ISRAELVALLEY - UN PAS DE PLUS POUR LE GROUPE FRANCAIS TOTAL EN ISRAËL ? GAZPROM ET TOTAL DISCUTENT D'UNE JOINT VENTURE POUR LE PROJET LEVIATHAN.
Selon des sources IsraelValley et confirmées par un site économique Russe : “Gazprom et Total pourraient se lancer dans la production de gaz en Israël. Les chances de Gazprom de participer au projet Léviathan sont assez élevées. Israël voit dans la compagnie russe l’un des plus sérieux candidats afin de participer à la mise en valeur du vaste champ pétrolier. Le français Total pourrait également faire partie de la coentreprise”.
Total est une entreprise pétrolière française privée, qui fait partie des supermajors, c’est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l’échelle mondiale, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips. C’est la 1re entreprise française en termes de chiffre d’affaires, la 6e entreprise d’Europe et la 14e entreprise mondiale en 2010 (Classement Fortune Global 500 2010), ainsi que la 1re capitalisation boursière de la zone euro.
Ses activités couvrent l’ensemble de la chaîne de production, de l’extraction du pétrole brut et du gaz naturel à la création d’énergie, le raffinage, et l’exploitation commerciale. Total est par ailleurs une entreprise importante dans le domaine de la chimie. Fondée en 1924 par René Perrin sous la présidence d’Ernest Mercier, son siège social se situe dans le quartier de la Défense près de Paris, dans les Hauts-de-Seine. Total est certifiée ISO 9001, ISO 14001 et MSI 20000.
Dans les archives d’IsraelValley : “Gaz : 16 trillions de m3 de gaz naturel dans les réserves de Léviathan. Les résultats préliminaires des tests pour le gisement de gaz naturel offshore Leviathan viennent en effet d’être communiqués et confirment ainsi tous les pronostics”.
ISRAELVALLEY PLUS. UN ARTICLE DE LA TRIBUNE (COPYRIGHTS)
Les réserves de gaz naturel découvertes au large d’Israël s’avèrent immenses. Elles attisent les tensions régionales. Léviathan, le nom donné au principal gisement de gaz découvert au large d’Israël, pourrait être prémonitoire. L’image du monstre marin, dépeint par la Bible comme un serpent fuyard et malfaisant, crachant du feu, et associé aux Enfers semble aujourd’hui des plus adaptées.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (US Geological Survey), 3.500 milliards de mètres cubes de gaz reposeraient sous les eaux tranquilles de la Méditerranée orientale. Presque autant que les réserves prouvées de l’Algérie, un des deux fournisseurs officiels de gaz de l’Europe, avec la Russie. Pour l’heure, Israël a déjà identifié deux gisements pour un total de 700 milliards de mètres cubes, qui entreront en production d’ici à 2014.
Selon les estimations de Noble Group, le pétrolier texan qui a mené la totalité des prospections sur la zone, ces champs gaziers comptent parmi les plus importants découverts en eau profonde depuis une décennie dans le monde. Leurs réserves représentent déjà deux fois celles de la Grande-Bretagne, soit suffisamment pour alimenter le pays en gaz durant un quart de siècle, et sans doute aussi pour en exporter.
Si ces réserves tombent à pic, alors que le printemps arabe menace l’approvisionnement de gaz israélien, elles perturbent aussi le calme des flots, qui tranchait jusqu’alors avec les tensions terrestres répétées au Proche-Orient. Quatre pays s’agitent intensément pour revendiquer leur part du gâteau, d’où les démonstrations de force. Car les frontières maritimes de la zone ne sont pas des plus limpides. Entre le Liban et Israël, le tracé est encore en suspens, comme entre Chypre et le Liban. Mais le principal problème est posé par la Turquie. Au nom de son implantation chypriote, elle réclame en effet une part des réserves de gaz sous-marines, et proteste contre l’exploration à marche forcée dans laquelle Tel-Aviv s’est lancée, avant que la cartographie de la zone soit clairement établie.
« L’administration chypriote grecque et Israël se sont engagés dans une folle exploration en Méditerranée », a déclaré le Premier ministre turc, Recep Erdogan. « Nos découvertes ne sont dirigées contre personne. Nous considérons le gaz non comme un pouvoir mais comme un moyen d’améliorer la vie des gens », lui a rétorqué le président israélien, Simon Peres, jeudi. Ce même jour, le pétrolier texan Noble Group, qui a mené la totalité des prospections sur la zone, indiquait avoir bon espoir de découvrir un nouveau gisement gigantesque, dans les eaux chypriotes cette fois.
La bataille du gaz est envenimée par les épreuves de force politiques. La Turquie a changé de stratégie pour devenir une grande puissance régionale. Ankara a ainsi expulsé en mai l’ambassadeur d’Israël et gelé toutes les relations militaires avec l’État hébreu, qui a longtemps été l’un de ses proches alliés, pour se faire le champion de la cause palestinienne. En réponse, Israël s’est rapproché de la Grèce et de Chypre, traditionnels rivaux de la Turquie. Le 17 septembre, l’Etat hébreu et Chypre avaient signé un accord de délimitation de leurs zones économiques exclusives respectives.
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