News: ISRAËL FRANCE - ALBER ELBAZ de LANVIN : UNE OVATION LORS DE LA REMISE DES TROPHEES DE LA CCFI REMIS PAR ANDRE MAAREK.

Dec 200809

Par Daniel Rouach et Sabine Roitman
Rubrique: France - Israël
Publié le 9 décembre 2008

soir c’est bien Alber Elbaz qui, en moins de trois minutes de remerciements a dit les paroles qui ont, en quelques minutes, conquis les 400 hommes et femmes d’affaires qui ont assisté à la soirée de Gala de la CCFI.

Le Président de la CCFI, Henri Cukierman avait dès le départ dit en quelques sa joie de voir autant de personnalités dans la salle.

Lors de la remise des TROPHEES par André MAAREK, ancien Directeur Général, BULL SYSTEMES FRANCE, Alber Elbaz a dit des mots inoubliables en parlant de sa mère qui a disparu l’an dernier.

Durant quelques secondes la salle a eu l’impression que sa chère mère était à ses côtés. Inoubliable moment d’émotion.(DR)

(IsraelValley reviendra très vite sur cette soirée assez exceptionnelle)—

SABINE ROITMAN – Les créations d’Alber Elbaz pour cet hiver ont été inspirées, dit-il, par le tango argentin, Argentine où il avait espéré aller l’été dernier, mais probablement aussi par la mort récente en Israël de sa mère: le noir domine et recouvre des ensembles alternant jupes et petites vestes, blousons ou pantalons.

La femme qu’il présente dans ce défilé a une silhouette près du corps, presque sévère, ceinturée à la taille, soulignant les formes minces et sensuelles des mannequins. La robe, toujours reine, joue aussi sur un registre austère quoique agrémentée d’un jeu de nœuds et de matières plus chatoyantes.

Le tout est proposé avec de surprenants bijoux à base d’inclusions de cristal. La fourrure, le satin, le cuir vernis viennent adoucir la rigueur de l’ allure générale. La collection a été comme à chaque fois ovationnée par le public et les critiques de mode.

La première fois que j’ai rencontré Alber Elbaz, j’ai été surprise par sa silhouette ronde alors qu’il passe sa vie dans un monde de mannequins élancés, longilignes pour ne pas dire anorexiques…

Ce premier aperçu laissait déjà entrevoir un homme tout en contrastes, cachant sous sa bonhomie naturelle une intelligence pétillante, avec une créativité originale mariant la discrétion du classique à l’audace de combinaisons sans précédent de matières, de formes et de couleurs.

Il était vêtu ce jour-là de façon on ne peut plus traditionnelle, costume noir, nœud pap et chemise blanche… avec pourtant un petit quelque chose qui renversait la donne et faisait exploser le schéma habituel : il ne portait pas de chaussettes dans ses chaussures couleur or brillant.

Pas étonnant que ce créateur israélien qui a suivi dans sa jeunesse à Tel-Aviv les cours du collège de mode Shenkar, ait réussi si brillamment à faire entrer dans le XXIe siècle la plus ancienne maison de couture parisienne.

Son histoire avec Lanvin commence il y a sept ans.

En Août 2001, une femme d’affaires milliardaire taïwanaise Shaw-Lang Wang rachète au Groupe L’Oréal la maison Lanvin, une institution de la couture parisienne fondée en 1885 par une femme également, Jeanne Lanvin.

Shaw-Lang Wang engage aussitôt l’Israélien Alber Elbaz qui a déjà fait ses preuves pendant sept ans à New York auprès du couturier Geoffrey Beene, puis à Paris chez Guy Laroche, enfin chez Yves Saint-Laurent .

En quelques années, Alber Elbaz a replacé la marque Lanvin au firmament, avec une mode éblouissante, exhalant une féminité tout en douceur et en élégance.

Il a trouvé le bon mélange entre le rationnel d’un vêtement portable et l’imaginaire de la création.

Il raconte que déjà enfant, dans la maison de sa grand-mère à Jaffa, il n’arrêtait pas de dessiner des robes pour des femmes imaginaires à qui il inventait des tenues pour toutes les heures de la journée. Pourtant, il ne pensait pas devenir couturier. Il voulait en effet être médecin pour soulager, écouter, faire du bien aux gens. Mais la vie et le hasard d’une rencontre l’ont conduit vers la mode.

Tout l’inspire! Il est perméable à tout ce qui l’entoure : il s’en imprègne et le transforme. Il raconte par exemple, qu’étant assis, dans un restaurant, à côté d’une femme qui relatait qu’une de ses amies s’était autrefois échappée d’Union soviétique en cousant ses bijoux sur ses habits, il a eu l’idée à son tour de coudre des pierres précieuses sur ses robes… ». Les robes bijoux étaient lancées, elles ont fait un tabac et ont été copiées partout dans le monde.

Rendre la femme désirable, atteindre la perfection, créer une robe avec une seule couture, c’est ce qu’il aime faire par-dessus tout.

Ses vêtements très sensuels, ne dévoilent pourtant jamais trop le corps: “C’est ma façon de respecter les femmes. Peut-être est-ce aussi mon métier de les habiller et non de les déshabiller!”, dit-il avec humour.

Les critiques de mode n’ont de cesse de louer son talent si particulier.

En 2007, Time Magazine a même classé Alber Elbaz parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il est le préféré de très nombreuses femmes parmi les plus élégantes et cela inclut Nicole Kidman, Kate Moss, Chloé Sevigny, Cate Blanchett, Sofia Coppola, Kristin Scott Thomas ou Nathalie Portman .—rn

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