News: ISRAËL IRAN - Le " Francop" battant pavillon antiguais, mais appartenant à l’armateur allemand Gerd Bartels, a été arraisonné au large de Chypre par un commando de la marine israélienne
Par Mati Ben Avraham à Jérusalem
Rubrique: Actualité
Publié le 5 novembre 2009
" Il est grand temps que la communauté internationale exerce des pressions sur l’Iran pour stopper les visées criminelles de cet état.", a commenté le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, après que la saisie d’un cargo, bourré d’armes iraniennes destinées au Hezbollah, eut été rendue publique.
Le " Francop" battant pavillon antiguais, mais appartenant à l’armateur allemand Gerd Bartels, a été arraisonné au large de Chypre par un commando de la marine israélienne, suite à des renseignements extrêmement précis glanés par les services de renseignements de l’Armée et la possible assistance de centrales de renseignements occidentales.
La filière que l’opération israélienne a mis en exergue : un cargo iranien a quitté le port de Braderas voici 10 jours. Il a gagné le port égyptien de Damiette où sa cargaison a été transférée sur le Francop, lequel a fait voie vers la Syrie, via Chypre. Il n’est pas impossible, cependant, que la cargaison ait été débarquée au Soudan pour être acheminée vers Damiette par camions.
La saisie porte sur plusieurs tonnes d’armes diverses : des pistolets aux missiles à moyenne portée, en passant par fusils d’assaut, grenades, mortiers, mitrailleuses lourdes, missiles antitank. De quoi soutenir un mois de guerre, selon les estimations des experts israéliens. Cette masse d’armes étaient dissimulée, dans des conteneurs, derrière des sacs de ciment.
Pris en flagrant délit, l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, qui est également partie prenante dans ce trafic, arguent aujourd’hui que le cargo en question ne transportait que du matériel destiné à la construction… Pour l’Iran et le Hezbollah, il s’agit d’une perte sèche tant au plan matériel que financier.
A noter l’étrange silence des médias français, en particulier les journaux télévisés, qui ont choisi de faire l’impasse sur cette saisie israélienne.—







