News: ISRAËL - JUGEMENT MADOFF : en Israël, la liste est longue des sociétés et financiers qui avaient placé leurs espoirs en des taux de rendement juteux.

Jun 200930

Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Actualité
Publié le 30 juin 2009

Bernard Madoff, 71 ans, a écopé de 150 ans de prison. Les applaudissements qui, dans la salle d’audience du tribunal new yorkais, ont salué le verdict, ont été à la mesure du ressentiment vécu. Bernard Madoff a grugé, dupé des milliers de petits épargnants, des centaines de sociétés, des dizaines de fortunes. Il a anéanti, financièrement et émotionnellement, des centaines et des centaines de gens. Mais justice a-t-elle été rendue ?

Certes, il faut du génie pour escroquer quelques 65 milliards de dollars. Mais un génie ne peut s’exprimer que dans un environnement déterminé. C’est une lapalissade que de dire que Bernard Madoff ne vivait pas sur la lune. Elle a le mérite, cependant, de poser la question des questions : comment a-t-il pu opérer?

C’est ce que le procès ne met pas du tout en lumière. Ce n’est pas tant le mécanisme de l’escroquerie qui importe en la circonstance, mais le cadre financier qui l’a permis.

Enfin quoi! Ce monsieur se permet d’escroquer quelques 65 milliards de dollars sur une longue durée, affiche des signes extérieurs de richesse qui auraient dû éveiller l’attention de n’importe quel inspecteur du fisc, et rien ? Mais, où étaient les outils de contrôle ? Les régulateurs ? Les banquiers ? Manifestement, ils regardaient ailleurs. Ou avaient d’autres chats à fouetter.

Et n’est-il pas inconcevable que l’expert désigné par la Cour pour localiser ces milliards et milliards n’ait pu en dénicher que 1,5 ? 150 ans de prison ? Bon, la société s’est vengée d’un homme qui l’a mise en échec. Mais justice a—t-elle été faite ? La question ne laisse pas d’inquiéter.

En Israël, la liste est longue des sociétés et financiers qui avaient placé leurs espoirs en des taux de rendement juteux. Y compris toutes les universités, des collèges universitaires et des Instituts de recherche prestigieux. Le coup est dur, très dur même pour certains. Le pire touche les associations caritatives qui se voient contraintes de réduire, sinon cesser leurs activités.—

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