Jul 28

ISRAELVALLEY J.O. - UN MOUCHOIR NOIR DANS LA POCHE DE LA VESTE DES SPORTIFS D'ISRAËL. UNE MINUTE DE SILENCE A ETE CONSACREE PAR LA TV ISRAELIENNE LORS DU PASSAGE DES ATHLETES.

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D.A. | Économie

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). Les noms des tués lors du massacre de Munich ont été prononçés. Une prière a été faite.

Selon l’AFP : "Les athlètes israéliens ont défilé vendredi lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques avec un mouchoir noir dans la poche de leur veste. Des veuves des sportifs tués, rejoints vendredi par la très influente communauté juive de New York, ont critiqué le refus du Comité international olympique (CIO) de faire respecter une minute de silence en mémoire des victimes lors de la cérémonie d’ouverture. Samedi dernier, le président du CIO Jacques Rogge avait estimé que les “cérémonies d’ouverture n’avaient pas l’atmosphère appropriée à ce genre de commémoration” avant de rendre deux jours plus tard, au Village olympique, un hommage ponctué d’une minute de silence à la mémoire des victimes de Munich".

ISRAELVALLEY PLUS
Selon Euronews : Le stade olympique de Londres a accueilli vendredi soir la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques regardé selon les estimations par plus de deux milliards de téléspectateurs dans le monde. Le réalisateur Dany Boyle a offert au public un spectateur grandiose (34 millions d’euros de budget) ponctué de références à la culture britannique : William Shakespeare, Mary Poppins, Charles Dickens pour la littérature; les Rolling Stones, les Beatles ou David Bowie pour la musique; James Bond pour le cinéma…

Les 90 000 spectateurs du stade ont cru même distinguer la reine d’Angleterre et 007, alias Daniel Craig, sauter en parachute depuis un hélicoptère dans une scène remplie d’humour british. Élisabeth II a ensuite fait son entrée en tribune accompagnée du duc d’Édimbourg et du président du CIO Jack Rogge. Près de 120 chefs d’Etat et de gouvernement ont assisté à cette cérémonie qui a lancé officiellement les 30èmes Jeux olympiques de l‘ère moderne. (Copyrights / Euronews)

JO DE MUNICH
La prise d’otages des Jeux olympiques de Munich (aussi appelée le Massacre de Munich) a eu lieu au cours des Jeux olympiques d’été de 1972 à Munich en Allemagne de l’Ouest. Le 5 septembre, des membres de l’équipe olympique d’Israël ont été pris en otage et assassinés par des terroristes membres de l’organisation palestinienne Septembre noir.

Le bilan de la prise d’otage est de onze membres de l’équipe olympique israélienne assassinés et d’un policier ouest-allemand tué. Cinq des huit terroristes ont été tués les trois autres capturés.

En 2012, un magazine allemand révèle le rôle prépondérant de Willi Pohl et Wolfgang Abramowski, proches des milieux néo-nazis dans l’organisation des attentats.

Le 5 septembre à l’aube, tandis que que les athlètes israéliens dormaient, huit membres de l’organisation terroriste palestinienne Septembre Noir vêtus de survêtements afin de se faire passer pour des sportifs et transportant des sacs chargés de fusils d’assaut, de pistolets et de grenades, franchissent à l’aide d’une échelle une clôture grillagée afin de s’introduire dans le village olympique, puis pénètrent dans l’immeuble au 31 Connollystrasse dans lequel se trouvent le duplex de deux appartements utilisés par l’équipe israélienne.

Un membre de la délégation israélienne, Yossef Gutfreund, alerté par le bruit fait barrage avec son corps à la porte criblée de balles tandis qu’il prévient ses camarades en criant « Attention, Terroristes ! » la tentative de barrage de Gutfreund a donné assez de temps à son compagnon de chambre, l’entraîneur d’haltérophilie Tuvia Sokolovsky, pour briser une fenêtre et se sauver. Moshe Weinberg, entraîneur de lutte, tente de s’interposer mais les assaillants lui tirent une balle dans la joue le forçant à leur indiquer ou se trouvent ses autres camarades, mais il les attaque de nouveau, permettant ainsi à un athlète israélien, Gad Tsobari, de s’échapper. Il est aussitôt assassiné par les terroristes.

Yossef Romano, un haltérophile tente lui aussi de s’opposer aux terroristes avec un couteau à fruit. il blesse l’un d’entre eux avant d’être abattu. L’assaut des Palestiniens se solde par la prise d’otage de neuf occupants Israéliens. En plus de Yossef Gutfreund, les autres otages sont : Kehat Shorr, entraîneur de tir sportif, Amitzur Shapira, entraîneur d’athlétisme, André Spitzer, tireur sportif, Yacov Springer, juge haltérophilie, les lutteurs Eliezer Halfin et Mark Slavin, les haltérophiles David Berger et Zeev Friedman. Les autres membres de la délégation réussirent à fuir en sautant des balcons ou en se cachant dans l’immeuble.

A 4:47, une femme de ménage alertée par les coups de feu prévient la sécurité qui envoie un garde non armé sur les lieux. A 5:08, les terroristes font parvenir aux policiers leur revendications, déclarant qu’a compter de 9:00 ils abattront un otage toutes les heures et jetteront son corps dans la rue si elles ne sont pas acceptées. A 8:15 une compétition de dressage hippique se déroule selon le programme.

Le groupe terroriste demande la libération et le passage en Égypte de 234 activistes Palestiniens, détenus en Israël, ainsi que de deux autres prisonniers allemands Ulrike Meinhof et Andreas Baader en Allemagne. Le premier ministre israélien Golda Meir répondit immédiatement et très fermement qu’il n’y aurait aucune négociation. Afin de démontrer leurs intentions les terroristes jettent par le balcon le corps de Moshe Weinberg.

La cellule de crise mise en place par le gouvernement ouest-allemand dirigée par le chef de la police munichoise Manfred Schreiber, le Ministre de l’intérieur Hans-Dietrich Genscher et le Ministre de l’intérieur bavarois Bruno Merk. Schreiber a offert aux terroristes une quantité illimitée d’argent qu’ils refusèrent. Selon le journaliste John K. Cooley la réponse fut « l’argent ne signifie rien pour nous; nos vies ne signifient rien pour nous. ». Toutefois, ils acceptent à cinq reprises de repousser leur ultimatum. A cinq heures de l’après-midi ils demandent que soit mis à leur disposition un avion pour se rendre au Caire avec leurs otages.

Les négociateurs exigent un contact direct avec les otages pour s’assurer qu’ils sont encore en vie. André Spitzer et Kehat Shorr, deux des otages parlant couramment l’allemand ont une brève conversation avec les responsables allemands alors qu’il se tiennent à la fenêtre du deuxième étage du bâtiment assiégé tenus en joue par deux des Palestiniens. Lorsque Spitzer tente de répondre à une question il est matraqué avec la crosse d’un fusil d’assaut AK-47 et disparait de la fenêtre. Quelques minutes plus tard, Genscher et Walter Tröger, le maire du village olympique, ont été brièvement autorisés à pénétrer dans les appartements afin de parler avec les otages. Tröger mentionnera la dignité avec laquelle les otages israéliens font face à la situation et note « qu’ils semblaient résignés à leur sort ». Il a également remarqué que plusieurs des otages, en particulier Gutfreund, ont subi des sévices et que David Berger a reçu une balle dans l’épaule gauche. Genscher et Tröger declarent avoir vu « quatre ou cinq assaillants » à l’intérieur de l’appartement.

Après avoir considéré divers scénarios en vue de libérer les otages, les autorités allemandes mettent à la disposition des terroristes un bus afin de les transférer avec leurs otages à bord de deux hélicoptères devant les conduire à l’aéroport de la base militaire Fürstenfeldbruck Air Base de l’OTAN.

Un Boeing 727 est positionné sur le tarmac avec cinq ou six policiers armés à l’intérieur habillés comme membres d’équipage. Le plan des Allemands était de maîtriser deux des combattants devant inspecter l’appareil donnant aux tireurs d’élite une chance de tuer ceux restés dans les hélicoptères, estimant qu’ils n’étaient que deux ou trois. Toutefois, pendant le transfert l’équipe de crise découvre que les terroristes sont au nombre de huit.

À la dernière minute, alors que les hélicoptères sont sur le point d’atterrir à Fürstenfeldbruck, les policiers allemands à bord de l’avion votent pour l’abandon de leur mission sans consulter leur commandement central, seuls les cinq tireurs d’élite qui avaient été préalablement positionnés sur le tarmac restent en position afin d’essayer de neutraliser un groupe plus nombreux et lourdement armé.

Les hélicoptères atterrissent peu après 22h30 et six des terroristes en sortent. Pendant que quatre autres gardent les pilotes en respect avec leurs armes, deux autres vont inspecter le jet mis à leur disposition, et le trouvèrent vide. Réalisant qu’il sont tombés dans un piège, ils coururent rapidement vers les hélicoptères, vers 23h00, les autorités allemandes donnèrent l’ordre aux tireurs d’élite d’ouvrir le feu.

Les cinq tireurs d’élite allemands n’avaient pas de contact radio entre eux et ne pouvaient donc pas coordonner leurs tirs. Leurs fusils n’avaient pas de lunettes ni d’équipements de vision de nuit. Dans le chaos qui s’ensuivit, deux terroristes se tenant près d’un des pilote furent tués, un troisième est mortellement blessé en fuyant. Les trois qui restent ouvrent le feu détruisant un grand nombre de projecteurs. Un policier allemand, Anton Fliegerbauer, se trouvant dans la tour de contrôle est tué. Les pilotes d’hélicoptère parviennent à s’enfuir, mais pas les otages car ils étaient attachés dans l’appareil.

Il y eut ensuite 75 minutes d’échanges de coups de feu, durant lesquelles la police allemande demanda tardivement l’assistance de véhicules blindés. Ces derniers ne se trouvaient pas sur l’aéroport au début de la fusillade, et mirent plus de 30 minutes à arriver car de nombreuses voitures obstruaient la route de l’aéroport, bon nombre d’Allemands étant venus voir ce qui se passait.

Les véhicules blindés arrivèrent finalement vers minuit, permettant de sortir de l’enlisement. D’après Cooley, à 00h04 le 6 septembre, l’un des terroristes sauta du premier hélicoptère. Il se tourna et tira sur les otages, tuant Springer, Halfin et Friedman, et blessant Berger. Ensuite il dégoupilla une grenade et la jeta dans le cockpit, où elle explosa. Alors que le premier hélicoptère brûlait, les autres tiraient sur les camions de pompiers pour les empêcher de s’approcher, tandis qu’un autre exécute à bout portant les cinq autres otages, Gutfreund, Schorr, Slavin, Spitzer et Shapira.

Trois des terroristes couchés sur le ventre à proximité dont deux d’entre eux faisant le mort sont capturés, 40 minutes plus tard, avec l’aide de chiens et des gaz lacrymogènes, la police en retrouve un autre essayant de se cacher il est tué dans une fusillade durant sa tentative d’arrestation

Les échanges de tirs prennent fin vers 00h30, près de trois heures après le début de la tentative ratée de sauvetage par le police allemande d’une opération qui, selon un fonctionnaire impliqué « était condamné à l’échec dès le début ». A ce jour, les Allemands n’ont jamais expliqué de façon satisfaisante pourquoi ils n’ont pas déployé deux ou trois tireurs d’élite pour chaque terroriste. Les hommes engagés dans l’opération n’avaient pas de fusils de précision ni ne gilets pare-balles ni d’équipement de vision nocturne.

Le 5 septembre 1972, Golda Meir, alors Premier ministre israélienne, avait appelé les autres pays à « sauver nos citoyens et condamner les actes criminels innommables ». Le massacre fut largement condamné à travers le monde, le roi Hussein de Jordanie la qualifia de « crime sauvage, crime contre la civilisation… perpétré par des esprits pervers » (Cooley 1973).

Les autorités allemandes emprisonnèrent les trois preneurs d’otages survivants, et créèrent bientôt la cellule de lutte contre le terrorisme GSG-9, capable de secourir plus efficacement les otages au cas où un tel incident viendrait à se reproduire. Le 9 septembre, des avions de la force aérienne israélienne bombardèrent des bases de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Syrie et au Liban faisant environ 200 victimes.

Le 29 octobre un avion allemand de la Lufthansa a été détourné par des ravisseurs exigeant la libération des trois membres de Septembre noir retenus prisonniers en attente d’être jugés. Safady et les Al-Gasheys furent en conséquence libérés par l’Allemagne. Certains observateurs suspectent le gouvernement allemand d’avoir libéré les terroristes pour se défaire de la lourde tâche d’avoir à les juger et de rendre des comptes sur leur gestion de la crise et de ses conséquences pour la délégation israélienne.

Pour « venger Munich », le Mossad, dans le cadre de l’opération Colère de Dieu, prend pour cible des responsables de l’OLP, certains des commanditaires présumés ainsi que les représentants de l’OLP en Italie, en France et à Chypre jusqu’au 15 janvier 1991, lorsque, finalement, furent tués les organisateurs du massacre de Munich (Abou Iyad et Abou Mohammed).

Le 6 septembre après une cérémonie commémorative durant laquelle le Président du Comité Olympique Avery Brundage fit un discours dans lequel il a salué la force du mouvement olympique sans mentionner les athlètes assassinés.

Les Jeux reprirent le lendemain. La plupart des 80 000 personnes présentes dans le Stade Olympique pour assister au match de football opposant l’Allemagne de l’Ouest à la Hongrie se comportèrent comme si rien ne s’était passé la veille Lorsque plusieurs spectateurs déployèrent une banderole portant l’inscription « 17 morts, déjà oublié ? » des agents de sécurité saisirent la banderole et expulsèrent les spectateurs qui l’avaient déployée.

En juin 2012, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, s’appuyant sur un rapport du Service fédéral de Renseignement (BND) révèle que deux militants néo-nazis auraient aidé l’organisation palestinienne Septembre noir dans les préparatifs du massacre des athlètes israéliens. Der Spiegel affirme que le chef des services secrets de l’OLP avait chargé l’un deux de perpétrer des attentats et des prises d’otage notamment à la cathédrale de Cologne (ouest) afin de venger la mort des cinq Palestiniens du commando tués par les policiers allemands.

Les sportifs israéliens assassinés.
Voici les noms des 11 sportifs israéliens assassinés lors de cette prise d’otages :

  • Mark Slavin (18 ans, lutteur)
  • Eliezaar Halfen (24 ans, lutteur)
  • Andre Spitzer (27 ans, arbitre d’escrime)
  • David Mark Berger (28 ans, haltérophile)
  • Zeev Friedman (28 ans, haltérophile)
  • Yosef Romano (32 ans, haltérophile)
  • Moshe Weinberg (32 ans, entraîneur de l’équipe de lutte)
  • Yosef Gottfreund (40 ans, arbitre de lutte)
  • Amitzur Shapira (40 ans, entraîneur de l’équipe d’athlétisme)
  • Yakov Springer (50 ans, entraîneur de l’équipe d’haltérophilie)
  • Kehat Schor (53 ans, entraîneur de l’équipe de tir)
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