May 26

ISRAELVALLEY - QUI EST LE DR DAVID HARARI (PRIX ISRAËL 2011 ? L'UN DES ACTEURS CLE DES RELATIONS FRANCE-ISRAËL.

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Daniel Rouach (Paris) | News

Depuis quelques mois le Dr Harari a décidé de soutenir une candidature pour l’élection des Français de l’étranger. Quelques blogs tentent de transmettre, dans un souci totalement partisan, des informations inexactes. Cet homme intègre et exceptionnel n’a pas besoin de crier sur tous les toîts que ce qui est écrit par des illuminés n’honore pas les auteurs.

Un candidat et ses partisans (qui ne connaissent rien sur les exploits héroïques de David Harari pour Israël) ont dépassé la ligne rouge en s’exprimant de manière abjecte dans les colonnes d’un blog (JSS). Il est temps d’arrêter la désinformation.

UN ARTICLE DE MATI BEN AVRAHAM PARU DANS ISRAELVALLEY.
Il vient de fêter ses 70 ans. Il est natif du Caire. Une famille juive égyptienne francophone. Bourgeoise, domiciliée au centre de la capitale. Dans un quartier chic. Une famille laïcisée, mais soucieuse de ne pas s’évader hors du cadre traditionnel séfarade. « Nous allions de temps en temps à la Synagogue, les vendredis soir, les jours de fête, la Bar-Mizva… » précise-t-il. Il était au lycée quant survint la guerre de 1956, déclenchée par les anglais et français en riposte à la nationalisation du canal de Suez par le président Nasser, et avec le concours des forces israéliennes, engagées par un gouvernement soucieux de desserrer l’étau égyptien à la frontière sud du pays. Une guerre dont les ressortissants égyptiens anglais, français et juifs payèrent le prix. La famille Hariri fut expulsée, comme bien d’autres.

David Harari : Nous avons quitté Le Caire en janvier 1957 pour la France, Paris plus précisément où j’ai poursuivi mes études secondaires au Lycée Carnot, jusqu’au Bac. Et là, il m’a fallu choisir. Des études d’ingénieur ou de médecine. J’ai opté pour le premier terme de l’alternative, étant donné que j’avais décroché une mention en mathématiques et physique. J’ai donc passé les concours. J’ai été admis à l’Ecole d’ingénieurs de travaux publics. Un diplôme que j’ai complété par un 3ème cycle d’informatique une discipline qui venait de s’ouvrir en France, délivrant un diplôme d expert en traitement de l’information et, en même temps un doctorat de physique en propagation des ondes. J’ai terminé en 1967.

MBA : Et de là, l’entrée dans le monde du travail…

David Harari : Pas tout-de-suite. J’étais sursitaire, donc il m’a fallu rejoindre l’armée française. J’ai terminé mon service en 1969. Mais, à ce moment-là, mon épouse et moi-même – nous nous étions connus lors de nos études et nous sommes mariés en 1963 – avions déjà pris une décision capitale, à savoir monter en Israël.

MBA : La guerre des six jours ?

David Harari : Surtout le discours du général de Gaulle, qui a suivi cette guerre, et qui nous avait bouleversés. Mais, Il ne s’est pas agi pour nous de quitter la France, de rompre, mais d’aller servir Israël. A la sortie de l’armée, cependant, j’ai préféré travailler un an en France, pour mieux préparer notre Alyah. Celle-ci s’est accomplie en 1970. Avec nos deux filles.

Une « montée » en Israël solidement motivée, mais aussi rudement bien préparée. Avec un groupe d’amis – alors qu’il était encore à l’armée – David Harari avait œuvré à la création du mouvement de l’Alyah de France, dont il a été le premier président. Il ne s’agissait pas, pour ce mouvement, de concurrencer l’Agence juive, mais d’en changer la façon de voir. « En ces temps-là, on demandait aux juifs de monter en Israël et puis, une fois sur place, à eux de se débrouiller pour trouver un emploi, un appartement… » rappelle-t-il. Partant du principe que la France n’était pas un pays de détresse, le mouvement a renversé l’ordre de priorité.

David Harari : J’ai réussi alors à convaincre les Industries Aéronautiques Israéliennes, qui étaient en phase de développement, d’ouvrir un bureau d’embauche à Paris. Et c’est ainsi que 300 ingénieurs et techniciens ont débarqué aux IAI dans les années 1969-1970, moi y compris. Bien entendu, l’emploi n’a pas été notre seule préoccupation, nous avons également pris en considération d’autres paramètres, tel l’habitat. Nous avons même fondé un moshav, le fameux Bet Meir, entièrement francophone à l’origine…

MBA : Comment s’est passé ce premier contact avec l’environnement israélien d’une part et, d’autre part, l’industrie israélienne ?

David Harari : Je ne dirais pas que ce fut un choc, mais quand même une rupture de culture saisissante. Une anecdote : les premiers jours, j’allais bosser en costume-cravate, c’était en septembre 1970. On m’a vite fait comprendre qu’ici, le costume se portait de temps en temps, dans les mariages, mais même là, ce n’était pas obligatoire…L’autre moment d’étonnement a été le refus de la secrétaire de notre département d’exécuter ce que je lui avais demandé de faire. En France, une chose pareille est inconcevable. Le maître-mot a été s’adapter. Passer d’une forme de culture à une autre, tout en faisant valoir son savoir-faire, ses qualités. J’ai mis, grosso modo, un an pour m’intégrer à l’entreprise et faire apprécier ma conception du travail, mes qualités, le plus que je pouvais apporter.

MBA : Et ensuite…

David Harari : J’ai eu la chance, en tant qu’ingénieur de développement, d’intégrer une petite équipe qui venait d’être créée, sur une idée toute nouvelle, à savoir comment introduire la méthodologie pour qu’au cours du développement le système soit fiable. J’en fus le responsable. Et la guerre de Kippour est arrivée. Ce qui a marqué, c’est le désastre des premiers jours qui ont vu les chasseurs-bombardiers israéliens être abattus par les missiles Sam 2 et 3. Un choc pour Israël, un choc pour l’armée de l’air. A partir de là, peu à peu, a germé l’idée d’une caméra volante, à même de survoler les zones potentiellement dangereuses et d’informer les pilotes. Le drone est né de cette idée-là. Plusieurs équipes ont planché sur le développement de l’idée, à l’IAI et à l’armée de l’air. En 1975, celle-ci s’est tournée vers les Etats-Unis. Très vite, il s’est avéré que les américains n’étaient pas capables de concrétiser un tel programme. Celui a été ramené ici et, en septembre 1977, IAI a signé un premier contrat avec le ministère de la Défense. J’ai eu alors la chance, la chance de ma vie, d’être nommé le chef du projet.

MBA : Je crois comprendre qu’il y a eu des résistances, à même de freiner l’innovation locale. Etonnant, non, pour un pays somme toute très jeune ?

David Harari : Il y a toujours des résistances à l’innovation, même dans des pays jeunes. Encore que, c’est mon avis, il est plus facile d’introduire des innovations en Israël que dans d’autres pays. Mais ce n’est pas toujours facile. Au cours de cette période, des crédits importants étaient alloués au développement d’un avion de combat, le Kfir, un projet immense, et nous, nous étions une petite équipe qui s’occupait d’un jouet. D’un modèle réduit en sorte, un peu plus grand peut-être que ce qui se vendait dans le commerce. Nous donnions l’impression de gamins qui voulaient s’amuser. Mais nous étions tenaces. Nous y croyons. Dans cette équipe, j’étais le seul qui n’avait jamais fait voler un modèle réduit. Les autres étaient des fanas. Certains, dans les unités spéciales des services de renseignements, s’étaient même essayés à faire voler de tels engins au-dessus du canal de Suez pendant la guerre d’usure.

MBA : Quelle fut la difficulté majeure ? Imposer vos vues ?

David Hariri : Je ne dirais pas. Une commande avait été passée, il fallait bien l’exécuter. La grande difficulté a été que nous partions de zéro. Nous n’avions aucune source de référence. Il fallait tout s’expliquer, comprendre, inventer, imaginer, proposer. Quand, par exemple, j’ai écrit la spécification de la première station de contrôle des commandes, je l’ai rédigé par logique, car nul ne savait ce qu’il fallait faire. Le drone est né, finalement, de cette interrogation permanente, de déductions logiques, du dialogue avec les opérationnels. D’où un démarrage difficile car, dans d’autres systèmes qui se développent, il y a toujours une base, un passé technologique.

MBA : Alors, où en est le drone ?

David Harari : Aujourd’hui, presque 40 ans après, on peut dire que l’idée a été acceptée par la plupart des pays. Et ici, j’ouvre une parenthèse. Au départ, nous pensions que ce système de renseignements serait vendu aux pays dit du tiers-monde, soit désargentés. Nous nous sommes rapidement rendus compte que cela n’était pas possible. Parce que pour utiliser de tels systèmes, il faut avoir une connaissance du renseignement, que seuls les pays occidentaux possédaient, ou ceux qui disposaient d’armées très pointues. Nous en avons fait la démonstration lors de la guerre du Liban en 1982. Et le fait est que de 1982 à 1991, la guerre du Golfe, seuls des pays occidentaux ont témoigné de l’intérêt pour ce nouveau système. Nous avons été amenés à jouer au commis-voyageur, à expliquer, à démontrer. Les américains, en premier, se sont portés acquéreurs du système, qu’il ont utilisé lors de la guerre du Golfe. Depuis lors, l’intérêt pour le drone a gagné la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, la Finlande, la Suisse et j’en passe…Aujourd’hui, une armée sophistiquée ne peut pas envisager sa doctrine militaire sans l’utilisation d’un tel système. Prenez, par exemple, l’Afghanistan, où les forces alliées s’appuient sur les drones pour mener leurs opérations, drones en majorité israéliens, d’ailleurs.

MBA : Joli résultat, mais qui a dû éveiller des appétits. D’où une forte concurrence, non ?

David Harari : Absolument. Les pays occidentaux sont entrés dans la course, se sont mis à développer de tels systèmes, la France en particulier en Europe et les Etats-Unis bien sûr. Il existe aussi de petites entreprises un peu de partout dans le monde. Malgré cela, le système israélien occupe une position de force. Pour une simple raison : les systèmes actuels ont été développés sur la base d’expériences militaires opérationnelles. Hormis les Etats-Unis depuis ses engagements en Irak et en Afghanistan, nul ne bénéficie d’une telle expérience. Les industries israéliennes ont une cinquantaine de clients de par le monde. C’est énorme. Même les américains ne peuvent s’aligner même si, en chiffres d’affaires, ils dépassent les israéliens.

MBA : Et où en sont les Industries Aéronautiques israéliennes sur la scène mondiale ?

David Harari : Ecoutez, les IAI figurent parmi les cinq industries aéronautiques les plus importantes au monde. Ses offres touchent aux secteurs les plus sensibles du militaire. Elles se sont diversifiées, s’ouvrant au secteur civil qui représente à présent 40% de son chiffre d’affaire global. Son point fort : demeurer à la pointe de la technologie, dans tous ses secteurs d’activité.

MBA : Et qu’en est-il des partenariats ? Globalement, s’entend.

David Harari : Les accords de partenariat sont privilégiés. Depuis 1997, Israël est partie prenante du programme de R&D européen, qui permet aux universités et industries des pays membres de bénéficier d’un financement de l’Union européenne. Israël a été accepté facilement, parce que notre pays est réputé pour le niveau de sa R&D et, partant, était courtisé. Il s’agit principalement de R&D civil. Israël a été le premier pays non-européen à être admis dans ce cercle. Du coup, cela a permis aux sociétés et industries israéliennes de se positionner en Europe. Ce qui a amené, en parallèle, des accords de partenariat conclus avec la plupart des pays européens, et par la suite, de déborder du cadre européen. En dehors de cela, il existe des partenariats ponctuels, sur des sujets précis. Un exemple. Les IAI et Airbus ont conclu un accord de partenariat, à partir d’un brevet israélien, pour la mise au point d’un robot terrestre qui permettrait, sur un aéroport, de gérer les mouvemments des avions, à l’arrivée et aux départs, sans que ceux-ci aient besoin d’utiliser leurs moteurs. D’où un double gain : côté carburant d’une part et côté pollution d’autre part.

MBA : L’implication américaine, à travers son aide financière annuelle, est-il un bien, finalement ? Ne peut-elle pas constituer, par droit de regard, un frein à la vente de systèmes sophistiqués made in Israël ?

David Harari : Partons d’une donnée : l’aide américaine est importante pour l’Etat d’Israël, sans aucun doute. Elle n’est pas bénéfique pour l’industrie israélienne, puisque automatiquement, les gouvernements israéliens amenés à acheter sur des crédits américains des produits américains. Cela fait partie de la manière de voir des dirigeants, dirais-je. D’une manière générale, s’il s’agit de systèmes civils développés avec un partenariat américain, il n’y a pas de problème pour les vendre sur la place mondiale. Maintenant, en ce qui concerne les systèmes militaires que nous comptons vendre à l’extérieur, il est rare qu’intervienne un apport financier américain. Mais il y a des exceptions…

MBA : Le Falcon, par exemple…

David Harari : Le Falcon, effectivement. Il faut l’accepter. Cela fait partie du jeu géopolitique, disons.

MBA : Et de quoi demain sera-t-il fait ?

David Harari : Bon. Après quarante années passées au sein des IAI, je dirai que, sans aucun doute, la technologie israélienne est l’une des plus avancées au monde, et que le développement de cette technologie se poursuivra, tant que le financement de l’innovation sera maintenu. Nous voyons que de plus en plus de grandes sociétés, en majorité américaines, ouvrent des centres de R&D en Israël, attirées par une densité exceptionnelle de chercheurs de haut niveau. Je m’emploie, pour ma part, à convaincre des sociétés françaises à aller dans ce sens. Mon souci porte sur une tendance qui voit des start-up israéliennes innovantes être rapidement mise sur le marché. 100 millions de dollars, 300 millions, un milliard ! Si je comprends que les actionnaires d’une start-up tiennent à rentabiliser immédiatement l’investissement consenti, je trouve dommage cependant que ces incubateurs ne servent pas, dans un premier temps, à créer des sociétés internationales, dont le siège serait en Israël.

MBA : C’est votre seul souci ?

David Harari : Ecoutez, dans le domaine aérospatial, que je pense bien connaitre, nous continuerons à figurer parmi les meilleurs, et plus particulièrement en ce qui concerne les drones. Nous ne serons limités que par le financement. Dans le domaine spatial, par contre, une question me taraude. L’industrie spatiale a été créée voici plus de trente ans, pour répondre à des besoins précis. Aujourd’hui, le gouvernement ne veut plus, ou n’a plus les moyens d’assurer un même niveau de recherche. Un grand point d’interrogation va se poser, dans la mesure où il s’agit-là d’un domaine hautement sophistiqué. Mon espoir est, en tenant compte que la NASA nous est fermée – un secteur classé stratégique et hautement protégé par les Etats-Unis – est que nous puissions conclure des accords de partenariat avec l’Europe, notamment l’Agence spatiale européenne, ou le CNRS français. C’est la raison pour laquelle nous avons un projet de développement d’un satellite en commun avec les français, Venus, que j’ai contribué à lancer. Et l’ESA commence à s’intéresser à nous, vérifie si Israël ne devrait pas en être membre à part entière, sur le modèle canadien. Si, pour une raison ou une autre, l’Europe se ferme à nous, il nous faudra nous tourner vers la Russie, ou la Chine. Et là, c’est une toute autre histoire…

(1) Et encore sur David Harari : En 1993, il est nommé à la Direction Générale des IAI, responsable du Développement Industriel de la société. Il a alors jeté les bases de coopérations industrielles avec de grands groupes industriels.
Trois ans plus tard, le voici responsable de la Recherche et Développement des IAI, œuvrant à la participation active de l’Etat d’Israël à partir du 4ème PCRD, au programme de R. & D. européen.

Sur son initiative – et sur sa conviction de l’intérêt à développer des relations industrielles avec l’Europe et la France, Israël a décidé alors de participer au programme GALILEO et de développer avec le C.N.E.S. le satellite franco-israélien VENUS.

• De 2003 à 2009, David Harari, nommé Président de la filiale européenne des IAI, en a orienté la stratégie industrielle. Il a ainsi développé se sont développées des relations industrielles avec EADS et Dassault Aviation, dans le domaine des drones; avec AIRBUS dans le domaine des avions civils; avec Intertechnique dans le domaine des ravitailleurs en vols

• Il a également élargi la participation de sociétés françaises, tel que le groupe Zodiac, dans le développement et la fabrication des avions israéliens Gulfstream.

Ses activités professionnelles l’ont amené à être pendant plus de 10 ans, conseiller du Commerce Extérieur et à se consacrer depuis plus de 20 ans aux relations franco-israéliennes, en coopération étroite avec son épouse Claudie qui fut pendant 18 ans, l’Inspectrice Générale de l’enseignement du français au sein du ministère israélien de l’Education Nationale

David Harari est chevalier de l’Ordre du Mérite.
Lauréat du Prix de la Défense Israélienne et du prix de Marketing israélien
Lauréat du prix américain PIONEER, pour sa contribution au développement des systèmes d’avions sans pilote.

Président de la section israélienne du Forum Francophone des Affaires
Membre de la Fondation France-Israël et président israélien de son comité d’orientation stratégique.

David Harari est marié à Claudie, père de trois filles et grand-père de 10 petits enfants.

DANS ISRAELVALLEY : Le Dr David Harari, un des acteurs clé de la relation France-Israël, et “père” des drones Israël vient d’être nommé “Prix Israël”. Toute la presse nationale israélienne a consacré ces derniers jours des articles élogieux sur les exploits de David Harari au sein de IAI.

IAI est la plus grande entreprise technologique israélienne (au coude à coude avec Teva) avec des milliers d’employés répartis en 20 divisions. IAI, présente sur les marchés civils et militaires, est notamment spécialisée dans l’aéronautique, le spatial, la sécurité intérieure, la défense (air, terre, mer, espace, cyberespace). Son chiffre d’affaires est de plusieurs milliards de dollars dont 80% réalisés à l’export. Plus de 4% du montant des ventes sont consacrés à la R&D.

Le Prix Israël est le prix le plus prestigieux décerné chaque année par l’État d’Israël à des personnalités israéliennes ou à des organisations ayant marqué l’année d’un point de vue artistique, culturel ou scientifique.

Instauré en 1953 par Ben-Zion Dinur, ministre de l’Éducation, le prix est remis lors d’une cérémonie nationale annuelle à Jérusalem, le jour précédant la date anniversaire de l’indépendance du pays, Yom Ha’atzmaout.

BIOGRAPHIE EXPRESS (1) :
Diplômé de l’Ecole d’Ingénieurs des Travaux Publics de Paris et d’un Doctorat de Physique de la Sorbonne (Paris).De 1970 à 2009, au sein de sa carrière professionnelle auprès des Industries Aérospatiales Israéliennes, il a développé le domaine des avions sans pilote en Israël et à l’étranger et par son activité dans les relations internationales a permis l’établissement de plusieurs coopérations industrielles avec des sociétés industrielles aux Etats-Unis, en Europe et en France, en particulier.

Depuis 1993, membre actif au sein de la Chambre de Commerce et de l’Industrie Israël-France et de la Chambre de Commerce France-Israël et de 1994 à 2003, conseiller du Commerce Extérieur auprès du Gouvernement Français.Titulaire des prix israéliens de la Défense et du Marketing et du prix américain Pionner. Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

EN HEBREU DANS LE JOURNAL YEDIOTH :
פרס ישראל בהנדסה יוענק לד"ר דוד הררי – ממפתחי המל"טים

שר החינוך, גדעון סער, הודיע על זכייתו של חתן פרס ישראל בתחום ההנדסה, ד"ר דוד הררי, לשנת תשע"א וברך אותו על זכייתו.

בנימוקיה למתן הפרס, ציינו חברי הוועדה הבוחרת, כי "ד"ר הררי יזם והוביל את מאמצי הפיתוח והייצור בתעשייה הישראלית של כלי טיס לא מאוישים (מל"טים), שהצעידו את מדינת ישראל לעמדה מובילה בתחום זה בעולם".

(ynet)

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