News: EUROPE ISRAËL - La Suède propose aux Etats-membres de proclamer Jérusalem-Est capitale de l’Etat palestinien. Le sujet sera débattu lundi prochain, lors du sommet européen à Copenhague.

Dec 200902

Par Mati Ben-Avraham à Jérusalem
Rubrique: Actualité
Publié le 2 décembre 2009

europe Présidente en titre de l’Union Européenne jusqu’à la fin de l’année, la Suède propose aux Etats-membres de proclamer Jérusalem-Est capitale de l’Etat palestinien. Le sujet sera débattu lundi prochain, lors du sommet européen à Copenhague.

La question de savoir si cette proposition suédoise sera acceptée ou non – tout tiendra à la position de la France et de l’Allemagne qui, pour l’instant, inclinent à la rejeter – est secondaire. Ce qui étonne, et détonne en effet, est la démarche suédoise en tant que telle, dans l’actuel état des choses au Proche-Orient.

Mme Tzipi Livni, chef de l’opposition parlementaire à la Knesset, ne s’y est pas trompée, qui a immédiatement adressé une lettre au chef de la diplomatie suédoise, Carl Billdt. " Une initiative inquiétante, dit-elle, qui vise à établir un fait accompli sur un sujet extrêmement sensible, qui est au cœur des négociations israélo-palestiniennes. " L’ancienne ministre des Affaires étrangères du gouvernement Olmert, qui durant près de deux ans a mené des négociations directes avec l’ancien Premier ministre palestinien, Abu Alla, souligne encore : " Je demeure persuadée que les deux parties se doivent de poursuivre les pourparlers à partir du point où ils ont été interrompus alors que j’étais à la tête de la délégation israélienne, mais j’estime que toute tentative d’imposer à l’avance un statut définitif quant à Jérusalem ne peut que compliquer la problématique posée aux deux parties."

La réaction du ministère israélien des Affaires étrangères est allée dans ce sens, en précisant que “…toute initiative de ce type ne peut qu’ôter toute crédibilité à l’Union européenne en tant que partenaire dans la recherche d’une solution équitable dans la disputation israélo-palestinienne.”

La démarche suédoise, qui tend à décider aux lieu et place des protagonistes – et au mépris des accords conclus jusqu’à ce jour, s’apparente au mieux aux initiatives suisses de bousculer les règles établies, au pire à un paternalisme d’un autre âge, et d’autant plus mal venu qu’il n’est dirigé que contre l’une des parties : l’israélienne.—

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