News: CRISE ISRAËL - MON KIBBOUTZ SE PORTE MAL : LE CHOMAGE TOUCHE AUSSI LES TRAVAILLEURS DES KIBBOUTZIM.
Par IsraelValley Desk
Rubrique: Kibboutz
Publié le 21 février 2009
La crise qui frappe les économies mondiales touche également les kibboutzim, qui ne représentent plus guère de 2% de la population totale du pays.
Ainsi par exemple, des membres de kibboutzim travaillant à l’extérieur et qui sont licenciés, ne peuvent plus apporter leur salaire au budget du kibboutz. Pour Omri Kenaan, responsable au Mouvement des kibboutzim, la situation est très différente suivant le type de kibboutz : « Dans le kibboutz ‘nouvelle formule’, un membre qui travaillait à l’extérieur et qui se retrouve au chômage, continue à percevoir une allocation de salaire minimum par le kibboutz, grâce à des Fonds Spéciaux créés pour ce genre de situation, jusqu’à ce que la personne retrouve un emploi. Cela constitue certes un poids pour le budget collectif, mais il est relativement supportable. Par contre, dans les kibboutzim qui sont restés fidèles au modèle collectiviste, la situation est autrement plus difficile : comme la plupart des membres travaillent dans les entreprises qui se trouvent dans le kibboutz et vivent du budget collectif, lorsque la crise économique touche ces entreprises, les conséquences se ressentent lourdement sur toutes les familles.
Cette crise est ressentie avec d’autant plus de force dans les kibboutzim du sud du pays, déjà touchés par la situation sécuritaire avant de l’être par la crise économique. Pour Shlomo, membre de l’un de ces villages, « la situation risque de provoquer l’effondrement de certains kibboutzim. La conjonction de la baisse des commandes et du licenciement de certains membres a abouti à un appauvrissement qui se ressent à tous les niveaux, tels que l’allocation du budget par familles, l’organisation des activités par le kibboutz, et jusques à la qualité et la quantité de la nourriture dans le réfectoire. De plus, les membres au chômage n’ont pas l’avantage des citadins de pouvoir accéder facilement aux Services de l’Emploi ou aux sources d’allocations ».
Le responsable des Ressources Humaines d’un autre kibboutz du sud indique « que depuis six mois, une vingtaine de membres de son kibboutz se sont retrouvés au chômage, tant parmi ceux qui travaillent dans le kibboutz que parmi ceux qui sont employés à l’extérieur. Et ce n’est que le début. Cela se ressent à tous les niveaux. Les différents secteurs d’activité du kibboutz essaient de réduire la main-d’œuvre pour freiner leurs dépenses. Et cela provoque un cercle vicieux : les familles qui gagnent de moins en moins commencent à économiser, par exemple dans les dépenses éducatives, en arrêtant certaines activités extrascolaires, et de ce fait, celles et ceux qui y sont employés perdent leur emploi ! Les services d’aide psychologique fonctionnent par contre plus qu’à plein temps, car la morosité et le découragement s’installent progressivement. C’est toute l’institution du kibboutz qui est menacée !»—
par Shraga Blum
Source: Aroutz 7






