News: ISRAËL FRANCE - QUESTIONS A CHRISTOPHE BIGOT, Ambassadeur de France à Tel Aviv : Etes-vous confiant quant à la reprise des négociations, ou pensez-vous qu'elles seront une énième tentative de paix vouée à l'échec ?
Par Xavier Schott
Rubrique: France - Israël
Publié le 3 septembre 2010
A la veille de la reprise des négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne, et au lendemain de l’attentat perpétré par le Hamas près d’Hébron, Christophe Bigot, ambassadeur de France à Tel Aviv a confié ses vues à Guysen, et fait part de sa confiance dans la possibilité de résultats positifs du processus.
Q.- Le Hamas a encore frappé mardi soir, dans une fusillade qui a coûté la vie à 4 Israéliens près d’Hébron. Quelle est la réaction de la France ?
C.Bigot : La France a aussitôt condamné cet acte de la façon la plus ferme. Les ennemis de la paix ont encore frappé, et ce n’est pas une coïncidence si cela intervient à quelques heures de la reprise officielle des négociations directes à Washington. Mes pensées vont avant tout aux familles et aux amis des victimes. Cela faisait longtemps qu’un tel événement ne se produisait pas.
Q.- Fallait-il s’y attendre ? On se souvient de vagues d’attentats au coeur même de Jérusalem lors de précédentes reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens.
C.Bigot : Oui, car dès lors qu’il y a processus de paix, les extrémistes se sentent exclus et agissent. Toutefois, il ne faut pas oublier de souligner les progrès que Palestiniens et Israéliens ont fait au niveau de la coopération, notamment sécuritaire.
Q.- Etes-vous confiant quant à la reprise des négociations, ou pensez-vous qu’elles seront une énième tentative de paix vouée à l’échec ?
C.Bigot : Il ne faut pas se laisser aller au scepticisme car les deux parties ont un besoin extrême de ces négociations. L’Autorité palestinienne et Israël seront appelés à se rencontrer souvent.
Q.- Les négociateurs palestiniens affirment qu’il est trop tôt pou évoquer un calendrier de rencontres.
C.Bigot : Cela fera partie des points abordés à Washington, mais je remarque qu’il y a beaucoup de bonne volonté de chaque côté, et moins d’idéologie. Israël a avant tout besoin de garanties de sécurité, et l’opinion publique est généralement sur cette même ligne de pensée. La paix doit pouvoir apporter cette sécurité.
Q.- Comment expliquer l’absence de Paris à Washington ?
C.Bigot : Ni Paris ni l’Union Européenne ne sont à Washington mais ont largement contribué aux travaux du Quartette et soutiennent par ailleurs les efforts américains. Par ailleurs, la France apporte également son soutien au processus de paix en aidant financièrement et matériellement l’Autorité palestinienne à se former.
Q.- Quelle est l’importance de l’Union Pour la Méditerranée dans la région ?
C.Bigot : La France est l’un des moteurs de l’Union Pour la Méditerranée, c’est un axe très important à développer. Paris peut y jouer un rôle de premier ordre, du fait de sa connaissance approfondie du Liban et de la Syrie, deux pays qui n’ont pas encore de relations pacifiées avec Israël.
Q.- Les négociations pourraient-elles déboucher sur la libération de Guild Shalit ?
C.Bigot : Je pense qu’il faut bien séparer les deux choses. Mais la libération de Guilad Shalit reste une priorité pour la France, et les négociations sont toujours en cours.
Q.- En parlant de prière, c’est bientôt Roch Hachana…
C. Bigot : J’en profite pour présenter tous mes voeux aux Français d’Israël. Le calendrier fait que ce sera également la fin du ramadan… Une conjoncture que l’on espère propice !
Source: Xavier Schott (Copyrights) pour Guysen -






