News: ISRAËL ÉCONOMIE RÉVÉLATIONS – L'Israélien Nohi Dankner (IDB) s'associe aux cheikhs du Qatar et d'Arabie Saoudite pour investir dans un fonds géré par le Crédit Suisse. Premier marché visé: l'Indonésie.

Aug 201015

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem
Rubrique: Banque & finance
Publié le 15 août 2010

invest La situation tendue au Proche-Orient n’empêche pas le business de se développer entre Israël et ses voisins arabes. L’homme d’affaires israélien Nohi Dankner, à la tête du holding IDB, vient de conclure un accord d’investissement avec deux nouveaux associés du Qatar et d’Arabie Saoudite: les fonds “Qatar Investment” et “Olayan Group”.

Le groupe israélien IDB vient d’annoncer qu’il investira 250 millions de dollars dans un fonds géré par le Crédit Suisse, le “Emerging Markets Credit Opportunity fund” (EMCO). Ce fonds suisse, d’un montant global de 1 milliard de dollars, sera également alimenté par des fonds levés au Qatar et en Arabie saoudite. EMCO investira ses capitaux dans les marchés émergents d’Amérique latine, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique.

Les deux nouveaux partenaires de l’Israélien Nohi Dankner sont des groupes arabes qui gèrent des fonds considérables. Le groupe saoudien “The Olayan Group” a été créé par Suliman S. Olayan à Riyad en 1947; c’est un holding multinational composé de plus de 50 sociétés et qui gère des fonds pour un montant de 20 milliards de dollars. Quant au “Qatar Investment Authority”, il a été fondé par l’État du Qatar en 2005 et il detiendrait plus de 60 milliards de dollars d’actifs; il est dirigé, depuis Doha, par le Cheikh Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar.

Le nouveau fonds israélo-qatari-saoudien, fonctionnera pendant cinq ans. Les premiers marchés visés sont l’Indonésie, la Chine et le Brésil. Par la suite, d’autres pays pourraient bénéficier des investissements du fonds, comme la Russie et le Mexique. Le fonds accordera des crédits à des sociétés œuvrant dans des domaines divers comme l’énergie, la finance, les télécoms ou la pharmacologie. Selon le quotidien de l’économie Globes, l’objectif du fonds est d’atteindre un taux de rentabilité de 15 à 20% des sommes investis.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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