News: ISRAELVALLEY. De Londres à Johannesburg, d’Amsterdam à Montréal, d’Adelaïde à Boston, les manifestants vont réclamer le boycott de tout ce qui vient d’Israël.

Mar 201112

Par J.B.
Rubrique: Boycott
Publié le 12 mars 2011

Rana Raslan, une palestinienne, Miss Israël Dans quelques jours, la « Semaine contre l’apartheid israélien » aura lieu dans plus de 40 villes dans le monde. Il s’agit d’une série annuelle d’événements internationaux qui se déroulent, depuis 2005, dans le but de « faire connaître le système d’apartheid sur lequel est fondé Israël et de bâtir des campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions ». De Londres à Johannesburg, d’Amsterdam à Montréal, d’Adelaïde à Boston, les manifestants vont réclamer le boycott de tout ce qui vient d’Israël. Cette année, les soulèvements populaires en Tunisie, en Égypte et en Libye vont donner un nouvel essor aux mouvements anti-israéliens.

Dorénavant, les appels au boycott ne concernent pas seulement les marchandises israéliennes ; ils s’étendent à d’autres domaines d’échanges, comme les investissements, les universités et leurs chercheurs, la culture, le sport, etc. Parmi les récents appels au boycott, on peut mentionner le boycott culturel et universitaire en Angleterre (2007), le boycott des investissements dans les sociétés israéliennes en Suède (2010), le boycott de l’agroalimentaire israélien aux États-Unis et en France (2010), la menace de rupture commerciale et militaire proférée par la Turquie (2010), etc.

Il y a quelques jours, les pays européens membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui ont approuvé la résolution palestinienne condamnant les constructions israéliennes en Cisjordanie, ont pris le risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale ; ce qui se traduira vraisemblablement par des conséquences financières, notamment par le biais du boycott. D’ailleurs, le boycott ne concerne plus que les produits fabriqués par des firmes israéliennes dans les territoires palestiniens : il couvre également les produits fabriqués en Israël même.

La « Semaine contre l’apartheid israélien » apporte aussi son soutien à une autre campagne de boycott lancée contre Israël en 2005, dite « Boycott Désinvestissement-Sanctions » (BDS) qui s’étend progressivement dans le monde. Du Canada à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud, les États-Unis, l’Amérique latine et l’Europe, ce mouvement international se développe en réponse à un appel émanant de la société civile palestinienne. L’objectif avoué est d’exercer une réelle pression sur l’État d’Israël, en développant un boycott économique, et diplomatique, ainsi qu’un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes.

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