SARAH TOURS: Voyage en Israel

SAVE THE DATE: Rencontres sur la Sécurité le lundi 16 novembre 2009 News: FRANCE-ISRAËL : NICOLAS SARKOZY SOUHAITE UNE CESSATION IMMEDIATE DES HOSTILITES DANS LA BANDE DE GAZA, IMPUTANT CEPENDANT AU HAMAS LA RESPONSABILITE DE LA CRISE.

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Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Editorial
Publié le 6 janvier 2009 à 06:50

Après le Caire et Ramallah, le président français a gagné Jérusalem pour y mener une série de consultations politiques. Son objectif déclaré : obtenir un cessez-le-feu immédiat.

Aussi bien à Ramallah qu’à la résidence du chef de l’Etat, Shimon Peres, Nicolas Sarkozy a réitéré son crédo : Oui le Hamas est impardonnable et irresponsable, oui le Hamas est la cause des souffrances que traverse la population palestinienne dans la bande de Gaza, mais Israël est suffisamment fort pour s’autoriser un arrêt des hostilités, afin de permettre une aide humanitaire massive à cette population. C’est en ami d’Israël que le président français s’est exprimé.

C’est en tant que tel que le président français a été écouté. Mais pas forcément suivi.

Pour ce, il manquait dans sa plaidoirie pour un cessez-le-feu immédiat un élément essentiel, à savoir un plan et un engagement précis. C’est ce que la ministre israélienne, Tzipi Livni, a rappelé à ses collègues européens : Israël ne peut se contenter de promesses quant à la neutralisation du Hamas, il exige des actes. Par exemple, un contrôle international rigoureux de la frontière égypto-palestinienne. Ou encore le démantèlement militaire du Hamas.

En clair: Israël ne veut pas d’un Sud-Liban bis à sa porte, c’est-à-dire d’une zone théoriquement neutralisée, théoriquement contrôlée par une force onusienne, mais qui pratiquement se reconstitue en tant que menace pour la population nord du pays.
En fait, les conditions d’un cessez-le-feu se discutent au Caire où s’est rendue une délégation de la direction politique du Hamas établie à Damas. Il est à noter, à cet égard, que le président Moubarak a refusé que cette délégation soit conduite par Haled Meeshal. Au Caire, on a la dent longue. Les insultes proférées contre le président depuis Damas, les appels à un soulèvement populaire contre le régime ne s’effacent pas du jour au lendemain. Et derrière le Caire se profile Washington où, hier soir encore, le président Bush a souligné la légitimité des exigences israéliennes.

La clé, en fait, est entre les mains du Hamas. Selon diverses sources, il semblerait que celui-ci se sente investi d’une mission divine. Il est animé d’une foi inébranlable dans ses capacités à précipiter la fin de l’ennemi sioniste. Il aspire à la confrontation directe, au face-à-face.
C’est à cela que pensait Tzipi Livni, hier soir, en demandant aux ministres des Affaires étrangères européens de ne pas se tromper de combat. ” Ce qui se passe ici ne concerne pas seulement Israël. Il touche à deux visions du monde. Il appartient à tout un chacun de choisir son camp.” En clair, Afghanistan, Irak, bande de Gaza même combat.—

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