News: FRANCE ISRAËL - LE FROMAGE DE FRANCE DEBARQUE ENFIN - Des boîtes de Boursin, de Bresse-Bleu, d'Emmental, de Saint-Agur ou encore de Chavroux, de Saint-Maure ou de tomme dans les magasins israéliens.
Par IsraelValley Desk
Rubrique: Agriculture & agroalimentaire
Publié le 30 mai 2009
Longtemps le voyageur français en partance vers Israël a été reconnaissable dans les aéroports. Lors de la fouille de sa valise, cette dernière dévoilait des paquets aux odeurs suspectes. Les autorités découvraient alors immanquablement… du fromage.
JPOST : "Il faut dire qu’au sein de l’Etat hébreu, la culture fromagère ne s’est développée que récemment, forçant l’immigrant français à faire des provisions de ces produits laitiers dont il raffole à chacune de ses visites dans l’hexagone.
Non que l’Etat juif n’ait jamais produit de fromages. Mais la production se limitait – au gvinat eimek (fromage jaune) – au caractère plutôt doux et bien éloigné de nos délicieux camemberts et de nos fameux munsters.
Pourtant, les Israéliens aiment les produits laitiers, et le fromage en particulier, assure Nany Seyman, chargée de l’importation des fromages français en Israël.
Le problème, ajoute-t-elle, c’est que le Ministère de l’Agriculture a longtemps fermé la porte aux produits alimentaires étrangers. Par manque de savoir-faire, les habitants de la Terre promise étaient donc privés de fromages à pâte blanche.
Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, le marché israélien s’ouvre progressivement au marché mondial, grâce à son entrée dans diverses organisations commerciales internationales (comme l’OMC par exemple, l’organisation mondiale du commerce qu’Israël a intégrée en 1995).
“Une ouverture tout en douceur”, précise cependant Seyman, parce qu’il ne s’agit pas non plus de noyer le marché intérieur israélien. En d’autres termes, les importations sont limitées par des quotas.
Concernant le fromage en provenance d’Europe, seules cinq cents tonnes ont le droit de franchir la Méditerranée chaque année. Une quantité qui fait maigre figure face auxrn200 000 tonnes de fromage jaune produites annuellement sur le sol israélien. Cacherout oblige, pas question d’aller se servir chez les grossistes.
La totalité des fromages importés est achetée directement à l’usine de fabrication où un contrôle est effectué depuis la traite jusqu’au fret en passant par la production.
Arrivées en Israël, 80 % des ventes s’effectuent dans le centre (Tel-Aviv et ses environs), une région plus demandeuse que les autres, même si tous les supermarchés du pays reçoivent leur lot de fromages européens, assure Seyman.
Aujourd’hui, plus personne en Israël ne sera donc surpris de rencontrer au rayon frais de son Supersol des boîtes de Boursin, de Bresse-Bleu, d’emmental, de Saint-Agur ou encore de Chavroux, de Saint-Maure ou de tomme – le label français d’un fromage étant bien entendu un atout.
La croûte et l’odeur forte sont toutefois rarement les bienvenues sur les voûtes palatines israéliennes et le vrai bon fromage de caractère devra attendre encore quelques années pour s’inscrire dans les habitudes alimentaires nationales.
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Au pays du lait, du miel… et du fromage ?
Par Ilana Epstein pour le Jerusalem Post
Descendre le long de la grande allée du marché de Jérusalem qui relie la rue Agrippas à la rue Yaffo. A mi-chemin, tourner à droite. Stop. Vous êtes arrivé à destination : la fromagerie de Basher, autrement dit le royaume du fromage israélien dur et cacher. A l’intérieur, pour peu qu’on lui indique le genre de fromage recherché, Eli Basher mettra à votre disposition en quelques secondes un large plateau sur lequel seront disposées en ligne, de fines tranches aromatiques de plusieurs fromages à tester. Il y a dix ans, il a réussi à convaincre son père de reconvertir le restaurant familial ouvert par son grand-père 65 ans plus tôt à Mahané Yehouda, en fromagerie.
Parce que le rêve de Basher, c’est de transformer un jour les habitants de la Terre promise en consommateurs férus de fromages. Pour cela, il impose à ses clients une dégustation avec tout son arsenal, ses différentes textures et arômes. Les quelques adjectifs tels que doux, salé, aigre ou amer se révéleront vite insuffisants. Le fromage est un produit qui fait découvrir aux papilles gustatives des univers inconnus qui nécessiteront pour les qualifier des termes tels que terreux, herbu, acide, citronné… Les saveurs que l’on retrouve sur les étalages de Basher font sensation, à tel point qu’il a ouvert deux autres boutiques à Tel-Aviv et Rishon Letsion. Chacune d’entre elles met à disposition du client plus de 850 variétés, dont beaucoup sont importées d’Europe où la culture fromagère s’hérite au même titre que les yeux bleus ou le nez aquilin. On pourrait presque dire que l’échoppe de Basher est à elle seule un fromage européen virtuel. Toutes les trois semaines, le propriétaire s’envole vers Paris – la Mecque du fromage – avide de nouvelles sensations fromagères".—
Source: JPost (Copyrights)






