News: CCFI GALA 2008 - JEAN-MICHEL CASA , AMBASSADEUR DE FRANCE EN ISRAËL : "le lien humain extraordinaire qui existe entre la France et Israël".
Par Daniel Rouach et Mati Ben Avraham
Rubrique: France - Israël
Publié le 9 décembre 2008
Hier soir à la table d’Honneur du gala de la CCFI, l’Ambassadeur de France en Israël était très présent et entouré de toute part. Il avait le sourire aux lèvres. Les relations entre la France et Israël sont en amélioration et cela se voit sans fard. Mati Ben Avraham avait réalisé une interview cet été 2008.
Question : Passons au plan économique, pris dans son sens le plus large. Où en est-on et quels sont pour vous les créneaux les plus porteurs?
Jean-Michel Casa : Nous sommes dans une situation qui n’est pas mauvaise, avec des échanges significatifs.
Un milliard d’euros d’échanges commerciaux, avec un léger excédent pour la France. Mais, on pourrait faire mieux, à la fois en termes d’échanges commerciaux, de coopération d’entreprises, de capital-risque, d’investissements français en Israël et israéliens en France.
Il y a des investissements français en Israël. Je citerai Véolia, BNP-Paribas, Alstom mais on pourrait faire mieux, notamment dans les domaines des biens, des services.
On pourrait aussi espérer plus d’investissements israéliens en France. Ils existent mais, par exemple, à la Bourse de Paris, la présence israélienne est très faible, les entreprises israéliennes sont encore très peu cotées sur nos marchés financiers. Il y a donc une marge d’amélioration, d’autant plus que nous avons affaire à deux économies puissantes, prospères. La France est un pays moteur en Europe.
L’ouverture du marché français signifie une ouverture sur tout le marché européen, dans une zone libre de barrières, avec l’atout formidable que représente la France, qui a une très forte attractivité, qui est l’un des principaux terrains d’accueil des investissements étrangers.
Il y a aussi le lien humain extraordinaire qui existe entre la France et Israël , qui ne se résume pas bien sûr à la présence des Franco-Israéliens ici et à l’importance de la communauté juive en France, mais dont il faut tenir compte.
La France a la plus grande communauté juive du monde après les Etats-Unis, avec une proximité géographique très forte avec Israël, qui se double d’une proximité affective de par les familles qui vivent ici et là-bas.
Dans la durée, il serait bien que tous ces liens humains formidables puissent se développer mais aussi se traduire en terme de développement des échanges, des investissements, de prospérité partagée. Grâce à l’accroissement de leur pouvoir d’achat, les Israéliens se tournent de plus en plus vers des produits, disons plus sophistiqués que le marché français est à même de leur proposer.
Mais c’est vrai aussi dans le domaine des machines, des travaux publics. Et il y a des possibilités de coopération formidables dans le domaine des hautes technologies où Israël est l’un des pays les plus avancés au monde, c’est bien connu, avec des pôles technologiques très performants et nous-mêmes, nous essayons de valoriser nos pôles de compétitivité.
Nous avons d’excellents laboratoires, nous avons des universités de haut niveau et je suis sûr que, au-delà des coopérations qui existent déjà entre certains pôles technologiques français et des pôles israéliens tels le Technion de Haïfa, ou celui de l’Institut Weizman, je suis sûr donc que nous pouvons développer davantage les relations dans le domaine des nouvelles technologies de manière générale : les technologies de l’information, biotechnologies, nanotechnologies… Il y a là un domaine d’excellence où Israël et la France ne sont non pas concurrents, mais probablement tout à fait complémentaires. Je crois que l’une des tâches que doit se fixer cette ambassade est que, sur la base de ce qui existe déjà – et qui est bien – l’on puisse aller plus loin, et quelque chose qui soit à la hauteur à la fois de la qualité de nos relations politiques et des ambitions de notre relation.—






