News: ISRAËL C'SYMPA - OK POUR LA POLYGAMIE EN ISRAËL ! "Dans des cas très exceptionnels, le grand rabbin autorise de prendre une deuxième femme"

Jul 200904

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Religion
Publié le 4 juillet 2009

La décision est rarissime. Le grand rabbin séfarade d’Israël Shlomo Amar a autorisé un vieil homme de 73 ans, dont la femme refusait de divorcer, à prendre une seconde épouse. Pour les rabbins, le cas inverse – une femme autorisée à la polygamie – n’est pas envisageable.

Après 60 ans de mariage, un homme, déjà arrière grand-père, décide de se chercher une autre femme. Marié alors que lui et sa première épouse n’avaient que 13 ans, il a vécu une vie de couple harmonieuse durant de très nombreuses années. Leur relation a commencé à se dégrader il y a 8 ans et le mari a alors décidé de demander le divorce au tribunal rabbinique de Netanya. Devant le juge, il a prétendu que sa femme ne s’occupait plus de lui et, par exemple, lorsqu’il fut malade, elle lui a refusé un verre d’eau. Selon la loi juive, la femme doit avoir reçu l’acte de divorce en mains propres afin que celui-ci soit valide. Or l’épouse rebelle n’accepte pas cet acte de divorce, ne se présente pas aux convocations du tribunal et déclare encore aimer son mari bien que depuis quelques années le couple ne vit plus ensemble après le partage de leurs biens. Selon l’expert du tribunal rabbinique chargé d’étudier le dossier, il n’y a aucune chance que le couple se réinstalle ensemble.

Le président du tribunal rabbinique, le rabbin Mikhaël Amos et les autres juges ont statué que la femme devait accepter l’acte de divorce mais rien à faire. Elle refuse toujours la décision rabbinique. Le mari a alors demandé au tribunal la permission de se marier à nouveau sans avoir formellement divorcé. Sa requête fut acceptée et la décision de la cour rabbinique a été confirmée par le grand rabbin séfarade d’Israël, Shlomo Amar. “Dans des cas très exceptionnels, le grand rabbin autorise de prendre une deuxième femme”, précise le rabbin Itzhak Peretz, chef de cabinet de Shlomo Amar. “Pour les ashkénazes, il faut la signature de 100 rabbins mais pour les séfarades, un décision du tribunal rabbinique est suffisante”.

L’homme qui a reçu l’autorisation rarissime de pouvoir prendre seconde femme doit maintenant chercher une candidate à la noce. Il doit également payer à sa première femme la totalité de la somme écrite sur l’acte de mariage comme compensation financière.

Deux poids, deux mesures

Si le tribunal rabbinique a autorisé un homme à prendre une seconde épouse, les femmes qui sont dans la même situation et dont le mari refuse de leur délivrer l’acte de divorce ou ont disparu sans laisser de traces, elles, n’ont pas cette chance. (NDLR : Or, justement nombres de femmes sont dans l’impossibilité de refaire leur vie car leur mari refuse de divorcer. Il existe d’ailleurs plusieurs associations, y compris dans le milieu orthodoxe, militant pour que ces femmes ne restent pas l’otage de leur mari.)

Cependant la situation de la femme juive s’est améliorée avec le temps. Il y a un peu plus de 1000 ans, un grand maître du nom de Rabbénou Guershom dit “la lumière de l’Exil”, décida que désormais, un homme ne pourrait plus prendre une autre femme s’il n’a pas divorcé de sa première épouse au préalable. Cette décision rabbinique n’était valable que pour le monde ashkénaze mais depuis la création de l’Etat d’Israël, elle est appliquée par toutes les communautés juives. Autrement dit, la polygamie masculine reste une exception.

(Source : Maariv 22/6/09)

Source: http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article421

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