News: ISRAËL IRAN - PLUS PROCHE DU DANGER DE GUERRE ? ANGOISSE EN ISRAËL APRES LES ANNONCES DE VICTOIRE DU PRESIDENT SORTANT.
Par Dan Assayah
Rubrique: Actualité
Publié le 13 juin 2009
EDITORIAL – DUEL IRAN ET ISRAËL : L’ELECTION DE AHMADINEJAD SONNE CLAIREMENT LE GLAS D’UNE POSSIBLE RELATION NORMALISEE ENTRE LES DEUX PAYS.
Avec près de 90% des urnes dépouillées, soit l’équivalent de 28 909 689 bulletins, M. Ahmadinejad était crédité de 64,88% hier soir. M. Moussavi, un conservateur modéré qui avait clamé sa victoire à la clôture du scrutin, obtenait pour sa part 32,6%.
En Israël il est clair que la victoire ECLATANTE du Président sortant sonne la fin d’une possible période plus calme dans la région.
La presse israélienne avait tout fait pour éviter de dire tout haut ce que souhaitait le Gouvernement israélien et la population israélienne : l’écrasement de Ahmadinejad dans les urnes. Il fallait éviter absolument de dire que Moussavi, l’opposant au Président sortant, avait le soutien d’Israël. Ce n’est donc pas par hasard si la presse israélienne et la radio ont fait semblant de croire et dire que Moussavi était “un très grand ennemi d’Israël”.
Le journal France-Soir a très bien résumé la situation : "Le président Ahmedinejad, qui prône la destruction d’Israël et poursuit son processus d’acquisition de la bombe nucléaire, a fait de l’Iran une menace existentielle majeure pesant sur l’Etat hébreu.
Selon un récent sondage, 76 % des Israéliens craignent que l’Iran n’acquière la bombe nucléaire et un quart des sondés envisagent de quitter le pays dès lors que l’Iran aura cette bombe.
Cependant les Israéliens sont partagés sur ce qu’il convient de faire face à ce danger, la moitié est favorable à une attaque contre l’Iran, l’autre moitié préfère privilégier la diplomatie notamment sous l’égide des Etats-Unis".
ISRAELVALLEY PLUS – UN ARTICLE ESSENTIEL PUBLIE PAR LE JOURNAL HAARETZ,REPRIS PAR LE MONDE ET ANALYSE PAR Jean-Michel APHATIE.
“Attaquer les installations nucléaires iraniennes? Reuven Pedatzur juge que, même sans aide américaine, et probablement les USA ne soutiendront-ils jamais Israël dans cette folie, l’Etat israélien possède aujourd’hui les moyens techniques de réaliser seul cette opération. Mais il lui faudra pour cela, assure-t-il, mobiliser près d’une centaine d’avions, donc risquer très vite d’être repéré par ses adversaires, et de devoir alors surmonter le barrage d’une défense anti aérienne qui pourrait causer de lourdes pertes aux forces isréaliennes.
L’attaque, en outre, présenterait deux faiblesses. D’abord, la destruction des installations pourraient s’avérer très difficile, incomplète, et donc peu performante au regard de l’objectif essentiel: priver l’Iran de sa capacité nucléaire. Ensuite, les dégâts auprès de la population civile, notamment du fait de la contamination certaines de larges zones d’habitation, pourraient être considérable. Des centaines de milliers de personnes pourraient trouver la mort par radiation. Le prix à payer pour Israël serait donc catastrophique, sans compter qu’alors probablement c’est toute la région qui pourrait s’embraser dans un climat d’horreur et de volonté de vengeance.
En fait, assure le journaliste d’Haaretz, à moins de se lancer dans une aventure qui apparaît suicidaire à bien des égards, mais je le répète, les paramètres de l’analyse ne sont exposés ici que très succinctement, Israël ne possède pas véritablement les moyens d’empêcher l’Iran d’accéder à la technologie militaire nucléaire. Cet état de fait, auquel les dirigeants israéliens ne veulent pas se résoudre, peut être qualifié de cauchemar. Malgré tout, Reuven Pedatzur conseille à ses propres concitoyens et à ceux qui les représentent, de relativiser le danger. Que peut faire l’Iran, questionne-t-il, de ses armes nucléaires? Les utiliser contre Israël? Mais alors, souligne-t-il, les villes iraniennes seraient l’objet de représailles de même nature et les morts alors se compteraient par millions. En clair, l’expert militaire rappelle que l’une des caractéristiques étrange mais essentielle de l’arme nucléaire est que son potentiel d’horreur est tel qu’elle en devient inutilisable. D’où son exhortation, en fin de papier, au calme et à la mise à distance des discours belliqueux que tiennent volontiers les dirigeants israéliens".—






