News: CONSOMMATION ISRAEL - La Direction de la Concurrence a lancé une mini-bombe en décidant de porter plainte contre Shufersal pour abus de position et concurrence déloyale.
Par J B
Rubrique: Consommation
Publié le 8 février 2010
La chaîne Shufersal comprend 240 supermarchés répartis sur tout le pays et elle emploie plus de 10.000 salariés. En 2007, son chiffre d’affaires dépassait les 10 milliards de shekels (2 milliards d’euros). Aujourd’hui, Shufersal fait partie du consortium IDB contrôlé par Nohi Dankner, l’un des hommes forts de l’économie israélienne.
Au fil des années, la chaîne a décliné différents réseaux de vente qui s’adressent à des publics variés: Shufersal Sheli (magasins de proximité), Shufersal Big (hypermarchés), Shufersal Deal (discount), Yesh (ultraorthodoxes), Shufersal Yashir (achats à distance), etc.
Il y a quelques jours, la Direction de la Concurrence a lancé une mini-bombe en décidant de porter plainte contre Shufersal pour abus de position et concurrence déloyale. L’affaire a démarré il y a un an, en décembre 2008: les principaux fabricants d’agroalimentaire (comme Ossem, Coca-Cola et Strauss) ont accordé une réduction substantielle sur leurs produits aux supermarchés de la chaîne Riboua Kahol (enseigne Méga), qui est une concurrente de Shufersol.
Le président de Shufersol, Efi Rosenhoiz, a tenté de convaincre les fabricants d’agroalimentaire de cesser de favoriser ses concurrents en leur offrant des prix plus attrayants. N’ayant pas obtenu satisfaction, Efi Rosenhoiz décide alors de retirer des étalages des magasins Shufersal les produits incriminés. Le résultat ne s’est pas fait attendre: « entrave à la concurrence » a tranché immédiatement la Direction de la Concurrence qui vient de traîner Shufersol devant les tribunaux.
Cette affaire vient rappeler au consommateur israélien que le marché de la grande distribution reste un monopole, et cela à tous les échelons: monopole des fournisseurs qui peuvent dicter leurs prix aux distributeurs, et monopole des distributeurs (Shufersol et Riboua Kahol) qui peuvent décider de vendre, ou non, les produits en litige. Et le consommateur dans tout cela ? Il est pris en otage par la lutte entre fournisseurs et distributeurs: son influence sur les prix est quasiment nulle et son choix des produits reste très limité.—







