News: ISRAEL BUSINESS : Teva plus proche que jamais de racheter Ratiopharm après le départ de Pfizer des négociations

Feb 201004

Par Michal Feuierstein
Rubrique: Pharmacie
Publié le 4 février 2010

teva pharmacie Un très grand concurrent de Teva pour le rachat de la société allemande Ratiopharm vient de quitter la table des négociations. Le géant américain Pfizer a en effet abandonné l’affaire et il semble désormais que Teva Pharmaceutical Industries soit proche de sa future grande acquisition. Teva est considérée comme l’entreprise favorite pour ce rachat en raison de sa capacité à absorber de nouvelles structures et Teva est l’un des seuls candidats au rachat capable de faire face à une acquisition à cette échelle.

Le nom de l’entreprise gagnante de l’enchère est attendu vendredi. Pour rappel, Ratiopharm, numéro quatre mondial des fabricants de génériques, avec un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros en 2009, passera bientôt sous un autre pavillon que celui du drapeau noir jaune rouge allemand. L’entreprise qui s’est au fil des années imposée comme le leader des génériqueurs allemands (840 millions d’euros de CA dans le pays) fait partie du plan de restructuration du groupe Phoenix, dont le président Adolf Merckle s’est suicidé il y a tout juste un an, le 6 janvier 2009, après avoir mis en péril son empire à la suite d’opérations de Bourse malheureuses sur l’action Volkswagen.

Avec le rachat de Ratiopharm, l’Israélien Teva, qui réalise un CA de 9,3 milliards d’euros en 2009, pourrait prendre une confortable avance sur son challenger dans le classement mondial, le groupe Mylan. Le groupe piloté par Shlomo Yanaï s’est déjà offert l’espagnol Bentley Pharmaceuticals, une joint-venture avec Kowa au Japon, avant d’acquérir, en juillet 2008 aux USA, Barr Pharmaceuticals pour 7,46 milliards de dollars et s’imposer comme leader sur le nouveau continent.

Le prix d’achat du génériqueur allemand se situe pour l’heure dans une fourchette de 2,8 à 3 milliards d’euros, somme qui viendra alléger les pertes occasionnées par l’endettement de l’ancien patron du groupe Merckle, groupe qui vit depuis un an sous la pression des banques allemandes en quête d’une sortie favorable par le haut plutôt qu’un démantèlement de l’Empire.—

M.Frn

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