News: ISRAËL RICHESSE – LES ISRAÉLIENS LES PLUS RICHES ONT ÉTÉ ÉPARGNÉS PAR LA CRISE: la fortune des 100 plus riches Israéliens a grossi de 37% en un an.
Par Jacques Bendelac à Jérusalem
Rubrique: Les riches
Publié le 21 septembre 2009
La fortune accumulée en 2009 par les 100 Israéliens les plus riches représente 258 milliards de shekels, soit près de 50 milliards d’euros. Ces 100 Israéliens sont donc à la tête d’une fortune qui équivaut à 35% du PIB annuel d’Israël.
Pour la 8e année consécutive, le quotidien Maariv publie, à la veille de Roch Hachana un supplément spécial consacré au classement des 100 Israéliens les plus riches en 2009. Ce nouveau palmarès va à contre-courant des idées reçues sur les retombées de la crise économique: les millionnaires israéliens se sont vite reconstitués une fortune après la crise, même lorsque leurs sociétés sont en difficulté.
Souvenons-nous: l’an dernier, la crise économique avait effacé quelque 120 milliards de shekels (22 milliards d’euros) de la fortune des plus riches habitants d’Israël; autrement dit, les millionnaires israéliens ont vu fondre, en quelques semaines, plus de 40% de leur patrimoine qui se compose essentiellement de valeurs boursières et immobilières.
Le retour de la prospérité s’est enclenché au second et troisième trimestre de 2009 alors que la Bourse de Tel Aviv faisait un bond de plus de 50%. Ce qui a permis aux 100 Israéliens les plus riches de récupérer leurs pertes et même d’accroître leur patrimoine de 37% en un an.
Les « Grandes Familles » se maintiennent en tête du “top-100”
Le trio de tête reste le même (Wertheimer, Harisson et Ofer) mais l’ordre change. Cette année, c’est la famille Ofer qui se place en tête du palmarès des 100 riches d’Israël. Malgré les difficultés financières de la compagnie Zim, Samy Ofer et ses enfants Idan et Eyal, ont vu leur patrimoine s’accroître de 26% en deux ans, passant de 19 milliards de shekels en 2007 à 24 milliards cette année.
La famille Ofer a détrôné de la première place la famille Wertheimer qui est rétrogradée cette année à la seconde place. A la fin 2009, l’industriel Steph Wertheimer et son fils Eitan affichaient un patrimoine de 23 milliards de shekels. A 83 ans, Steph est un des rares millionnaires israéliens à avoir attaché son nom au rapprochement entre Juifs et Arabes, en contribuant notamment au développement de la Galilée.
Quant à la banquière Sherry Harisson, elle perd un rang au palmarès pour se retrouver sur la troisième place du podium des plus riches, ce qui n’est pas déshonorant. La millionnaire israélienne a connu une des années les plus mouvementées de sa carrière: son divorce médiatisé et son livre révélant ses liens avec l’au-delà n’ont pas amélioré son image de marque.
Les « nouveaux riches » améliorent leur position
Parmi les nouveaux venus au palmarès de la richesse de 2009, on remarquera Shaoul Shani (19e place) et Kobi Mimoun (20e place), les principaux actionnaires d’Isramco: la société de recherche pétrolière a fait la découverte d’un gigantesque gisement de gaz “Tamar” au large de Haïfa dont la valeur est estimée par les analystes à 5 milliards de dollars. Shaoul Shani vient aussi de faire la une de la presse financière mondiale en vendant ses participations dans la société brésilienne de téléphonie GVT dont la valeur est estimée à 3 milliards de dollars.
D’autres familles israéliennes ont réussi à améliorer significativement leur position au classement des millionnaires. Tsadik Bino est passé de la 33e à la 15e place avec un patrimoine de 4 milliards de shekels accumulés avec ses activités bancaires et énergétiques. De même, la famille Dankner (Itshak, Nohi et Shely) avance de la 36e à la 17e place avec un patrimoine de 3,5 milliards de shekels.
Parmi les autres nouveaux riches qui ont réussi à s’intégrer au classement des “top-100”, on trouve aussi Moshé Yanaï (high tech) qui s’offre une honorable 93e place, et la famille Habès (immobilier de luxe) qui est entrée directement à la 52e place du palmarès de 2009.
Les « perdants » de la crise économique
Certaines familles n’ont pas été épargnées par la crise financière; si d’autres ont réussi à s’en remettre, elles y ont laissé beaucoup de plumes. Parmi les rescapés de la crise, Lev Levaïev garde sa 7e position au classement, ce qui peut paraître étonnant si l’on prend en compte les difficultés financières de son groupe Africa-Israel; il semble que ce soient les activités de Levaïev dans les diamants qui ont compensé ses pertes dans l’immobilier.
Enfin, d’anciens riches ont disparu de la liste des 100 millionnaires: Léon Récanati a perdu sa fortune dans l’immobilier, Noam Lenir et Freddy Robinson ont perdu des millions dans les casinos et jeux en ligne.—
Jacques Bendelac (Jérusalem)






