News: ISRAËL IRAN - LE CLIQUETIS DES ARMES - Nul doute que le pouvoir en place à Téhéran est inquiet. Le dénominateur commun entre Syrie-Hezbollah-Hamas-Jihad islamique-branche gazouite d’Al-Qaïda est l’Iran.

Feb 201004

Par Mati Ben-Avraham à Jérusalem
Rubrique: Actualité
Publié le 4 février 2010

IRAN Après s’être entretenu, à Jérusalem, avec les principaux dirigeants israéliens, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Moratinos, a été certainement étonné de la virulence du ton de ses interlocuteurs syriens. Le président Bechar el-Assad, en effet, n’a pas mâché ses mots : " Toutes les données, a-t-il lancé, montrent qu’Israël pousse la région vers la guerre. " Et de conclure : " Israël n’est pas crédible quand il dit vouloir parvenir à la paix."

Même son de cloche du côté de son homologue syrien qui n’a pas hésité à qualifier Israël de trublion régional et de préciser : " Un jour Israël menace Gaza, le lendemain le Liban, puis l’Iran et enfin la Syrie. Israël est une entité basée sur l’agression d’autrui, mais qu’elle prenne garde, en cas de conflit, nous frapperons au cœur de ses cités."

Or, à Jérusalem, l’ancien chef de la diplomatie de l’Union européenne n’avait entendu aucun cliquetis d’armes. Au contraire. Il était de plus parfaitement renseigné des contacts entre les hauts gradés des armées libanaise et israélienne, via le commandant en chef de la FINUL au sud-Liban, pour éviter tout dérapage suite aux provocations du Hezbollah.

Alors si l’on ajoute à ces propos alarmistes d’Assad et de Moualam, les menaces proférées par Cheikh Nasrallah et les différentes organisations terroristes dans la bande de Gaza (assortis pour celles-ci de tentatives répétées d’attentats), il se dégage l’impression d’une mise sous pression de la région. Car ni les propos (irresponsables) du ministre Yossi Peled sur l’inéluctabilité d’un nouveau conflit avec le Hezbollah, ni ceux du ministre de la Défense Ehud Barak quant à l’éventualité d’une guerre israélo-syrienne en cas d’absence de toute négociation, n’étaient de nature à réchauffer l’atmosphère.

Qui donc a intérêt à jouer au pousse-au-crime? Sans avoir besoin de gratter, il apparaît que le dénominateur commun entre Syrie-Hezbollah-Hamas-Jihad islamique-branche gazouite d’Al-Qaïda est l’Iran. Nul doute que le pouvoir en place à Téhéran est inquiet. Il est menacé de l’intérieur et toute la brutalité déployée ne parvient pas à briser la contestation. Il est aussi inquiet par le changement intervenu à Washington : durcissement des sanctions d’une part et, d’autre part, mise en place de fusées sol-air pour prémunir ses alliés (arabes et Israël) de toute attaque iranienne. Dans un tel contexte, tenter de brouiller les cartes, est de bonne politique. A condition que nul ne se prenne au sérieux.—

Printer Imprimer cette page - Retour en haut de la page