News: ISRAËL ÉCONOMIE – Le redémarrage de l'activité économique profite aux banques israéliennes: elles ont affiché des profits records au premier semestre de 2010.
Par Jacques Bendelac, à Jérusalem
Rubrique: Banque & finance
Publié le 2 septembre 2010
La forte croissance du PIB enregistrée depuis le début de l’année (4,1% au premier semestre de 2010) profite principalement à un secteur de l’activité économique: la banque. Au premier semestre de 2010, le secteur bancaire israélien a affiché des profits records: 3,1 milliards de shekels, soit 620 millions d’euros. Et ce n’est pas seulement le résultat d’une bonne gestion: le secteur bancaire est dominé par des quasi-monopoles qui imposent leurs règles aux consommateurs.
Comme tous les ans au mois d’août, les cinq grandes banques d’Israël viennent de publier leur bilan financier semestriel: leurs profits sont impressionnants. En voici les chiffres (profit net) pour le premier semestre de 2010, par ordre décroissant:
- banque Leumi : 1,3 milliard de shekels ;
- banque Hapoalim : 975 millions de shekels ;
- banque Mizrahi-Tfahot : 373 millions de shekels ;
- banque Discount : 301 millions de shekels ;
- banque First International : 215 millions de shekels.
La banque Leumi caracole en tête des banques israéliennes, avec un taux de rentabilité de 11,5%. Au total, les cinq grandes banques israéliennes ont réalisé, en six mois, un profit consolidé de 3,1 milliards de shekels, soit 620 millions d’euros: c’est un bond de 33% par rapport aux profits enregistrés au premier semestre de l’année passée.
L’amélioration du profit des banques confirme-t-elle la reprise de l’activité économique en Israël ? Certainement, mais pas seulement. Le profit record des banques est aussi le résultat de la structure monopolistique du secteur bancaire en Israël: un petit groupe de banques se partage le marché, ce qui leur permet d’imposer aux consommateurs leurs conditions: des frais bancaires excessifs, des taux débiteurs prohibitifs, une faible rémunération des dépôts, etc. Le puissant lobby que les banques entretiennent dans les coulisses du pouvoir, à la Knesset et dans certains ministères, n’a pas encore permis de réduire la puissance démesurée de ce secteur.—
Jacques Bendelac (Jérusalem)






