Aug 6

ISRAELVALLEY - Quelques tycoons israéliens, parmi lesquels Nohi Dankner et Itzhak Tchouva, ont pris des risques considérables. Leur endettement devient préoccupant.

Authors picture

Roger Cukierman (Paris) | Économie

Headline image

L’économie israélienne. Est-ce une économie forte ? L’État d’Israël s’est à la fois américanisé et mondialisé. Au croisement de l’Asie émergente et de l’Europe vieillissante, il atteint une croissance de 3 à 4%, exactement à mi chemin entre l’Europe à 0% et l’Asie à 8%. La crise qui a frappé l’Europe et l’Amérique semble l’avoir épargné. Avec l’avantage que cette croissance se réalise dans un environnement économique dont beaucoup rêveraient.

La dette publique et le déficit budgétaire sont proches des objectifs de Maastricht. Le taux d’inflation se situe à moins de 2%. Le chômage est inférieur à 7%. Le tourisme enregistre près de 4 millions de visiteurs dont beaucoup de Français. Ces Français ne sont pas étrangers à la bonne tenue du marché immobilier israélien.

Les réserves de change atteignent près de 80 milliards de dollars. La Banque d’Israël remarquablement dirigée par le gouverneur Stanley Fisher a su maintenir des taux d’intérêt bas et garantir la fermeté de la devise israélienne contre toutes les autres monnaies. Enfin, la moitié du PIB provient des exportations dont l’essentiel est à fort contenu technologique.

D’où vient cette croissance remarquable de l’économie israélienne ?

De la priorité à la recherche et au développement. 5 à 6 % du PIB en recherche et développement contre 2 % en France. L’activité de haute technologie a été favorisée par l’immigration venue de l’ancienne Union Soviétique qui comptait de nombreux scientifiques. Elle a été favorisée aussi par l’accent mis par les prestigieuses universités israéliennes sur la formation de nombreux ingénieurs. Aux premiers rangs d’entre elles le Technion et l’Université de Jérusalem.
L’armée a joué aussi un grand rôle en formant de nombreuses recrues aux technologies les plus sophistiquées.

Le résultat c’est que tout le pays semble être une start up. 500 sociétés innovantes sont créées chaque année. Google et Yahoo et Microsoft et Intel y ont installé une partie importante de leur recherche et y font leur marché de start up et de brillants cerveaux. Même le très prudent Warren Buffett y a investi 4 milliards de dollars.

La culture des agrumes des années cinquante a fait place aujourd’hui à la haute technologie. On est passé, dit-on, de l’orange à la « pomme », la pomme d’Apple bien sûr.

Tout ne peut pas être rose. Quelles sont les faiblesses de cette économie ?

Les inégalités se creusent. La pauvreté touche deux catégories sociales dont le taux d’inactifs est élevé : il s’agit d’une part de la population arabe israélienne qui souffre d’un taux de chômage élevé. Et d’autre part des Juifs orthodoxes Haredim qui se consacrent à l’étude de la Torah et sont exemptés du service militaire. Les laïcs se plaignent de constater que les Haredim ne participent ni à la vie économique ni à la défense d’Israël et constituent une lourde charge sociale pour la population active. Au point que le parti de droite Beteinou souhaite que les critères d’attribution des logements sociaux privilégient les candidats au logement qui travaillent. Evidemment les partis religieux qui font aussi partie de la coalition gouvernementale s’insurgent contre cette proposition.

En outre, des mouvements sociaux venant cette fois plutôt de la classe moyenne réclament un meilleur accès au logement, protestent contre les prix élevés, et les salaires insuffisants. Des milliers de jeunes ménages ont campé dans les rues pour exprimer leur insatisfaction. On a assisté aussi à de longues grèves des médecins.

Avec une majorité plus large à la suite de l’entrée du parti Kadima au gouvernement va-t-on assister à plus de réformes ?

On peut enfin espérer qu’avec la très large majorité parlementaire qui soutient désormais le Premier ministre Natanyahu, celui-ci aura à cœur d’instaurer un mode électoral majoritaire. Cela éviterait les inconvénients de l’hyper démocratie actuelle qui place le gouvernement à la merci du chantage des petits partis, notamment les partis religieux. En tout état de cause, l’État devra faire face à plus de dépenses sociales, et compte tenu des problèmes sécuritaires à un accroissement du budget militaire.

Il se heurte également à la nécessité de réformes portant sur les structures financières du pays.

Pourquoi cette nécessité ?

Il se trouve que les propriétaires des banques israéliennes sont souvent aussi propriétaires d’entreprises industrielles ou commerciales, situation que la Banque d’Israël juge malsaine.

De même quelques tycoons israéliens, parmi lesquels NoHi Dankner et ItzHak Tchouva, ont pris des risques considérables, par exemple pour Dankner sur des projets hôteliers à Las Vegas ou des participations au capital du Crédit Suisse. Or leur endettement devient préoccupant. Au point qu’une filiale de Tchouva, menace de ne pouvoir rembourser ses créanciers obligataires. C’est le même Tchouva qui est le principal actionnaire du gisement de gaz récemment découvert en Méditerranée.

La Banque d’Israël exige des banques un resserrement du crédit. Mais comme dans le modèle économique américain, les ressources de ces hommes d’affaires proviennent plus d’obligations placées dans le public que de prêts bancaires.
Les pouvoirs publics veulent mettre fin aux situations de monopole et limiter la liberté d’emprunter de ces grands groupes.

Mais ces problèmes de structure financière paraissent bien dérisoires comparés aux problèmes existentiels auxquels l’État d’Israël est confronté, dans un Moyen Orient dont l’hostilité ne fait qu’empirer !

Source: Cet article est en rediffusion sur IsraelValley.

Pour les besoins d'une campagne marketing, Coca Cola Israël a conçu un algorithme permettant de générer un design différent pour 2 millions d'étiquettes apposées sur ses bouteilles de Diet Coke. En personnalisant ses bouteilles, Coca-Cola veut offrir à ses clients une expérience unique. En période estivale, la marque américaine a déjà lancé – avec succès – l'opération "Partage un Coca-Cola"....

Sylvain Arnulf (Usine Digitale) | Économie

La chute des prix du brut se répercute sur le prix à la pompe et sur les valeurs des sociétés israéliennes qui opèrent dans le secteur de l’énergie. Au cours des six derniers mois, le prix du baril de brut a perdu 35% ; il s’échange en dessous de 60 dollars, contre 110 dollars il y a quelques mois. En Israël, la chute des prix du brut va se répercuter sur le prix de l’essence à la pompe, t...

Jacques Bendelac | Économie

A l'Export Institute d'Israël, comment procédez vous au choix d'un domaine d'intérêt ? Ofer Sachs. Nous n'essayons pas de balayer une branche voire un domaine spécifique afin de le comparer à un autre. Au demeurant, nous n'intervenons que lorsqu'il y a concomitance d'un besoin qui se profile, dans une branche certes considérée comme intéressante, relativement à une offre assortie de la dispo...

C.Serfaty, C.Trigano, D Dinai. | Économie

33 millions de beignets (soufganiot) vendus en huit jours : ce marché immense donne lieu à une concurrence acharnée entre les commerces d’Israël. La soufgania (au pluriel soufganiot) est le beignet traditionnel dont raffolent les Israéliens durant Hanouca. La fête de Hanouca, qui a démarré mardi soir et qui se poursuivra pendant huit jours, est toujours l’objet d’un débat public en Israël...

Jacques Bendelac | Économie

La Plupart des Ménages Israéliens Dépensent plus qu'ils ne Gagnent. Seulement 20% d'entre eux feraient des économies et ne vivraient pas à découvert. Selon un rapport publié ce mardi par le Centre Taub spécialisé dans les études sociales, la plupart des ménages israéliens ont dépensé plus que ce qu'ils gagnaient en 2011 et 2012. Les juifs non-orthodoxes ont dépensé en moyenne 864 shekels par mo...

Avner Myers | Économie

Le nouveau rapport de la Sécurité sociale révèle la sortie de 96.000 Israéliens de la pauvreté en 2013: renversement de tendance ou baisse passagère? La bonne nouvelle de l’année est apportée par le rapport annuel de la pauvreté que la Sécurité sociale a publié hier à Jérusalem; pour la première fois depuis des années, la pauvreté recule en Israël. S’il est encore trop tôt pour dire s’il s...

Jacques Bendelac | Économie

Nul ne saura jamais si le projet de Yaïr Lapid de supprimer la TVA de 0 % aurait été viable. Les premiers à s’insurger furent les économistes. On se souvient du choc que causa la démission d’un directeur du Budget : désavoué par l’un de ses hauts fonctionnaires, le tout nouveau promu ministre des Finances venait de recevoir son premier désaveu. Lequel – déchu de ses fonctions par le Premier min...

David Jortner (Hamodia) | Économie

Le Prof. Yossi Matias de l’Ecole des sciences de l’informatique de l’Université de Tel-Aviv, directeur général du centre de R &D de Google en Israël a été nommé vice-président de Google. Il sera à la tête des efforts de recherche de l’équipe de la société au niveau mondial, tout en continuant de diriger son Centre de R &D en Israël. “Google a fait de gros progrès depuis les dix liens bleus q...

Dr S. Cohen-Wiesenfeld | Économie

Après des études en finance et un début de carrière dans des banques en France, Jonathan Taieb quitte la France pour Israël. Passionné par le monde de la finance et partant du principe que tout est possible, il cofonde, Winigood, premier acteur de P2P Lending (plateforme internet permettant le prêt entre particuliers) en Israël. Il crée et dirige ensuite une société de High Tech spécialisée ...

Anael Dahan | Économie

Le gouvernement israélien se lance dans une "économie électorale". Enjeu: s’attirer les faveurs de l’électorat par largesses et promesses infondées. Depuis la proclamation des élections anticipées en mars prochain, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, multiplie les promesses dont beaucoup répondent aux impératifs d’une « économie électorale ». Son objectif : se faire rééli...

Jacques Bendelac | Économie

Le second groupe agroalimentaire d’Israël va réaliser en 2014 des profits importants grâce surtout à la vente de café et du houmous. Strauss contrôle 12% du marché israélien de l’agroalimentaire. Ses produits phares sont le café et les salades préparées, dont le célèbre houmous. En 2014, le groupe Strauss a dû l’essentiel de la croissance de ses ventes aux marchés étrangers, notamment au B...

Jacques Bendelac | Économie

New-York où Tel Aviv ? Un mouvement qui semble de l'ampleur ? Les groupes industriels israéliens qui snobaient la bourse de Tel Aviv semblent y revenir. Ce serait le cas pour Ormat (une capitalisation boursière de 1,2 milliards de dollars. Ormat emploie 1 100 personnes, dont 600 aux Etats-Unis et est présent dans 24 pays. Sa technologie est protégée par au moins 82 brevets. Times of Israe...

Dan Rosh (Paris) | Économie

En 2014, l’économie israélienne était toujours dominée par 32 groupes industriels et financiers ; ceux-ci contrôlent plus de 2.500 firmes du pays. La commission anti-trust mise en place en 2013 pour réduire l’influence des monopoles dans l’économie israélienne vient de publier une liste exclusive : il s’agit de 32 groupes industriels et financiers qui contrôlent l’immense majorité de l’écon...

Jacques Bendelac | Économie

L’arène telavivienne change de sponsor ; l’assureur israélien Menorah payera 20 millions de shekels en huit ans pour que l’arène porte son nom. "Out" la « Nokia Aréna », "In" la “Menorah Aréna” : les israéliens devront s’habituer au nouveau nom qui désignera la célèbre salle omnisports de Tel Aviv. Ainsi en a décidé la municipalité de Tel Aviv qui vient de signer un contrat avec la grande ...

Jacques Bendelac | Économie

Le stock d’investissements directs français en Israël est retombé à 250 millions de dollars en 2012, soit 0,3% des investissements étrangers en Israël. Le stock d’investissements directs étrangers (IDE) en Israël se montait à 74,4 milliards de dollars en 2012 ; c’est ce que révèle la dernière livraison de l’Annuaire de Statistiques que vient de publier l’Institut de la Statistique à Jérusa...

Jacques Bendelac | Économie