ACTUALITÉ CCFI: DÎNER ANNUEL DE LA CCFI AVEC CARLOS GHOSN - 8 DÉCEMBRE 2008 - 60 ANS D'ISRAËL News: ISRAEL FRANCE - MARCHE des FRANCOPHONES POUR GUILAD SHALIT. Guilad Shalit reste le seul Français retenu en otage dans le monde.

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 18 juillet 2008 à 10:59

Les francophones d’Israël organisent le 22 Juillet 2008 à 19h30 une marche pour la libération de GUILAD SHALIT. Cette manifestation exceptionnelle se déroulera à Jérusalem et partira de “KIKAR TSARFATIT”. Le trajet : de Kikar Tsarfatit vers la KNESSET.

A SAVOIR : Le dimanche 25 juin 2006, GUILAD SHALIT a été fait prisonnier par des terroristes palestiniens, le lendemain de l’incident de détention de la famille Muamar, qui faisait suite aux tirs de roquettes sur Israël.

Les terroristes palestiniens ont attaqué un poste armé à la frontière sud d’Israël via un tunnel près de Kerem Shalom qui passe au sud de la bande de Gaza. Durant l’attaque, deux soldats israéliens ont été tués, trois autres blessés, en comptant Shalit. Mohammed Abdel Al, un porte-parole des Comité de résistance populaire, a révélé que l’attaque de ce lieu était planifiée depuis deux mois. De plus, l’armée israélienne a évalué qu’il avait fallu entre 3 et 6 mois pour creuser le tunnel.

L’attaque fut revendiquée conjointement par les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas), les Comités de la résistance populaire et “l’Armée de l’Islam”, un groupe inconnu.

Les forces israéliennes, après un délai d’attente de deux jours, sont entrées dans Khan Younès, le 28 juin, pour chercher Shalit en déclenchant l’opération Pluie d’été. Selon David Siegel, un porte-parole de l’ambassade israélienne aux États-Unis, « Israël fera tout ce qui est possible pour retrouver le soldat disparu, tant du point de vue diplomatique que militaire, et donne à Mahmoud Abbas l’occasion de rendre le soldat disparu … Cette opération peut se terminer dès maintenant, sous condition que soit relâché le soldat disparu. »

Lors de sa visite à la famille du soldat, le Président israélien Moshé Katsav avait appelé les ravisseurs à permettre une visite de la Croix-rouge auprès de leur prisonnier.

Le 1er mai 2007, le chef du parti politique du Hamas, Khaled Machaal, appelle les autorités israéliennes à libérer de hauts responsables palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit.

En juin 2007, la branche armée du Hamas diffuse une cassette audio sur laquelle on peut entendre la voix de Guilad Shalit pour la première fois :

«Je suis Guilad, fils de Noam Shalit, soldat détenu par les Brigades Shahid Ezzedine
Al-Qassam.

Papa, maman, mon frère et ma sœur, mes amis de Tsahal, je vous salue du fond de ma prison et vous dis combien je me languis de vous tous. Je viens de passer une année entière en détention ; mon état de santé s’est encore détérioré et nécessite une hospitalisation prolongée.

Je regrette le manque d’intérêt du gouvernement israélien et de Tsahal à mon sujet et leur refus de répondre aux exigences des Brigades Al-Qassam. Il est clair qu’il faut répondre à ces exigences pour que je puisse enfin être libéré, d’autant plus que j’étais un soldat effectuant une opération militaire, obéissant à des ordres et non un trafiquant de drogue.

Et de même que j’ai des parents, une mère et un père, les milliers de prisonniers
palestiniens ont aussi des mères et des pères auxquels on doit rendre leurs fils.

J’espère vivement que mon gouvernement s’intéressera davantage à moi et répondra
aux exigences d’El-Medjaidine»

Le caporal Guilad Shalit

A cette même époque, il fut également question d’une cassette vidéo sur laquelle Guilad Shalit avait été filmé, mais les images n’ont jamais été transmises.

Fin août 2007, un des chefs terroristes du Hamas, Halad Mishal, annonce qu’Israël et le Hamas se sont entendus sur une liste d’entre 350 et 400 “prisonniers” qui devraient être libérés.

En janvier 2008, le Hamas déclare qu’il libèrera Guilad Shalit à condition qu’Israël accepte de relâcher Marwan Bargouti.

A la suite de la visite de l’ancien Président des Etats-Unis Jimmy Carter dans la région, une lettre de Guilad Shalit a été remise à ses parents. Dans cette lettre, Guilad dit qu’il n’est pas en bonne santé et supplie Israël et sa famille de ne pas l’abandonner et de tout faire pour obtenir sa libération.

Début juillet 2008, le Hamas annonce que les négociations avec Israël sont suspendues et que désormais, il ne sera plus question de donner des nouvelles de Guilad.

Le père de Guilad s’est engagé dans une bataille diplomatique et médiatique dans le cadre de laquelle il fait preuve d’un calme impressionnant et d’une dignité exceptionnelle.

Guilad Shalit a la double nationalité française et israélienne. Dès les premiers jours, à la suite de l’enlèvement, le père de Guilad a supplié le gouvernement israélien de tout faire pour lui ramener son fils sain et sauf, insistant sur le fait qu’un jour ou l’autre, il faudra bien faire des concessions et qu’autant le faire immédiatement pour éviter à son fils et à sa famille des souffrances inutiles.

Noam Shalit s’est également tourné vers la France, lui demandant d’intervenir. Après la libération d’Ingrid Bétancourt début juillet 2008, Guilad Shalit reste le seul Français retenu en otage dans le monde.

Lettre envoyée par Noam Shalit à son fils Guilad, un an après son enlèvement, après la diffusion de la cassette audio sur laquelle Guilad lit un message qui lui avait été dicté :

«Notre cher fils Guilad,

C’est d’ici, de Mitspé Hila, que je t’écris cette lettre. Je suis assis en face de tes dernières photos prises l’été dernier et j’entends ta voix brisée et hésitante sur la cassette qui nous est parvenue la semaine dernière. C’est tout ce que nous avons de toi, après cette longue année de silence, cette année qui nous semble interminable pour nous, comme pour toi, j’en suis sûr.

Tu dois certainement te douter que maman et papa, ta sœur Adas, ton frère Yoël et toute la famille qui t’aime tant, sont extrêmement soucieux. Tu nous manques tellement. Tu ne peux t’imaginer à quel point tu nous manques et combien nous sommes inquiets pour toi.

Je suis sûr que tu sais que nous faisons tout notre possible pour te ramener à la maison. De nombreuses personnes en Israël, en Egypte, en France et dans le monde entier ne cessent d’œuvrer en faveur de ta libération contre celle des autres prisonniers palestiniens qui souhaitent eux aussi rejoindre leurs familles. Nous n’abandonnerons pas, jusqu’au jour où nous te serrerons enfin dans nos bras à la maison.

Il faut que tu saches que l’Etat d’Israël s’est engagé à obtenir ta libération et se déclare prêt à relâcher des centaines de prisonniers palestiniens, afin que tu reviennes à la maison sain et sauf.

Il nous est très difficile d’être sans nouvelles, de ne pas savoir comment tu te sens et si ton état de santé ne s’aggrave pas. Nous aimerions savoir comment tu surmontes cette dure épreuve et si tu es bien traité.

Ceux qui te détiennent disent que tu es un prisonnier de guerre, mais à mon grand regret, ils ne respectent pas les conventions des droits qui doivent être accordées aux prisonniers de guerre, en vertu des lois internationales et conformément à la loi de l’Islam, cette religion qui ordonne de se conduire avec les prisonniers de guerre de manière digne et humaine, de leur octroyer leurs droits légitimes et de pourvoir à leurs besoins.

L’Etat d’Israël respecte complètement les droits des prisonniers palestiniens, quel que soit le délit pour lequel ils sont en prison.

Sois fort, Guilad, tiens bon ! Je sais que c’est une période extrêmement difficile pour toi, mais garde le moral, ne lâche pas, tu finiras par retrouver la liberté ! Nous ferons tout pour que ce soit le plus tôt possible.

Nous espérons que cette lettre te parviendra rapidement et que ceux qui te gardent prisonnier ne t’en priveront pas. Israël n’empêche pas les prisonniers palestiniens de recevoir et d’envoyer des lettres à leurs parents.

Mon cher Guilad, espérons que nous serons bientôt réunis à la maison. En attendant, nous t’embrassons de tout notre cœur.

Ta Maman et ton Papa qui t’aiment très fort»

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