News: ISRAËL AFRIQUE - FAIRE GAGNER A L'AFRIQUE 10 ANS EN INJECTANT DE LA HAUTE TECHNOLOGIE.

Feb 200905

Par IsraelValley Desk et DR
Rubrique: Afrique
Publié le 5 février 2009

NBIC, BANG… pour Dominique Bourra, derrière ces deux acronymes se cache la prochaine révolution technologique. Une révolution à la portée des entreprises françaises pour peu qu’elles misent sur l’innovation et la coopération internationale.

Installé depuis trois ans à la tête de NanoJV, Joint- Ventures Constructor, l’entreprise de conseil en haute technologie qu’il a créée, Dominique Bourra a su capitaliser sur son expérience d’ancien directeur pour la France du programme gouvernemental de coopération technologique avec Israël, pour identifier les créneaux porteurs dont les acteurs seront les champions de demain.

Depuis quinze ans, il sillonne la Silicon Valley israélienne et le tissu industriel français, pour dénicher les pépites qu’il va accompagner vers des partenariats technologiques.

«Ce dont je suis sûr, c’est que les grands marchés du futur se constitueront autour des NBIC (Nanotechnologies, Biologie, Information, Cognition), ou des “BANG” (pour Bits, Atomes, Neurones, Gènes), c’est à dire la convergence de l’informatique, des nanotechnologies, des neurosciences et de la génétique.

A partir de là, on forme des cocktails de sciences qui vont, dans les dix ans à venir, bouleverser en profondeur tous les paradigmes industriels et scientifiques existants. »

Dénicher les pépites des marchés du futur

Un marché mondial dont le potentiel à l’horizon 2015 – 2020 est estimé à 2500 milliards de dollars par an ! Pour construire cette hybridation, des savoir-faire entre les entreprises innovantes situées de part et d’autre de la Méditerranée, Dominique Bourra est parti d’un constat simple.

« Les entreprises de croissance qui veulent avancer dans le monde de l’innovation et de la technologie, doivent être multidisciplinaire, transdisciplinaire. Elles ne peuvent plus se permettre de rester dans leur bulle, et à plus forte raison, de rester hexagonales, il faut qu’elles aillent gagner de nouveaux marchés à l’international, et aussi gagner du temps vers ces marchés en s’appuyant sur des alliés. »

Ces alliés, NanoJV aide les entreprises françaises à les rencontrer. « Nous sommes une interface entre la France et des pays innovants, avec une hypercompétence sur la Silicon Valley israélienne qui présente l’intérêt d’être ce que j’appelle – indépendamment des conflagrations géopolitiques – le laboratoire mondial de l’innovation. »

Pour preuve, les centaines de centres de Recherche & Développement de multinationales qui y sont implantés, tout comme les grandes avancées en matière d’interdisciplinarité, de croisement de compétences et de prospective technologique que l’on doit à Israël.

Les promesses des nouvelles frontières de l’économie

On l’aura compris, pour Dominique Bourra, la bonne stratégie anti-crise est de parier sur la révolution technologique tout en dépassant les frontières, qu’elles soient terrestres ou de pensées.

Un précepte qu’il a décidé d’étendre dès cette année à de nouveaux territoires, de nouvelles frontières économiques…l’Afrique.

« Dans le message qu’il a adressé à Barak Obama, Abdoulaye Wade, le président sénégalais, a qualifié son continent de “dernière frontière du développement du monde”. Je suis complètement d’accord avec cela. Il ne faut surtout pas voir l’Afrique, comme un continent qui sombre, mais plutôt comme autant de nouveaux débouchés. »

Son idée ? Apporter dès cette année, avec des approches à l’opposé du néocolonialisme, des hautes technologies dans les pays africains.

Ses pistes de développement sont ambitieuses : l’instauration de la gratuité des télécommunications en Afrique, le développement des autoroutes de l’information, indispensables aux relations d’affaires, la lutte contre la fraude et la corruption grâce aux nouvelles technologies, les énergies renouvelables adaptées au terrain, les agro-biotechnologies.

L’enjeu étant de favoriser systématiquement les transferts de technologies qui garantiront, à terme, l’indépendance économique de ces pays.

Sûr de la pertinence de sa démarche, Dominique Bourra s’inscrit dans une dynamique qui, généralisée, pourrait comme il le croit, faire gagner 10 ans au continent.

« L’injection de haute technologie permet de s’affranchir de la préexistence d’infrastructures : il est plus simple et moins coûteux d’installer de l’Internet haut débit sans fil dans une capitale où il n’y a aucune structure télécom plutôt que d’essayer de bricoler des anciennes solutions qui ne vont jamais fonctionner ».

Une solution audacieuse pour contourner les problèmes et, grâce aux hautes technologies, faire un saut qualitatif pour faciliter le business et faire naître de nouvelles opportunités de marché.

Elodie Toustou-ChelidzernArticle publié dans les Cahiers de la Compétitivité, spécial Création d’ entreprise,
cahier du Journal LE MONDE daté du 29 janvier 2009, « La bonne stratégie anti-crise : innover et dépasser les frontières ».—

Source: Elodie Toustou-Chelidze

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