News: ISRAËL ARABES LECTURES – Le JERUSALEM POST consacre sa chronique littéraire aux "Arabes d'Israël" de J. Bendelac.
Par Par IsraelValley Presse
Rubrique: Livres
Publié le 4 juillet 2008 à 10:59
RADIOSCOPIE DE LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE: le Jerusalem Post consacre sa chronique littéraire de la semaine à “L’autre Israël”.
Sous la plume de Jean-Luc Slama, le Jerusalem Post publie dans son édition française du 1er juillet 2008 un compte-rendu du dernier ouvrage de notre collaborateur Jacques Bendelac sur “Les Arabes d’Israël” (éditions Autrement).
Site du Jerusalem Post par Jean-Luc Slama (Copyrights):
“Un Israélien sur cinq est arabe, remarque en ouverture Jacques Bendelac dans “Les Arabes d’Israël”, une étude fouillée et sérieusement documentée sur une minorité à la recherche de son identité. La première du genre en français sur une population tenue à l’écart de la vie politique dans une société multiethnique.
La dichotomie entre la nationalité et la citoyenneté et l’attitude des autorités ont élargi le creuset. Aucun gouvernement israélien depuis la création de l’Etat hébreu n’a eu de “politique arabe” à proprement parler hormis l’intermède des mandatures de Levi Eshkol et Golda Meir avec la présence d’un conseiller spécial.
Bendelac reprend la généalogie des relations judéo-arabes à l’intérieur d’Israël, chiffre à l’appui, pour aboutir à la conclusion que les pouvoirs publics ont aggravé les disparités à l’égard d’une minorité en passe de constituer prés de deux millions et demi d’âmes en 2025 contre 1 461 000 personnes actuellement, soit 20,1 % de la population israélienne évaluée à 7 282 000 personnes.
Ce statut d’infériorité ressenti par les Arabes d’Israël – perçus entre autres comme une menace sécuritaire – explique en partie l’ambivalence d’une identité départagée entre “une israélisation forcée” et “une palestinisation croissante”.
Les courbes actuelles ne plaident pas en faveur d’une réduction des inégalités. Elles auraient tendance à raffermir le degré de religiosité des Arabes d’Israël dans une structure traditionnelle où prédominent la rigidité de la hiérarchie sociale et la précarité de l’emploi. Les Arabes d’Israël avec un taux d’anaphabétisation quasiment nul (2 %) vivent dans trois régions rurales : la Galilée, le Triangle et le Néguev.
De la solidarité à la révolte, ils ont soutenu la première Intifada et défié les forces de l’ordre au cours de la seconde pour protester contre l’inexistence de droits civiques et sociaux.
La commission Or chargée d’enquêter sur les événements d’octobre 2000 reconnaissait les défaillances des gouvernements successifs tout en suggérant l’égalité de droits et de devoirs. La coexistence n’est-elle pas à ce prix ?”.
Jean-Luc Slama
Article paru sur le site du Jerusalem Post le 1er juillet 2008—
Source: Jerusalem Post – Copyrights
Source: http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1214726176494&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull


