ISRAELVALLEY - MESSAGE POUR LES IRANIENS : SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMES. L’Etat hébreu dispose de 3 satellites de reconnaissance militaire : Ofek-5, Ofek-7 et Tack SAR, tous conçus par l’IAI.
Pour l’Etat hébreu, la suprématie technologique dans l’espace est appelée à devenir l’élément déterminant de la guerre du futur. Ses activités spatiales débutent dans les années 1970 avec le développement d’infrastructures destinées à la recherche et l’exploration en haute sphère. Ce n’est toutefois qu’en 1988 qu’Israël entre dans le club des puissances spatiales. Avec Ofek, il devient même le 9ème pays au monde à lancer un satellite avec son propre lanceur.
Vers le milieu des années 1990, sous la direction de l’Agence spatiale israélienne (ISA), plusieurs programmes militaires s’accélèrent. Le 5 avril 1995, le satellite Ofek-3 est lancé en direction de la Méditerranée depuis la base de Palmahim. Ce succès offre à Tsahal un tout premier satellite de reconnaissance, équipé de multiples capteurs et crédité d’une durée de vie dans l’espace de six ans minimum. Il permet au passage à Israël d’accroitre le fossé technologique avec ses pays voisins.
Malgré deux déconvenues en 1998 et 2006, l’Etat hébreu dispose aujourd’hui de trois satellites de reconnaissance militaire : Ofek-5, Ofek-7 et Tack SAR, tous conçus par l’IAI (Israel Aerospace Industries) et d’envergure classique. Lancés respectivement en 2002 et 2007, Ofek 5 et Ofek 7 présentent la particularité d’être placés en orbite rétrograde, de sorte que leurs débris, en cas d’échec, ne puissent retomber en territoire hostile et révéler des secrets de fabrication. Véritable chef-d’œuvre technologique, Ofek 7 est doté de caméras d’une résolution inférieure à 50 centimètres. Quant au Tack SAR, il a été placé sur orbite en 2008 depuis le centre spatial de Sriheikkota en Inde. Pesant tout juste 300 kilos, Tack SAR est supposé surveiller l’évolution des installations nucléaires iraniennes.
Au cours de cette même période, Israël a enregistré le lancement de plusieurs satellites de télécommunication couvrant tout le Moyen-Orient et utilisables aussi bien à des fins civiles que militaires. En 1996, le premier d’entre eux, AMOS-1, est placé en orbite géosynchrone à 36 000 kilomètres d’altitude. AMOS-2 le rejoint en 2003, suivi par AMOS-3, le 28 avril 2008. L’industrie spatiale israélienne développe enfin EROS, une nouvelle série de satellite d’observation à très haute définition. Lancé en 2006, EROS-B est stationné à 480 kilomètres de la Terre. Son positionnement sur une orbite synchrone par rapport au soleil en fait un excellent instrument de veille stratégique.
Cette dynamique spatiale devrait activement se poursuivre au cours des prochaines années. Depuis janvier 2010, l’armée de l’air israélienne a choisi de concentrer ses efforts sur les microsatellites dont le lancement s’effectue à partir d’avions. A la fois léger et de petite dimension, ces engins ont la capacité de pouvoir recueillir des informations dans un laps de temps très court et sur des cibles extrêmement précises. Outre l’avantage opérationnel qu’ils présentent en étant déployés à une distance plus rapprochée de la terre (300 km), les microsatellites consolident un peu plus l’expertise israélienne en matière de technologie spatiale.
L’entreprise Rafael, qui développe actuellement plusieurs gammes de satellites pesant moins de 120 kilos, a été désignée pour mener à bien ce projet militaire qui doit aboutir en 2015.
Maxime Perez
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