Aug 7

ISRAELVALLEY - La simplicité de l’utilisation a permis à Get Taxi de devenir l’une des trois plus grandes sociétés de taxi de Tel Aviv, et de figurer également parmi les plus grandes du pays.

Authors picture

Lionel Yrhi (Netanya) | High-Tech

Headline image

Tout le monde vous le dira, arrêter un taxi dans les rues de Tel Aviv peut engendrer plusieurs scenarios : l’attente longue ou bien, au contraire, plusieurs chauffeurs se querellant la course.

Get Taxi, qui a commencé son activité à Tel Aviv depuis près d’un an, et récemment implantée à Jérusalem, a créé un tout nouveau concept : commander un taxi depuis son smartphone, pour réconcilier tout le monde. A la suite de la réservation, le taxi le plus proche de la source est ainsi sollicité. Le système localisera alors votre smartphone et indiquera ainsi votre emplacement au chauffeur de taxi, en lui précisant, sur une carte, le chemin le plus court à suivre. Vous aurez également la possibilité suivre le parcours du taxi depuis votre téléphone, ainsi que de noter le conducteur, ce qui a pour effet, selon les dires de la société, de motiver les chauffeurs à effectuer leur travail de façon optimale, dans le but de maximiser les clients, et ainsi, rester dans la liste des conducteurs de l’entreprise.

La simplicité de l’utilisation a permis à Get Taxi de devenir l’une des trois plus grandes sociétés de taxi de Tel Aviv, et de figurer également parmi les plus grandes du pays.

Get Taxi compte pour le moment 400 taxis (tous ne sont pas exclusifs à la société), et selon l’entreprise, plus de 300 chauffeurs de taxis ont été mis sur liste d’attente. Selon les déclarations de la direction, Get Taxi a pour l’instant arrêté de recruter dans le but de préserver l’emploi des conducteurs déjà inscrits.

Les frais d’adhésion à la société attirent d’autant plus de travailleurs, puisqu’ils s’élèvent à 350 shekels par mois, contrairement aux autres stations de taxis qui facturent en moyenne entre 800 et 1200n shekels par mois. De plus, ces paiements fournissent à l’entreprise la plupart de ses revenus.

La réussite israélienne a incité les entrepreneurs Shachar Weiser et Roy Mora à développer le système à Londres ainsi qu’à Moscou. La semaine dernière l’entreprise avait bénéficié d’un investissement à hauteur de 20 millions de dollars, ce qui clôture pour l’instant la vague de financement, avec un total de 30 millions de dollars. Le dernier apport servira notamment à développer l’activité de la société à New York.

« Il peut détruire le marché »

Le concept a néanmoins certains effets néfastes sur les sociétés environnantes. En effet, plusieurs chauffeurs remarquent une baisse de débit dans leur travail, et certains patrons de sociétés de taxis viennent à appréhender : « ce sont des choses qu’on ne voit nulle part » a déclaré Yehuda Bar-On, directeur de l’organisation nationale des taxis. Selon lui : « la société (Get Taxi) n’a pas le droit d’exercer son activité, faute de permis. Elle se comporte cependant comme une vraie station. Il arrive, investit de l’argent, et vole les salaires des gens. Ce n’est pas juste, il n’y plus de compétition sur la qualité. Il a baissé ses prix parce qu’il est riche. Tôt ou tard, il jettera les conducteurs de taxis à la rue ».

« Ils ont changé les règles du jeu, alors que nous travaillons depuis 50 ans de la même manière », a ajouté Eli Pleismann, de la société de taxis « New York » située à Tel Aviv. « Les gens ne recherchent que ça! Nous avons développé une application concurrente, qui nous a coûté 60,000 shekels, mais eux ont des millions. Je paye une agence de communication et ses employés, mais lui a plus d’argent, et paye la moitié. Il peut détruire tout le marché, alors il aura le monopole ».

Cependant, l’organisation nationale des taxis a tout de même déclaré la nouvelle entreprise comme une vraie société concurrente, à condition qu’elle présente les permis requis, ce qui a eu pour effet de générer encore plus d’hostilités à l’égard de Get Taxi.

Le ministère des transports a néanmoins rejeté la requête déposée par l’organisation nationale des taxis, en expliquant « il n’y a aucune obligation, pour une société de taxis privés, de faire partie d’une association. Aucun permis de fonder une station n’est donc nécessaire ».

Get Taxi déclare, quant à elle : « nous sommes en règle à 100%, devant chaque institution. Il y a une tentative de nous déstabiliser en remettant en cause notre légalité, mais nous payons nos impôts, et nous ne bloquons pas non plus les passages piétons, comme une vraie société de taxis ».

Lionel Yrhi (Netanya)

Voici 5 raisons pour lesquelles les startups israéliennes réussissent : 1. Israël, une mentalité de « survie » Située dans une région aride, pauvre en ressources naturelles et sous menaces permanentes, le pays a immédiatement été fondé dans son ensemble sous une mentalité de « survie », qui s’efforce de progresser et qui accepte de faire face à de gros dilemmes. Cette atti...

IsraelValley Desk | High-Tech

Des scientifiques israéliens ont conçu des membranes spéciales à partir de composants organiques qui sont capables de purifier l’eau en filtrant de grands et même de petits virus. Les filtres à eau sont un sujet largement évoqué aujourd'hui. Les chercheurs ont manifesté des progrès importants dans ce domaine. Selon l'article publié dans la revue Water Research (Science Direct...

Ilanit Hayut | High-Tech

Sur Europe1, Anicet Mbida offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation : "Encore une technologie surprenante ce matin, des hauts parleurs qui dirigent le son directement vers nos oreilles. C’est à peine croyable. Par exemple : vous posez votre téléphone sur la table, vous le mettez sur haut-parleur. Mais il n’y a que vous qui l’entendez. Vous pouvez bouger, v...

Eyal Koren | High-Tech

SPECIAL ISRAELVALLEY. Ils sont sur Sdérot Rothshild, en plein coeur de la StartUp Nation. Les nombreux très jeunes chercheurs de Facebook à Tel Aviv sont concentrés sur les concepts du futur. Un excellent article est paru dans Les Echos sur les recherches du géant américain (sans citer Tel Aviv) : "Communiquer par la pensée et entendre par la peau, les nouveaux paris fous de Facebook...

Eyal Koren | High-Tech

Rien de nouveau dans le ciel de la Startup Nation. Une firme israélienne a été rachetée par un leader américain du "M-Ticketing". SeatGeek rachète la firme israélienne TopTix, leader mondial dans le domaine du software dédié aux ventes de billets. Le M-Ticketing, comme mobile-ticketing, est un concept qui permet de se servir de son téléphone mobile comme d'un ticket « papier » ...

Dan Rosh (Tel Aviv) | High-Tech

Excellente nouvelle pour le hightech israélien. La firme américaine Flex va embaucher des ingénieurs sytèmes en Israël. Un centre de conception va ouvrir dans la Startup Nation. HISTOIRE DE FLEX. La firme américaine avait à l'origine offert une solution de développement créée par Macromedia en 2004 puis reprise par Adobe en 2006, permettant de créer et de déployer des application...

Dan Rosch (Paris) | High-Tech

Depuis plus de deux ans, la magazine suisse Bilan a sélectionné les plus prometteurs Baby Entrepreneurs : ces jeunes fondateurs d’entreprise romands ont osé se lancer très jeunes dans l’aventure de l’entrepreneuriat, certains avant même d’avoir fini leur cursus. En partenariat avec Procter & Gamble est né le Baby Entrepreneurs Challenge 2017 : 20 jeunes pousses parmi les plus ...

IsraelValley Desk | High-Tech

Avec 2,7 milliards d'euros levés en 2016, la France s'est hissée au deuxième rang des "start-up nations" européennes, juste derrière le Royaume-Uni. Et pourtant, même si le montant est énorme à l'échelle française, il reste minuscule en comparaison des montants levés aux Etats-Unis. "Ce n'est pas grave. Les fonds ne sont pas nécessaires, estime Loïc Le Meur, entrepreneur franç...

IsraelValley Desk | High-Tech

Pascale Zonszain pour AJ : "Barkid, une start-up israélienne propose un bracelet intelligent pour permettre aux parents de savoir à tout moment où se trouvent leurs enfants. « Le fondateur de Barkid habite à Beer-Sheva et ce n'est pas un hasard. Eliav Elhadad n'a pas oublié ce jour de juillet 2014, quand un Grad du Hamas s'est abattu sur la capitale du Néguev et que les parents, terr...

IsraelValley Desk | High-Tech

Un article de Cyril Cohen-Solal : "Au-delà d’un énième robot qu’on voit circuler dans les salons high-tech, Elli-Q est un compagnon doté d’une Intelligence Artificielle qui est capable d’intéragir et d’apprendre de son entourage (Machine Learning). Surtout, Elli-Q est animé d’émotions, d’humour (même si ce n’est pas encore du Gad Elmaleh) et d’une capacité de sugg...

IsraelValley Desk | High-Tech

Le quatrième homme le plus riche du monde, le Mexicain Carlos Slim, a affirmé récemment qu’Israël constitue un défi majeur pour les États-Unis dans l’industrie des hautes technologies. « Vous [les Américains] êtes les leaders mondiaux dans les hautes technologies mais des pays comme la Chine ou Israël défie en la matière le leadership des États-Unis », a déclaré l’homme...

IsraelValley Desk | High-Tech

Bonjour chers auditeurs de Radio J. Bonjour Jacquot. Je suis actuellement en Israël, et le temps est superbe. Tout d'abord, heureux Pessah à tous. Les nouvelles hightech de la semaine : 1. FRUTAROM. Le fabricant israélien d'arômes et d'additifs Frutarom Industries a annoncé l'acquisition du laboratoire français René Laurent pour 20,0 millions d'euros. Fondée en 1885 et spécialisée...

Dan Rosh (Tel Aviv) | High-Tech

Dans les bureaux d'Epicenter, un regroupement suédois d'entreprises en démarrage, des employés munis de micropuces numériques implantées dans leur corps peuvent ouvrir les portes, activer les imprimantes ou même s'acheter des smoothies simplement en agitant la main. D'une grosseur comparable à celle d'un grain de riz, la micropuce proposée aux employés et membres d'Epicenter fait l'...

IsraelValley Desk | High-Tech

Israël, terre d'élection du véhicule intelligent ? Le pari paraissait voilà peu improbable dans un pays dépourvu d'industrie automobile, à l'exception de la production anecdotique de la Sussita, un véhicule à la carrosserie en fibre de verre fabriqué dans les années 1950 dans une usine située près du port de Haïfa… Et pourtant, il a suffi d'une petite décennie pour que la Si...

IsraelValley Desk | High-Tech

Boaz Mamo (à gauche sur la photo), fondateur d'EcoMotion, communauté israélienne des transports intelligents vient de créer Drive, un centre d'innovation doublé d'un accélérateur, lancé à Tel-Aviv en partenariat avec Honda, Volvo et la société de location Hertz. (Nathalie Hamou pour Les Echos) Les systèmes de transport intelligents (STI) (en anglais intelligent transportation sys...

Ilan Kotel (Tel Aviv) | High-Tech