News: ISRAELVALLEY - CNES FRANCE ISRAËL - Yannick d’Escatha, Président du CNES, sera en Israël les 29 et 30 janvier pour participer à la Conférence Spatiale Internationale ‘Ilan Ramon’ à Herzliya.

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 27 janvier 2012

spatial satellite Yannick d’Escatha, Président du CNES, sera en Israël les 29 et 30 janvier pour participer à la Conférence Spatiale Internationale “Ilan Ramo”’ à Herzeliya, dont il prononcera le discours d’ouverture. Au cours de sa visite, M. d’Escatha rencontrera :

- le Prof. Daniel Hershkowitz, ministre de la Science et de la Technologie
- M. Isaac Ben-Israël, Président de l’Israel Space Agency (ISA)
- des professeurs du Technion
- des entreprises israéliennes dans le domaine de l’aéronautique

En 2005, la France et Israël ont signé un accord de coopération spatiale pour développer des outils d’observation de la terre et de surveillance de l’environnement. Ce projet aboutira en 2013 au lancement du microsatellite VENµS (Vegetation and Environment Monitoring New Microsatellite) construit par l’ISA et pour lequel le CNES fournira la caméra d’observation et le segment sol. Le CNES exploitera également les données d’observation environnementales.

Le Centre national d’études spatiales (CNES) est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français, placé sous la tutelle conjointe des ministères de la Recherche et de la Défense. Créé sous l’impulsion du général de Gaulle, le 19 décembre 1961, il est chargé d’élaborer et de proposer au gouvernement la stratégie spatiale française, et de la mettre en œuvre.

Depuis sept ans, une conférence internationale sur l’espace est organisée en Israël : « Ilan Ramon International space conference ». Elle est organisée à Herzliya par l’Agence Spatiale israélienne, le Ministère israélien des Sciences et Technologies et l’Institut Fischer des Etudes stratégiques aériennes et spatiales. Plus de 2000 participants venant du monde entier y participent.

Au programme cette année deux jours de conférences (29 et 30 janvier 2012) sur des thèmes tels que les technologies et l’espace, l’avenir des innovations spatiales, les défis de la sécurité spatiale, la recherche médicale dans l’espace, etc.

ISRAELVALLEY BIO EXPRESS DE YANNICK D’ESCATHA
Né en mars 1948, vice-major de l’Ecole Polytechnique a 20 ans, diplômé d’études approfondies de mécanique théorique, il choisit le Corps des Mines et commence sa carrière par la Recherche et l’Enseignement. A 24 ans, il est Maître de Conférences à l’Ecole Polytechnique, à l’Ecole des Mines de Paris et à l’ENSTA.

Ses travaux de recherche au Laboratoire de Mécanique de l’Ecole Polytechnique portent sur la Mécanique des Sols et la Mécanique des Structures, et font de lui un spécialiste reconnu de la Mécanique de la Rupture. En 1973, il participe à l’élaboration de la réglementation technique française en matière de chaudières nucléaires à eau, puis à son application en tant qu’Expert auprès du Ministère de l’Industrie.

En 1978, il est nommé Chef du Bureau de Contrôle de la Construction Nucléaire du Ministère de l’Industrie, où il assume la responsabilité du Contrôle Technique de l’Etat dans l’application de cette réglementation au programme électronucléaire français.

Ses travaux et ses nombreuses publications, dont un livre publié en collaboration, lui valent d’être primé par l’Académie des Sciences en 1982.

La même année, il est détaché auprès de la Société Technicatome, filiale du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), dont la mission principale est la maîtrise d’œuvre industrielle de la propulsion nucléaire des bâtiments de la Marine Nationale. Après avoir été Directeur des Etablissements de Cadarache et d’Aix en Provence, Yannick d’ESCATHA est nommé Directeur Général Adjoint de Technicatome le 1er janvier 1987.

Le 1er mars 1990, il est appelé par l’Administrateur Général du Commissariat à l’Energie Atomique, pour occuper les fonctions de Directeur de la Direction des Technologies Avancées, nouvellement créée, et devient Administrateur Général Adjoint du CEA le 14 septembre 1992. Yannick d’Escatha devient Administrateur Général du CEA à compter du 1er juillet 1995, et Président de CEA- Industrie le 28 juin 1999.

Le 1er janvier 2000, il est nommé Directeur Général Délégué Industrie d’EDF. Responsable du pôle industrie d’EDF, il est chargé de production et de la politique industrielle de l’entreprise. En janvier 2002, il devient Directeur Général Délégué d’EDF.

Yannick d’Escatha a par ailleurs été élu Membre du Conseil pour les Applications de l’Académie des Sciences le 11 mars 1997. Il est Membre de l’Académie des Technologies depuis le 12 décembre 2000.

Président du Conseil d’Administration de l’Ecole Polytechnique de mai 2001 à mars 2008, il est membre du Conseil d’Administration d’EDF depuis le 21 novembre 2004, membre du Conseil d’Administration de THALES depuis mai 2009 et Président du Conseil d’Administration de l’Université de Technologie de Troyes depuis le 29 janvier 2008.

ISRAELVALLEY PLUS (EN OCTOBRE 2010)
Israël est sur le point de lancer un programme spatial doté d’un budget de 80 millions de dollars par an sur les cinq années à venir. L’objectif est de créer une industrie spatiale civile florissante et lucrative. Israël possède des bases très solides pour se lancer sur ce nouveau marché : une industrie de la Défense lucrative de 5 milliards de dollars par an, combiné à un secteur des télécommunications développé et une industrie high-tech très innovante. Les hautes technologies israéliennes devraient donc connaître un vrai essor dans le domaine du spatial civil.

Pour soutenir le développement de cette industrie, le gouvernement israélien a promis d’injecter 80 millions de dollars chaque année pendant cinq ans. Cet investissement devrait permettre d’atteindre rapidement quatre pour cent du marché spatial mondial estimé à 250 milliards de dollars par an.

Israël a commencé à s’intéresser au spatial à la suite du traité de paix avec l’Égypte en 1979. L’Etat hébreu ne pouvant plus envoyer d’avions au-dessus du territoire égyptien pour surveiller les activités dans le désert du Sinaï, le pays a décidé d’utiliser des satellites dans l’espace. Les satellites de reconnaissance américains n’étaient pas en vente, c’est pourquoi Israël a décidé de construire ses propres satellites.

En 1983, l’Agence Spatiale israélienne a été fondée pour les missions de reconnaissance contre les états ennemis, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Israel Aerospace Industries (IAI) a remporté le marché et a conçu la première fusée israélienne Shavit et son premier satellite Ofek.

Depuis plusieurs années, Israël est devenu un expert dans les technologies liées aux satellites, dans la production de satellites et de stations au sol. Non seulement les satellites israéliens sont plus légers que ceux conventionnels (cinq fois plus légers que les américains ou les européens avec les mêmes capacités) mais Israël a également développé ses compétences dans l’optique et les photographies radars que fournissent les satellites.

Cette expertise a encouragé de nombreux pays à prendre part à des projets communs de R&D avec Israël dans les domaines de recherche solaire et planétaire, des trous noirs et de l’univers. L’Etat hébreu a signé des accords de coopération dans le secteur spatial avec notamment le CNES en France, la NASA aux Etats-Unis, l’ASC au Canada ou encore le RKA en Russie.

Bien que l’industrie spatiale israélienne ait démarré à des fins militaires, elle s’oriente de plus en plus aujourd’hui vers les applications civiles. Le Général Itzhik Ben Israël, président de l’Agence Spatiale israélienne et ancien directeur de recherche au ministère de la Défense, a déclaré : “Un satellite de défense israélien peut être envoyé au dessus de l’Iran pour une mission de reconnaissance, mais vous pouvez prendre le même satellite et l’utiliser sur votre propre territoire pour détecter la pollution, et ce qui se passe dans la mer, ou encore étudier le réchauffement climatique. Une fois que vous l’avez, la même infrastructure peut servir pour d’autres applications, civiles ou scientifiques. Les satellites sont des technologies duales qui peuvent être produits sur les mêmes lignes d’assemblage que les entreprises israéliennes comme IAI utilisent déjà pour construire les satellites pour la défense.”

En 2005, Israël a signé un accord avec le CNES pour développer une technologie d’observation de la terre avec des applications agricoles et environnementales. D’ici la fin de l’année, l’ISA devrait mener des essais sur une technologie innovante en collaboration avec l’Agence Spatiale italienne, l’ASI. Par ailleurs de nombreuses coopérations existent également avec la NASA dans le domaine scientifique.

Aujourd’hui, l’industrie spatiale israélienne exporte seulement 800 millions de dollars chaque année, mais le potentiel est énorme. L’aide gouvernementale sera onéreuse, mais, selon le quotidien Ha’aretz, Israël y gagnera plus qu’une simple fierté nationale : “Si les domaines à forts potentiels de l’industrie aérospatiale locale sont développés, les retombées économiques pourraient être énormes, et de la même façon l’éducation, la technologie et la société israélienne en général pourraient connaître un formidable bond”.

Le Général Itzhik Ben Israël, a déclaré : “Nous voulons vendre plus. Nous n’avons qu’un demi-pied dans le marché des applications spatiales civiles. Nous voulons un pied entier”. Dans le cadre de ce nouveau programme de cinq ans, l’Agence Spatiale israélienne a demandé à 25 sociétés du secteur de la défense dont les leaders IAI, Elbit et Rafael de commencer à cibler le marché civil.

En tant qu’un des cinq premiers exportateurs d’armes dans le monde, Israël a produit jusqu’à présent des satellites, des missiles, des caméras, des technologies de propulsion, des dispositifs de communication… Mais selon Zvi Kaplan, directeur général de l’Agence Spatiale israélienne, l’espace offre bien plus encore : il permet aux jeunes d’une nation de rêver. Et les rêves sont exactement la base de la mentalité d’Israël, la “Start-up nation”.—

Sébastien Fortin

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