ISRAELVALLEY - LES MILIEUX D'AFFAIRES ISRAELIENS NE SONT PAS MALHEUREUX PAR LA CLAQUE DE JP MORGAN. LA BANQUE A PERDU DEUX MILLIARDS DE DOLLARS DANS LE COURTAGE.
Les banquiers israéliens n’ont jamais trop aimé JP Morgan depusi que cette banque aurait fait chuter, par un comportement désastreux, Lehman Brothers il y a quelques années. Les anciens de Lehman Brothers (et de nombreux israéliens) sont donc heureux depuis quelques jours. La chute de JP Morgan en bourse ce mois de mai a un goût de revanche.
Pour ceux qui ont oublié, selon nos archives : “JPMorgan Chase aurait tout simplement précipité la faillite de Lehman Brothers en gelant près de 17 milliards de dollars d’actifs en liquidités et titres appartenant à l’entreprise en quasi faillite vendredi 12 septembre au soir. Le 15 septembre au matin, victime de la crise du crédit, Lehman a déposé son bilan. L’histoire JPMorgan et Lehman Brothers révèle une vieille rivalité entre banque protestante et banque juive”.
Blog , Le Monde : "Quand un banquier convoque à la hâte une conférence de presse après la fermeture de la Bourse, cela n’augure jamais rien de bon. Celle organisée par JPMorgan Chase, jeudi 10 mai, à New York n’a pas déçu de ce point vue. Jamie Dimon, le PDG de la première banque américaine en terme d’actifs, a annoncé la perte de 2 milliards de dollars dans le courtage.
La cause: des positions prises sur les fameux CDS, les credit default swap, ces contrats d’assurance destinés à se protéger d’un éventuel défaut d’une institution. JPMorgan a parié sur la poursuite d’une reprise économique et a été pris à revers par le marché. Pour fixer les choses, 2 milliards en six mois, c’est quasiment l’équivalent de la moitié d’un Kerviel à la Société générale.
Le monde de la banque fait décidément penser au film: «Un jour sans fin», qui racontait l’histoire d’un personnage (Bill Murray), condamné à revivre indéfiniment la même journée. Car, à écouter Jamie Dimon, on a l’impression que la crise de 2008 n’a pas servi à grand-chose.
Le mea culpa servi jeudi est proprement hallucinant. Il y a eu «beaucoup d’erreurs, de manque de rigueur et de mauvais jugements», a-t-il plaidé en ajoutant: «en couvrant à nouveau ce portefeuille d’actifs, il y a eu une mauvaise stratégie, mal exécutée, elle est devenue plus complexe et a été mal suivie». Pour un banquier, on est au summum de l’autoflagellation.
En fait, l’affaire débute avec un article du Wall Street Journal début avril, qui pointait les positions massives et très risquées d’un courtier français basé à Londres, Bruno Michel Iksil, surnommé «la baleine» dans le milieu, du fait de sa propension à se gaver de CDS. «Une tempête dans un verre d’eau», avait alors commenté M. Dimon. Maintenant, il va falloir faire rentrer la baleine dans le verre d’eau.
Ce qui fait froid dans le dos, c’est que l’on n’a pas l’impression que le PDG y voit lui-même très clair sur la suite des événements. JPMorgan pourrait perdre «jusqu’à un milliard de dollars ou plus» et «le risque va perdurer pendant plusieurs trimestres» du fait d’une forte volatilité du portefeuille d’actifs en cause. «Nous allons gérer le risque au maximum», ajoute-t-il. Nous voilà rassurés. La Bourse moins: le titre perdait 6,7% jeudi soir et deplus de 9% à l’ouverture de Wall-Street, vendredi.
Cette affaire survient au moment où le lobby bancaire à Wall Street bataille ferme contre le durcissement de la réglementation financière. On connaît le couplet: pas besoins de nouvelles contraintes, tout est sous contrôle, les leçons de 2008 ont été retenues. Les amis banquiers de Jamie risquent de ne pas lui dire merci."
Source: http://lauer.blog.lemonde.fr/2012/05/11/jpmorgan-la-baleine-et-le-verre-deau/
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