News: ISRAEL POLLUTION - Les autobus Dan et Egged portent une lourde responsabilité dans la dégradation de l'économie écologique du pays.
Par Beni Issembert à Tel Aviv
Rubrique: Environnement
Publié le 2 juillet 2008 à 06:23
Enclin aux mêmes préoccupations que ses pairs occidentaux, l’Etat hébreu vient d’annoncer une série de mesures importantes vouées entre autres à réduire les émissions de gaz polluant et la plus significative sans doute, demeure celle qui permettrait aux usagers des transports en commun israéliens de se voir octroyer des réductions fiscales. Quand prendre l’autobus permet de payer moins d’impôts…
L’intention est claire. Jérusalem entend encourager les Israéliens à préférer le transport public à l’utilisation, jugée trop polluante, de véhicules privés. Bonne initiative, si ce n’est que les autobus israéliens des compagnies Dan et Egged portent assez lourdement une responsabilité accrue dans la dégradation de l’économie écologique du pays.
Toujours est-il que le ministre des Transports en collaboration avec son homologue à l’Environnement et sous le couvert des Finances, ont décidé de mettre en place une série de mesures “alléchantes” visant à encourager l’utilisation des transports en commun.
La bonne nouvelle se trouve au niveau de l’abonnement mensuel permettant de voyager en autobus public: le Hofshi Hodshi(littéralement le mois libre) sera désormais déductible des impôts. Bonne nouvelle donc. Mais ce n’est pas tout, les salariés bénéficiant d’une place de parking gratuite sur leur lieu de travail se verront obligés de payer un nouvel impôt visant, lui aussi, à les convaincre d’abandonner les trajets en véhicule privé.
Enfin, il y a quelques mois, ce sont les véhicules de fonction qui se sont vus taxés singulièrement, participant ainsi de la même dynamique voulue par Israël.
Or, la publication de ces mesures a provoqué une levée de boucliers non seulement chez les salariés du privé mais également auprès des fonctionnaires qui risquent de se voir retirer leurs précieuses “voitures de fonction”.
Dans le cadre de ces mesures visant à optimiser la protection de l’environnement, les autorités israéliennes prévoient également de développer de manière significative les transports publics ferroviaires interurbains et d’accélérer la mise en place de tramways dans les grandes villes du pays, à commencer par Jérusalem et Tel Aviv.
Mais pour le moment, l’heure en Israël est à l’instabilité politique et rien ne permet d’assurer que ces mesures seront financées de manière totale par le Ministère des Finances trop occupé, semblerait-il, à préparer l’organisation si coûteuse de nouvelles élections anticipées. La protection de l’environnement en Israël attendra donc.—


