Sep 19

ISRAËL TSAHAL REVELATIONS - DIGNE DE LA SERIE "LES EXPERTS" : SUR LA BASE DE TEL HASHOMER LES UNITES D'ELITE TRAITENT LES EXPLOSIFS. L'analyse des bombes provenant du terrorisme se fait à deux pas de l'Hôpital Tel Hashomer.

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Dominique Bourra | Défense

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“On fait le plus dur aujourd’hui, et demain: l’impossible”. Le laboratoire de Camp Dori à Tel Hashomer est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs centres mondiaux pour l’étude des engins explosifs improvisés (IED). Zoom sur un petit quadrilatère très stratégique du territoire israélien. A l’Est de Ramat Gan, dans la proche banlieue de Tel-Aviv, le site de Tel-Hashomer enclavé entre Kiryat Ono, Yehud et Or Yehuda, est internationalement connu pour son centre médical d’avant-garde, le “H’aim Sheba medical center”. Mais Tel Hashomer accueille également une grande base militaire : le camp Yaakov Dori (camp Dori) connue du grand public israélien pour son centre de recrutement : le mythique Bakum (B’sis Klita U-Miyun) géré par l’unité Meitav.

Un peu moins connu en revanche, au coeur d’une petite zone classifiée, quelques bâtiments en apparence banals renferment des équipements ultra-sophistiqués permettant d’étudier et analyser tous les types d’explosifs. Ce petit site est aujourd’hui l’un des meilleurs centres mondiaux de la spécialité. Les unités technologiques qui y opèrent sont en charge des tests sur les matériaux de protection utilisés par l’armée et de l’élaboration des protocoles de sécurité. Cela va de la fiabilité des gilets pare-balles à la sûreté des explosifs.

Mais l’activité phare, sur laquelle se fonde la renommée internationale de Camp Dori, est l’analyse des explosifs (artisanaux ou industriels) confisqués à l’ennemi, puis leur “reverse engineering” (rétro-ingénierie) permettant de reconstituer l’ensemble des processus de fabrication. Selon les experts de l’armée, les laboratoires terroristes clandestins à Gaza ou en Cisjordanie contournent les difficultés d’approvisionnement en élaborant des produits de substitution à partir d’éléments et de composants en apparence banals comme des cubes allume-feux pour barbecues, des engrais (comme le nitrate d’ammonium) ou des gels capillaires combinés à de l’acide nitrique. Les techniques de fabrication des IED sont en évolution permanente vers toujours plus de performance létale. L’une des dernières générations d’IED consiste par exemple en explosifs artisanaux à charge creuse projetant un jet de cuivre fondu à travers le blindage de cibles mouvantes.

C’est donc aux labos de camp Dori que sont confiés les échantillons saisis dans le cadre des enquêtes antiterroristes. Les unités technologiques, à l’image des meilleures polices scientifiques, recevant la délicate mission de résoudre les énigmes forensiques (relatives aux investigations criminelles) les plus complexes. Leur réputation est telle qu’on les compare parfois en interne aux héros de la série américaine CSI (Crime Scene Investigation) connue en France sous le titre : « Les experts ». Certains membres de l’unité reconnaissent d’ailleurs regarder attentivement la série en laquelle ils puisent parfois des sources d’inspiration.

Ces experts ne sont pas seulement des scientifiques en blouse blanche passant leur temps entre microscopes et réactifs. Ils enfilent aussi leur battle-dress pour intervenir en temps réel sur les théâtres d’opération et relever dans l’urgence les moindres traces d’explosifs ou d’éclats sur le terrain. Ce qui conduit parfois, après analyses, à des conclusions stupéfiantes, à l’exact opposé de rapports médiatiques souvent fondés sur les apparences et les préjugés. Les cas abondent : dégâts provoqués par des explosions de caches d’armes et passés à tort en dommages collatéraux, fausses imputations de tirs démontrées par la mise à jours d’éclats confondants…

Des analyses menées pendant la seconde guerre du Liban avaient ainsi permis d’établir la présence d’alliages produits en Russie sur certains fragments de missiles tirés par le Hezbollah. Suite à ces informations transmises à Moscou, des responsables militaires russes avaient été limogés par le Kremlin. Cependant, lorsque ces rapports scientifiques sont divulgués et médiatisés (ce n’est pas toujours le cas), ils rencontrent en général un écho limité dans l’opinion en raison de leur technicité et de leur tonalité plus rébarbative que celle des dépêches tonitruantes, lancées dans le feu de l’action.

Au fil des années le retour d’expérience très documenté de Tsahal en matière d’IED est devenu irremplaçable pour les troupes engagées dans des conflits asymétriques de type guérilla, comme en Irak ou en Afghanistan. Le Gotha international de la lutte antiterroriste défile donc à Camp Dori pour accéder au nec plus ultra des connaissances. Les experts américains bien sûr mais aussi leurs collègues et homologues britanniques, italiens, allemands. Après les attentats de Londres, par exemple, une délégation de Scoland Yard est passée par Tel Hashomer pour étendre ses capacités scientifiques afin de mieux pouvoir faire face à de nouveaux types de menaces.

Les labos d’analyses coopèrent également avec l’unité cynophile Oketz en fournissant des échantillons pour l’entraînement des chiens à la détection de traces d’explosifs. Les rapports scientifiques de l’unité technologique sont même utilisés dans le domaine industriel par exemple pour l’amélioration et la mise au point des nouvelles générations d’appareils de détection dans les aéroports. Enfin, plus inattendu, les spécialistes de camp Dori passent aussi aux travaux pratiques en réalisant des copies de roquettes artisanales Qassam et procèdent à des tirs d’essais afin d’étudier les impacts et mettre au point les systèmes de protection et de contre-mesures.

En émulation avec les autres unités technologiques de Tsahal, Tel Hashomer recrute les meilleurs éléments et cherche en permanence de nouveaux talents. Disposant parfois de formations rares, comme certains immigrants russes. Encore faut-il que les candidats potentiels soient sensibilisés suffisamment en amont à l’existence de ces laboratoires secret-défense. D’où la déclassification progressive de certaines informations concernant l’unité.—

Sources : Informations déclassifiées du MoD & de Tsahal et Haaretz

Source: http://nanojv.wordpress.com/

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