Jun 17

ISRAELVALLEY - PLONGÉE DANS L'UNIVERS DES CRÈCHES CLANDESTINES DE TEL-AVIV.

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IsraelValley Desk | News

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Locaux abandonnés, appartements vides ou logements de mères au foyer : en Israël, les enfants d’immigrés n’ont pas accès aux crèches publiques : voilà le constat que rapporte Slate.fr. Pour éviter à leurs enfants de trainer dans les rues, des mamans immigrées, la plupart du temps Nigérianes et Ghanéennes, ouvrent des crèches clandestines. Aujourd’hui, Tel-Aviv abrite une cinquantaine de ces crèches. La première motivation pour ces femmes : l’argent. Chaque enfant leur rapporte environ 100 dollars (80 €) par mois. Une véritable aubaine pour les parents puisque ces crèches les gardent de 6h30 à 19h et qu’une crèche publique coûte environ 500 dollars (400 €) par mois.

Quand une de ces femmes est interrogée, elle plaide pour son action, alors que bons nombres de voisins et de locaux souhaiteraient voir la crèche fermée : «mon projet est socio-humanitaire. J’apporte un service de qualité aux enfants de réfugiés qui ne sont pas aidés par la municipalité. Aidez-moi à leur offrir un mode de garde adapté. Prêtez-moi un local même délabré, je pourrais le rénover, mais sachez que je ne pourrais pas fermer et laisser les enfants à la rue» a déclaré Fayda, congolaise réfugiée politique.

Un manque critique d’hygiène et de matériel adapté
« Les parents sont souvent en survie et ils laissent leurs enfants dans ces lieux précaires sans trop pouvoir réfléchir aux conséquences», explique Tamar Shwartz, directrice du centre municipal d’information de l’association Mesila. Depuis douze ans, cette association collabore avec la mairie de la capitale israélienne afin de venir en aide aux crèches clandestines : «Ici c’est vraiment la jungle, si nous n’étions pas là pour surveiller tout ça, je pense que ça serait vraiment plus désastreux ».

Il y a peu, deux enfants sont morts par négligence dans l’une de ces crèches. Un bébé de quelques mois est mort étouffé par le contenu de son biberon : la nourrice, qui n’avait pas le temps de s’en occuper, a attaché son biberon autour de son visage à l’aide d’un élastique, sans possibilité pour le bébé de s’arrêter de boire. Afin de lutter contre ce genre d’accidents, l’association incite les nourrices à suivre une formation de six mois au sein même de Mesila. Face à la réticence de nombreuses d’entre elles, l’association n’hésite pas à utiliser le chantage car il en va de la vie de nombreux enfants : «Je leur dis vous ne pouvez pas accueillir les enfants dans de telles conditions, nous allons repeindre pour vous les locaux, vous fournir des jouets et du matériel de puériculture, et une bénévole pour jouer avec les enfants, mais en contrepartie vous devez suivre une formation gratuite sans avoir à vous déplacer», explique Tamar.

Des crèches humanitaires
Malgré la motivation financière, certaines prennent leur rôle très au sérieux. Avec l’arrivée des fortes chaleurs, Fayda s’inquiète car elle n’a pas les moyens d’installer la climatisation. Elle s’efforce jour après jour d’offrir le maximum aux enfants.«J’offre aux enfants le petit déjeuner. Le déjeuner et le goûter sont assurés par les parents, mais je dois aussi jongler avec les familles en difficultés qui faute de moyen donnent du riz blanc et des pâtes sans accompagnements aux enfants. Je cuisine pour ceux là. J’achète des couches parce qu’il y a aussi des parents qui n’arrivent pas à fournir le minimum vital et même à me payer en une fois. Il me reste des miettes à la fin du mois, mais malgré cela je veux continuer», explique la Congolaise qui travaille aussi avec sa mère et sa sœur. Grâce à sa formation d’éducatrice, elle propose aussi des activités éducatives et ludiques aux enfants. Un luxe par rapport à la plupart de ces crèches.

Beaucoup d’enfants pour peu de nourrices
Sylvie, qui a du mettre son enfant dans une petite crèche clandestine, raconte :«Ma fille Yemina revenait chaque soir avec son repas non entamé, et on me disait à chaque fois qu’elle ne voulait pas manger. Ma fille maigrissait, et semblait triste, et ses couches n’étaient pas assez changées. Elle avait des plaies aux fesses. Je n’étais pas tranquille».

Quant à Elisabeth, 27 ans et ancienne bénévole pour l’association Mesila, ces crèches l’ont profondément attristée : «J’avais mal au cœur quand j’allais dans certaines crèches. Certains enfants ne sortaient jamais de leur berceau. Aux larmes des petits, les nourrices avaient pour seule réponse un nounours balancé en plein visage. Les plus grands étaient scotchés au poste de télévision et ne sortaient jamais. C’était terrible».

En moyenne, les nourrices s’occupent de 20 à 40 enfants chacune et ne peuvent répondre à aux besoins de tous les bébés. De fait, certains manquent cruellement d’attention et sont en permanence stressés voire même agressifs.
Le manque de matériel est devenu très inquiétant. Quand il n’y a plus de lits disponibles pour coucher les enfants, ceux qui restent dorment sur le sol.

Une expérience enrichissante pour les enfants
Dans la crèche de Fayda, il y a une très forte mixité : «J’ai des enfants du monde entier et chacun apporte sa culture. Les enfants du Pérou et de Colombie disent zapatos pour dire chaussures et tout le monde répète. Les enfants du Soudan disent Ta’al pour dire viens, je parle français et anglais avec eux, et eux parlent tous hébreu et anglais. Il y a aussi des enfants qui parlent érythréen. Ils font tous des phrases avec plusieurs langues, c’est rigolo. Ici c’est un saladier, un mélange merveilleux», explique-t-elle.

Mesila met tout en œuvre pour accueillir au mieux les enfants de réfugiés tout en espérant recevoir une aide, quelle qu’elle soit. Leur objectif est de permettre aux 4 000 enfants polyglottes d’avoir les mêmes chances de grandir que les enfants israéliens.

Source: http://www.magicmaman.com/,israel-la-recrudescence-des-creches-illegales-inquiete,2224,2130360.asp

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