News: LES RAVAGES DE LA DROGUE EN ISRAËL - Les principales drogues consommées en Israël sont le cannabis, les drogues synthétiques (dont l’ecstasy, les amphétamines et le LSD), divers produits pharmaceutiques, la cocaïne et l’héroïne.
Par IsraelValley Desk
Rubrique: Justice
Publié le 11 décembre 2009
Selon la Commission des Affaires étrangères en France (1) : "La criminalité israélienne se caractérisait par les agissements d’une délinquance d’affaires traditionnelle et d’une criminalité composée de petits groupes se livrant à des activités criminelles diverses mais cantonnées aux marchés locaux. Le crime organisé aujourd’hui tend à évoluer vers une structuration plus clanique. Son champ d’action est large et porte sur le racket de commerçants et la pénétration du monde des affaires, la contrebande et le trafic de drogues, la concession de marchés publics locaux et la prise de contrôle d’entreprises du secteur privé, l’exploitation de jeux ou paris illégaux et d’établissements de nuit. Leurs méthodes d’action reposent principalement sur la violence et la corruption.
La criminalité israélienne a su exploiter le développement des échanges régionaux dans un cadre géopolitique pourtant hostile. Cette insertion, lente mais progressive, de la société israélienne dans son environnement régional ne pouvait que favoriser l’expansion de la criminalité organisée qui dispose à la fois d’infrastructures commerciales et bancaires développées, d’un marché national capteur (pour les drogues et la prostitution) et d’un positionnement géographique privilégié au Proche-Orient (pour le transit et la distribution).Cela s’est opéré via les connexions établies notamment avec les milieux criminels turcs, jordaniens, égyptiens et libanais, voire palestiniens. Cela a favorisé les connexions criminelles franco-israéliennes, notamment dans le domaine des escroqueries commises en bande organisée. Ainsi, nombre de personnes ou sociétés en France ont été victimes d’escroqueries commises par des réseaux d’individus opérant depuis le territoire israélien.
La lutte contre le crime organisé est devenue, ces dernières années, une préoccupation sérieuse des autorités israéliennes. Celle-ci s’est notamment traduite par :
– une modernisation des textes répressifs : Israël a ratifié la Convention de Palerme et a adopté, en mars 2000, une loi sur la traite des êtres humains (aggravation des peines pour l’entente criminelle et les enlèvements de personnes) puis, en 2002, une loi contre le blanchiment de l’argent « sale » (incrimination du délit de blanchiment), une loi portant sur la lutte contre le crime organisé prévoyant une aggravation des sanctions et l’incrimination spécifique du leader d’un groupe criminel (sans avoir à démontrer son implication directe dans un fait criminel précis) et enfin, récemment – fin 2008 –, un programme de protection des témoins confié au ministère de la Sécurité publique ;
– une adaptation des structures de la lutte : les autorités israéliennes ont créé, au sein de la police nationale israélienne (PNI), une direction centrale spécialisée (the investigation and intelligence Department) et ont entrepris de moderniser les moyens de la police technique et scientifique. Cela a conduit également la PNI à orienter l’action de son réseau international d’officiers de liaison et à s’impliquer plus activement dans les dispositifs policiers internationaux – Interpol, coopération euro-méditerranéenne, Europol.
Pour ce qui concerne plus spécifiquement le trafic de produits stupéfiants, Israël est principalement un pays de destination et, dans une moindre mesure, un pays de transit.
Les affaires traitées en 2008 révèlent un accroissement constant du volume de la distribution et de l’usage dans le pays. Les principales drogues consommées sont le cannabis, les drogues synthétiques (dont l’ecstasy, les amphétamines et le LSD), divers produits pharmaceutiques, la cocaïne et l’héroïne.
Les productions locales se limitent à des cultures peu étendues de marijuana et à la fabrication de quelques produits analogues à l’ecstasy. Le haut niveau de l’industrie chimique n’a pas généré, à ce stade, de trafics significatifs de produits précurseurs.
Les principaux points d’entrée par produit sont la frontière jordanienne pour l’héroïne et le haschich (venant respectivement d’Afghanistan et du Maroc), la frontière égyptienne pour la marijuana, la frontière aérienne pour l’ecstasy venant d’Europe (dont les Pays-Bas) et la frontière maritime pour la cocaïne.
Au niveau international, on constate une implication croissante de petits groupes de trafiquants israéliens dans l’importation de produits psychotropes (ecstasy et amphétamines), de médicaments contrefaits et de cocaïne. Cette expansion internationale est facilitée par le cosmopolitisme de la société israélienne (pluri-nationalité) et ses connexions extérieures (présence de la diaspora notamment en Europe, aux Amériques et en Océanie)".
(1) Source : “AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES SUR LE PROJET DE LOI n°1892, autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’État d’Israël sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme, par M. Robert LECOUrnDéputé”
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