires économiques et politiques privilégiés.
Jacques Bendelac, Israël-Palestine : demain, deux Etats partenaires ?, Armand Colin, (Collection “Eléments de réponse”), 260 pages.
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