News: ECONOMIE ISRAËL - Benjamin Netanyahou affirme que les négociations de paix ne visent pas l’économie. Stanley Fischer est persuadé qu’un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens pourrait doper le PIB de l’Etat hébreu de 5% à 6%.

Sep 201003

Par Emilie Sanchez
Rubrique: Economie & commerce
Publié le 3 septembre 2010

PAIX Stanley Fischer a affirmé qu’Israël avait été touché faiblement par la crise financière globale du fait de sa solide politique fiscale et d’un budget étatique équilibré. Bien que le Premier ministre Benjamin Netanyahou ait affirmé que les négociations de paix ne visaient pas l’économie, Stanley Fischer a déclaré, lors d’un congrès mondial juif qui s’est tenu à Jérusalem, qu’il était convaincu que la résolution du conflit israélo-palestinien pourrait doper l’économie de l’Etat hébreu.

Il a continué son discours en vantant la bonne santé de l’économie israélienne, et déclaré que la croissance de l’économie de 4.7% au premier semestre 2010 et le taux de chômage s’élevant à 6.2% constituaient de bonnes nouvelles. Le taux de chômage est ainsi plus bas que ce qu’avaient prédit les analystes et le niveau du chômage se rapproche du niveau d’avant la crise économique. Toujours selon lui, l’économie israélienne est passée au travers des mailles du filet de la crise mondiale du fait du déclin de la dette publique par rapport au PIB et du niveau relativement bas de l’endettement des ménages.

Mais pour Stanley Fischer, les défis d’Israël sur le long terme reposent sur le chômage et l’éducation. Il constate en effet que la force de travail chez les hommes ultra-orthodoxes et chez les femmes musulmanes est particulièrement faible, et doit être stimulée si l’économie est amenée à croître de manière importante.

Le directeur de la banque centrale a par ailleurs affirmé que la politique monétaire devait stabiliser l’inflation autour de 1% à 3 . La décision au début de l’année 2008 de la banque centrale d’acheter davantage de devises étrangères serait un autre facteur ayant permis à Israël de passer au travers de la crise. Selon M. Fischer, cela a en effet engendré une diminution de la valeur du shekel, permettant ainsi d’exporter plus facilement vers les consommateurs étrangers. En revanche, cela a affecté le PIB qui est composé à 40 des exportations du pays.

Enfin Stanley Fischer a conclu en saluant le secteur des affaires qui a fait preuve, selon lui, d’une flexibilité, d’une créativité et d’une habileté au cours de la crise qui lui ont permis de ne pas être trop fortement touché par la débâcle financière internationale.—

G.I.N avec Agences

Source: Emilie Sanchez (Copyrights)

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