ISRAELVALLEY CULTURE – CHRONIQUE D’ÉTÉ À TEL AVIV : AVEC « APL DE AP » ET LOLLYPROD, LA VILLE BLANCHE RÉAPPREND À FAIRE LA FÊTE. UN MEGA SHOW QUI A ATTIRÉ PLUS DE 4.000 JEUNES ISRAÉLIENS ET TOURISTES.
Il aurait pu s’agir d’une de ces banales soirées du mois d’août au « Clara », éternel club en vogue du sud de Tel Aviv, où tout le monde se bouscule sans vergogne pour obtenir les faveurs d’une bimbo de service – alias la « physio » -, mi peste, mi soumise, qui a droit de vie ou de mort sur des centaines de noctambules en quête de sensations estivales ; tel César dans son Colysée après un combat de gladiateurs.
Ces soirées où pour avoir le privilège de se divertir quelques heures et d’écouter les « scratchs » d’un DJ, il faut connaitre la grand-mère paternelle du gérant du bar, envoyer un texto à son ami d’enfance dont on ignore le numéro de téléphone et, surtout, avoir la tête du client – de préférence le teint bronzé et éclatant, un accent français ou américain et une fâcheuse tendance à dégainer son portefeuille.
Ces soirées où le client est argent, et l’argent est roi, à l’instar de cet impôt sur le plaisir – 100 shekels sans conso – dont doit s’affranchir tout misérable prétendant à la fête.
Mais le 13 août dernier au Bitan 1 de Tel Aviv, place forte du Parc des expositions, il y avait quelque chose de saisissant et d’inhabituel, d’agréable, de presque révolutionnaire dans la façon de réunir des jeunes autour d’un DJ de classe mondial et de leur offrir – enfin – un spectacle digne d’être nommé ainsi ; de toute évidence, un affront fait à la cause des « baalim », ces patrons de bar qui s’engraissent à longueur d’année sur le dos de la jeunesse israélienne.
Ce lundi soir, il y avait de l’organisation, du respect, des effets sons et lumières, et un show rivalisant avec ceux d’Ibiza à la même époque. Ce lundi soir, Lollyprod était à la manœuvre pour son premier évènement international : 4.000 personnes – de 18 à 35 ans – avaient décidé de venir acclamer « Apl de Ap », producteur et membre des légendaires Black Eyed Peas – 100 millions d’albums vendus à travers la planète -, qui règne sur les platines depuis le succès de « I gotta feeling » (2009).
Préféré au toit du Dizengoff Center, le Bitan 1 avait des allures de méga discothèque. Une flopée des meilleurs DJ israéliens du moment – Roy RosenfelD, Yuval Zach – ont ouvert le bal, suivis par Dimitri Vegas & Like Mike, stars du festival belge « Tomorrowland », partenaire de cette soirée à Tel Aviv.
Son succès est aussi du d’une campagne de communication massive, à l’instar des minibus rouges qui, pendant trois jours d’affilé, ont inondé de tracts les artères de la grande métropole israélienne.
Après avoir réussi son examen de passage dans la cour des grands, Lollyprod et son directeur David Stern – plus connu jusqu’ici sur la scène francophone – promettent de ne pas en rester là. Sans en dire davantage, ils annoncent un retour fracassant le 15 novembre prochain. Le producteur israélien Shuki Weiss, l’homme par qui la Madonna est arrivée, n’a qu’à bien se tenir…
-
ÉVÈNEMENTS DE LA SEMAINE
-
DSK valorise sans concessions les pays qui n'ont pas tué le goût du risque.
-
Startupistes d'Israël : "Non aux géants du hightech qui vampirisent les ...
-
En Israël, Sarkozy soutiendra ouvertement Valérie Hoffenberg.
-
Législatives 8ème. Syndrome de Jérusalem et dérapages.
-
"Emile Zola des temps modernes", Philippe Karsenty dans le "Jewish TOP 1...

