News: ISRAËL POLICE - La montre gousset de Marie-Antoinette retrouvée…Elle avait été dérobée voici 25 ans à Jérusalem.
Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Actualité
Publié le 30 octobre 2008
Il s’agit d’une pièce extraordinaire, incorporant toutes les complications et tous les perfectionnements connus à l’époque, commandée au Maître-horloger Avraham-Louis Breguet par un officier des gardes de la reine de France Marie-Antoinette.
C’était en 1783. Aucun délai de fabrication ne fut fixé, ni de limite de prix.
Cette montre, classé n°160, faisait partie de la fabuleuse collection de montres des 17ème, 18ème et 19ème siècles du Musée des Arts de l’Islam, situé à Jérusalem, à proximité de la résidence du chef de l’Etat.
Le 15 avril 1983, lors d’une opération d’une rare audace, outre quelques peintures à l’huile, était dérobée la collection de montres du musée, l’une des plus importantes au monde.
Toutes les polices furent mobilisées. En vain.
Il y a deux ans, la restitution de 40 des montres volées, y compris la n° 160, était proposée au Musée, par l’entremise d’une avocate de Tel-Aviv.
Les responsables du Musée, sans poser de questions, versèrent 150000 shekels pour récupérer le lot.
Ce n’est que quelques mois plus tard que la police fut informée de la transaction. Une enquête fut diligentée. Les enquêteurs remontèrent jusqu’à la mystérieuse vendeuse. Il s’agissait d’une Israélienne établie à Los Angeles.
En fait la veuve d’un cambrioleur de haut vol, Neeman Dieler, qui a écumé le pays dans les années 70 et 80, pour disparaître ensuite de la circulation. En fait, en prenant une autre identité, il s’était réfugié aux Etats-Unis. Il est décédé voici quatre ans, léguant sa fortune à son épouse.
De fil en aiguille, les enquêteurs ont localisé un coffre-fort à Ramleh, recelant d’autres pièces et, enfin, dans l’appartement de la veuve, ils ont découvert des tableaux et d’autres montres. 13 montres ont rejoint les 40 déjà récupérées. Il en manque encore 52 pour que la collection soit enfin reconstituée.—







