ISRAELVALLEY - Effacer la page Facebook de son adversaire politique devient la nouvelle méthode israélienne d'affrontement sur Internet.
REVUE DE PRESSE. Dans Le Figaro : "Effacer la page Facebook de son adversaire politique devient la nouvelle méthode israélienne d’affrontement sur Internet. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines d’Israéliens ont vu leurs comptes Facebook subitement bloqués par le réseau social. L’«arme de destruction massive» dont ils ont été victimes repose sur l’habile utilisation du «rapport d’abus».
La méthode est simple. Plusieurs centaines d’internautes signalent en même temps à Facebook une page ou un compte comme coupable d’un abus, soit pour usurpation d’identité, soit pour contenu déplacé ou offensant. Facebook est normalement sensé examiner la page en question, mais, dans les faits, quand ces rapports arrivent par centaines en même temps dans ses serveurs, la page est purement et simplement supprimée.
La cyber-violence n’est pas nouvelle en Israël. Israéliens et Arabes, ou militants israéliens d’extrême droite et d’extrême gauche entre eux, ont depuis plusieurs années déjà remplacé les coups de poings et les batailles de rues par des affrontements en ligne.
Reste que leurs techniques se sont affinées et que leurs organisations via les réseaux sociaux sont capables de mobiliser des milliers de personnes sur le Web.
Le groupe responsable de la dernière vague d’attaques est baptisé: «Nous sommes tous contre l’extrême gauche». Il rassemble plus de 15.000 sympathisants nationalistes et d’extrême droite, qui servent de force de frappe contre leurs adversaires.
Les cibles, comme l’intitulé le laisse deviner, sont souvent des activistes de gauche ou des membres d’associations pacifistes, dont les noms sont répertoriés sur la page du groupe. Des milliers de rapports d’abus sont envoyés à Facebook le même jour, jusqu’à la fermeture de la page incriminée.
Évidemment, comme les bonnes vieilles méthodes gardent leur charme, le «mur» de la victime est, en attendant, couvert de messages d’insultes et de menaces, parfois assez inventives, comme celui-ci – «J’espère qu’un Soudanais violera ta fille» – envoyé à l’une des cibles de cette nouvelle campagne.
Bien sûr, les militants de gauche n’ont pas tardé à riposter par la même méthode, même si l’avantage du nombre, crucial dans ces cyber-passages à tabac comme dans des affrontements plus classiques, reste à leurs adversaires".
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