News: ISRAELVALLEY. AFFAIRE LEE ZEITOUNI. LORS DE SON CONCERT A TEL-AVIV PATRICK BRUEL A DU REAGIR A UNE REVOLTE ANTI-FRANCAISE.

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Par Daniel Assayah (Tel-Aviv)
Rubrique: France - Israël
Publié le 30 décembre 2011

AUTO Une affaire France-Israël qui prend une tournure totalement nouvelle. Les comités de soutien à la famille Zeitouni (inspirés par les actions du comité de soutien de Guilad Shalit ? ) n’hésitent pas à faire un pas supplémentaire dans leurs actions. Ils se présentent dans les évènements franco-israéliens les mains tachés de sang.

Selon Julien Bahloul (1) : "Les proches de Lee Zeitouni, qui se battent pour que les deux chauffards qui l’ont renversée soient extradés vers Israël, ont interrompu le concert de Patrick Bruel à Tel Aviv mercredi 28 décembre. En plein concert, les comités de soutien à la famille de Lee ont brandi des panneaux sur lesquels étaient écrits en hébreu et en français « Justice pour Lee ». Certains d’entre eux avaient les mains peintes en rouge, symbole du sang sur les mains des deux Français responsables de la mort de Lee, à l’âge de 25 ans.

Le personnel de sécurité a évacué les manifestants de la salle, mais Patrick Bruel a demandé à parler avec eux en coulisses pour leur faire part de son soutien et de sa sympathie. Il est ensuite retourné sur scène où il a dédicacé une de ses chansons à la mémoire de Lee Zeitouni".

Les Comités de soutien à la famille de Lee Zeitouni en Israël ont “construit” une stratégie médiatique qui semble fonctionner. La presse Française (AFP, Paris-Match, Les Echos, Le Monde, Libération, JDD …) consacre des articles sur ce dossier qui va obligatoirement pousser Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahou à prendre les choses en main.

Selon France-Soir ce vendredi : "Ils ont « parfaitement conscience de la gravité » des faits, de leur « lâcheté » et sont aujourd’hui « pétris de remords et de regrets ». Pour autant, Claude Khayat, 32 ans, et Eric Robic, 38 ans, ces deux Français soupçonnés d’un accident de la route mortel en Israël, sont catégoriques : ils refusent « de la manière la plus absolue » de se rendre en Israël pour y être jugés, souhaitant répondre de leurs responsabilités en France. Et pas ailleurs.

Selon Me Joseph Cohen-Sabban, avocat du conducteur, Claude Khayat, commerçant, et Françoise Cotta, conseil de son passager, Eric Robic, cette fermeté est due à la montée, en Israël, « d’un sentiment anti-français ». Par ailleurs, Claude Khayat dit avoir été menacé de mort au téléphone par le fiancé de la victime, Lee Zeitouni, et vit désormais « caché et dans la peur », selon son conseil qui s’exprimait jeudi lors d’une conférence de presse".

Le CRIF et son Président : "La France, en effet, comme les autres pays européens, n’extrade pas ses nationaux pour un délit ou un crime commis à l’étranger, sauf s’il s’agit d’un pays appartenant à l’Union européenne. En revanche, une extradition est possible s’agissant de personnes qui ne seraient pas des citoyens nationaux, en visite dans un pays tiers.

La coopération judiciaire entre la France et Israël a fonctionné et continue de fonctionner de façon étroite. La justice française attend d’être mise officiellement en action, ne pouvant se saisir d’elle-même de ce dossier. La pratique du « hit and run » (paga ou barach) se répand malheureusement, en Israël comme dans beaucoup d’autres pays".

ISRAELVALLEY PLUS
Selon l’AFP : "Carla Bruni-Sarkozy, a assuré hier à la famille de la jeune Israélienne tuée en septembre dernier à Tel-Aviv par deux suspects français dans un accident de la route que la France faisait le “maximum” pour que justice soit faite.

“Les autorités judiciaires françaises font le maximum pour que les investigations demandées soient effectuées sans délai, en liaison constante avec les autorités israéliennes”, écrit la première dame de France dans une lettre adressée à Kate Zeitouni, mère de la victime. Dans cette lettre, remise hier soir à la famille de Lee Zeitouni par un diplomate de l’ambassade de France à Tel-Aviv, Carla Bruni-Sarkozy écrit en outre s’associer à “la douleur intolérable” que représente la disparition de Lee.

Fin septembre, Lee Zeitouni, une Israélienne de 25 ans, était morte à Tel Aviv après avoir été heurtée par un 4X4 dont les deux occupants avaient précipitamment regagné la France le jour même, suscitant une vive émotion en Israël. “Les autorités françaises et israéliennes coopèrent activement pour que les procédures en cours se déroulent rapidement et efficacement afin de permettre que justice soit rendue à la mémoire de Lee et de votre famille, si durement éprouvée”, assure la première dame dans sa lettre.

“Sachant la très grande et très légitime émotion que ce drame suscite, le Président de la République avait déjà donné les instructions les plus claires pour que les procédures d’entraide judiciaire en France soient mises en oeuvre de façon prioritaire et que toute requête israélienne soit traitée avec la plus grande célérité”, souligne par ailleurs un communiqué de l’ambassade publié à la suite de la rencontre du diplomate français avec la famille Zeitouni.

Saisie par la justice israélienne, une juge d’instruction du parquet de Créteil a renvoyé le compte rendu de ses investigations à l’Etat hébreu au début du mois de décembre. Mais les deux suspects refusent de comparaître, excipant du fait que la France n’est pas compétente pour juger des faits commis à l’étranger. Peu après l’incident, un des suspects interrogé par téléphone par une chaîne de télévision israélienne avait affirmé “regretter” son acte mais avait ajouté qu’il n’avait pas l’intention de revenir en Israël pour “croupir 20 ans en prison”.

Source: (1) Guysen News.

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