News: FAMILLE ISRAËL - LE CHIFFRE DU JOUR : 13 000 mères célibataires dans l'Etat Hébreu en 2008 soit près de 55 % de plus qu'en 2000. Croissance du nombre de parents homosexuels.
Par IsraelValley Desk Actualité
Rubrique: Actualité
Publié le 12 septembre 2009
Cette année, dans un moshav du centre du pays, deux des 14 nourrissons étaient issus de ce que l’on appelle des familles “alternatives”.
JPost : "Un adorable petit garçon de 11 mois était le fils d’un couple de lesbiennes ; une petite fille née seulement quelques semaines auparavant était, elle, dans les bras de sa mère célibataire. Un phénomène pourtant assez banal aujourd’hui.
En Israël, on décompte environ 13 000 mères célibataires à l’heure actuelle, soit près de 55 % de plus qu’en 2000. Ont également augmenté le nombre de parents homosexuels, de familles mixtes (d’obédiences religieuses différentes) ou de couples civils et non-religieux.
Avec 18% de divorces et un nombre important de Juifs qui se marient hors de l’égide du grand rabbinat, les familles “alternatives” sont encore plus nombreuses qu’on ne le pense. Pendant des années, elles ont souffert de la stigmatisation sociale et de l’absence de droits civiques.
Mais, à la suite d’un certain nombre de recours devant la justice, la situation s’est considérablement améliorée. Même si sur certains fronts, comme celui de la religion par exemple, beaucoup de défis restent encore à relever.
Adva, Edit et leurs deux jumeaux…
L’appartement d’Adva et Edit, au nord de Tel-Aviv, ressemble à celui d’un couple quelconque avec enfants : dessins collés aux fenêtres, jouets empilés dans un coin de la salle à manger… Jusque-là rien de très étonnant.
“Nous ne nous considérons pas comme une famille alternative”, dit Adva, 36 ans et mère de jumeaux. Il y a cinq ans, elle et sa partenaire de l’époque ont décidé d’avoir des enfants. Un an après s’être rendues dans une banque de sperme, elles avaient deux beaux garçons, Inbar et Rotem.
Depuis, le couple s’est séparé : Adva vit aujourd’hui avec Edit et a la garde alternée des jumeaux. "Penser à tout cela me renvoie loin en arrière. Cela me rappelle quand j’ai décidé de faire mon “coming-out” et d’annoncer mon homosexualité. J’avais peur de la réaction de ma famille", raconte-t-elle.
“J’ai toujours su que je voulais des enfants, comme j’ai toujours connu mes préférences sexuelles.” Deux options s’offraient alors à elle : la banque de sperme ou trouver un homme qui aspirait à devenir père.
A Tel-Aviv, les centres d’aide et de conseils sont nombreux : Adva et sa partenaire ont pu consulter des psychologues, avocats, assistants sociaux. Elles ont pu faire connaissance avec d’autres femmes dans la même situation que la leur.
La communauté lesbienne de Tel-Aviv soutient énormément les jeunes femmes qui souhaitent devenir mères : ateliers sur l’insémination artificielle, préparation à l’accouchement, forums de discussions… tout est mis en place, même une maternelle dirigée par un couple de lesbiennes.
“Nous appartenons à la bulle de Tel-Aviv. Ici, il y a une immense communauté de femmes homosexuelles dont une grande majorité sont mères”, poursuit Adva. Un phénomène qui est d’ailleurs loin d’être circonscrit à Tel-Aviv.
L’amélioration des traitements de fertilité a également révolutionné la nature même des banques de sperme. Si, autrefois, la majorité des clients étaient des couples hétérosexuels, aujourd’hui près de 80% des demandeurs sont des femmes célibataires.
Depuis quelques années, la sélection plus stricte des donneurs a fait chuter leur nombre à une petite poignée d’hommes, alors que les demandes ne cessent d’augmenter. Le taux de croissance des familles monoparentales, ces dernières années est deux fois plus important que celui des couples traditionnels".—
Source: JPost (Copyrights)






