News: SECURITE FRANCE ISRAËL - INTERVIEW DE ORNA MINTZ- DOV, PDG d’Intellinx, société israélienne de logiciels spécialisée dans le domaine de l’audit et de la sécurité des systèmes d’information

Sep 200925

Par Jacques Beer-Gabel
Rubrique: Sécurité
Publié le 25 septembre 2009

EXCLUSIF – Orna Mintz-Dov, PDG d’Intellinx, société israélienne de logiciels spécialisée dans le domaine de l’audit et de la sécurité des systèmes d’information d’entreprise.

Première question CCFI : Intellinx connaît des succès significatifs au plan international, pourquoi?

OMD : Intellinx (www.intellinx-sw.com) offre des solutions informatiques aux entreprises (les banques notamment) qui veulent se prémunir contre la fraude interne (60% des fraudes impliquent des employés de l’entreprise). Les solutions d’Intellinx détectent les fraudes sans perturber le bon fonctionnement de l’entreprise, en particulier, elles évitent d’impliquer à tort des employés qui font régulièrement leur travail, elles permettent même d’anticiper certaines fraudes.

Le groupe Gartner a décerné le label de « cool vendor » à Intellinx ce qui traduit le caractère innovant de la société. IBM a fait d’Intellinx, un partenaire dans la mise à disposition de solutions globales de sécurité. Hormis en Israël (banque Leumi) , Intellinx est présente aux Etats-Unis et pénètre le marché européen.
A la base de notre succès, il y a une solution logicielle de qualité, qui se met en place dans les entreprises sans avoir à modifier les systèmes informatiques existants. Il y a aussi beaucoup de travail de conviction de notre part auprès des clients potentiels.

Deuxième question CCFI : Comment ressentez-vous le marché français par rapport à l’innovation israélienne ?

OMD : C’est un marché important dont la pénétration n’est pas facile pour nous. Le marché high tech français est développé mais semble réticent à adopter rapidement de nouvelles technologies. De plus il n’est pas d’un abord facile pour une société israélienne. Nous voyons, en France, de nombreuses opportunités dans les secteurs de la banque, de l’assurance, des télécommunications et de l’administration. Cependant nous abordons le marché français par le biais d’un partenaire local qui a la sensibilité qui convient. Les habitudes « business » israéliennes sont proches de celles qui existent aux Etats-Unis mais différentes de celles que nous percevons en France. L’important est, pour nous, d’avoir une première référence chez un client connu, ce que nous espérons avoir avant la fin de l’année. Nous sommes convaincus, qu’ensuite, Intellinx deviendra une référence sur le marché français qui est demandeur de solutions de sécurité informatique.

Troisième question CCFI : Est-ce facile, pour une femme, d’être PDG d’une société de high tech en Israël?

OMD : Le marché high tech israélien fonctionne avec de nombreuses femmes dans le domaine du logiciel, du support technique et de la vente de solutions. Mais plus on monte dans la pyramide des responsabilités, moins il y a de femmes en proportion du nombre d’hommes. Ceci me semble moins un phénomène de discrimination à l’encontre des femmes que le choix de vie des femmes. Le rôle de PDG, que l’on soit homme ou femme requiert une somme considérable d’énergie, d’opiniâtreté, de courage, de résistance … beaucoup de femmes préfèrent consacrer une part de ces qualités à la vie familiale. Mais, selon mon expérience, celles qui trouvent de la joie dans une position managériale, parviendront au niveau qu’elles souhaitent, y réussiront et seront gratifiées aux plans professionnel et familial ! Leur sacrifice personnel sera compensé par la satisfaction d’innover et par l’amour et la fierté que sa famille aura pour elle. Personnellement, je trouve qu’il est souvent plus facile pour une femme de travailler dans l’environnement masculin actuel, dans la mesure où les hommes préfèrent faire des affaires avec les femmes qui ne sont pas en compétition implicite avec eux et dont l’intuition est souvent un facteur de résolution rapide des conflits.—

Propos recueillis pas Jacques Beer-Gabel, administrateur de la CCFI

Printer Imprimer cette page - Retour en haut de la page