ISRAELVALLEY - EMBOUTEILLAGES DE SURFEURS SUR LES PLAGES D'ISRAËL ? PAS ENCORE, MAIS CELA VA VENIR.
En France le Surf devient de plus en plus populaire. En Israël aussi. Sur les plages du pays on peut observer, de manière de plus en plus fréquente, des jeunes alignés face à leurs moniteurs. Ils apprennent les rudiments de ce sport. Des nouveaux sites en hébreu naissent tous les mois.
Une forte culture du Surf existe autour de Tel-Aviv, Rishon et Eilat. De nombreux champions de surf ont popularisés cette activité qui fait rêver. L’an dernier Israël a participé au World Championship Tour organisé par l’Association des surfers professionnels (ASP) qui est le championnat du monde de surf réunissant les meilleurs surfeurs professionnels. Il est constitué d’une série de 11 épreuves pour les hommes et de 8 pour les femmes, réparties sur l’ensemble du globe (Australie, Chili, Afrique du Sud, Fidji, Tahiti, France, Espagne, Brésil, Hawaii et États-Unis).
EN FRANCE
Selon l’AFP (1) : "Le surf affiche sa croissance insolente en France depuis 4-5 ans, séduisant tous âges et milieux, au point de créer des embouteillages sur les vagues d’été en Bretagne et sur toute la côte Atlantique : prémice d’une saturation à venir ? Dans l’eau à Lacanau, où s’est déroulée le week-end dernier la 33e édition du Lacanau surf pro, Moliets, Messanges, le spectacle se répète : des cohortes d’enfants, d’adolescents, en lycras fluos “d’élèves” encadrés d’un moniteur, barbotent au premier jour, se dressent sur la planche au deuxième, et s’offrent une glisse décente en fin de semaine.
“L’été prochain, je m’y mets aussi. J’aime l’idée d’un jour surfer avec lui”, explique Emmanuel Soules, 33 ans, vacancier de Bretagne qui voit avec un peu d’envie son petit Paul, 6 ans, se faire culbuter par les vagues de Lacanau, et en redemander hilare.
L’Aquitaine comptait 90 écoles de surf en 2011, selon le comité régional de surf : 20% de plus qu’en 2010, et moins qu’en 2012. Leur explosion donne la mesure de l’essor, bien plus que le nombre de licenciés (10.600) d’un sport par nature associé aux pratiquants “libres” (au moins 150.000).
14 clubs de surf en Bretagne, 2e région de France en nombre de licenciés
“Ca bouchonne dans les mousses”
“Ca se démocratise vitesse grand V, ça va devenir comme le ski. Ce ne sont que les prémices, ça va exploser”, prédit Cyril Redon, président du nouveau syndicat d’écoles de surf SNESF. “C’est une bonne nouvelle pour la discipline, mais maintenant il faut qu’on encadre”. Car par endroits “ça bouchonne dans les mousses” (rouleaux de bord), déclare Arnaud Darrigade, conseiller technique fédéral des Landes.
Concurrence des “surf camps”
“Ces cinq dernières années, la croissance a été exponentielle”, affirme Laurent Rondi, président du doyen des clubs de Gironde. “Ca peut à terme poser des problèmes de place, de sécurité, de qualité d’encadrement”. “Nous avons déjà des clients qui commencent à s’en plaindre”, ajoute Redon, dont un grief est la (libre) concurrence de “surf camps” étrangers, qui viennent investir tout l’été un bout de spot.
Image “cool”
Pour expliquer l’attrait du surf, parents et éducateurs citent une multitude de raisons : image “cool”, mode surfwear, écho de champions qui sort peu à peu d’un monde d’initiés, aura d’un sport “nature”, indissociable d’une éducation de la mer, de l’environnement. “On commence à voir des gamins avec de bonnes attitudes spontanées”, dit Darrigade, “qui ramassent sur la plage des déchets qui ne sont pas les leurs, pour les jeter”.
“Le ski s’était démocratisé par le bas: au départ un peu aristo, gagnant les classes moyennes, puis populaires”, se souvient Redon. Le surf par contre, "c’était jadis l’image des “beach bums”, “glandeurs des plages” qui passaient leur temps à surfer. Et là, ça récupère tout le monde".
Impossibilité d’agrandir une vahue
Les planches modernes, plus légères, stables et indulgentes avec le débutant, facilitent l’essor. Et les sensations, garanties pour peu qu’on persévère, assurent la fidélisation. Mais plus d’un spécialiste de ce loisir s’inquiète des étés à venir si la courbe de croissance se poursuit : “Si on peut ajouter une piste à une station de ski, on ne peut pas agrandir une vague ou un banc de sable”, dit Redon.
L’avenir dans des piscines à vagues …
Reste au moins à contrôler la croissance : les municipalités, comme déjà au Pays basque ou dans les Landes, peuvent édicter le partage de l’espace sur leur sable et les clubs s’ancrer comme gardiens des règles, en prônant une certaine éthique. Au-delà, la solution au problème d’espace viendra, qui sait, de la généralisation de piscines à vagues, voire de projets fous comme la piscine à vague circulaire et infinie, sur laquelle planche le “King” Kelly Slater (11 titres mondiaux).
L’océan autorégule
D’ici là, la côte Aquitaine et ses 250 km recèle encore des vagues non saturées, tempère le milieu. A fortiori hors saison, si l’on est prêt à marcher quelques kilomètres, et à se lever tôt. Et puis l’Océan autorégule, sourit Rondi: “quand c’est gros (les vagues), il opère sa sélection naturelle”, car plus personne ne va à l’eau".
Source: (1) http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/surf-embouteillage-sur-les-vagues-20-08-2012-1812568.php
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