ACTUALITÉ CCFI: DÎNER ANNUEL DE LA CCFI AVEC CARLOS GHOSN - 8 DÉCEMBRE 2008 - 60 ANS D'ISRAËL News: ISRAEL EXCLUSIF - Enquête au coeur de la blogosphère israélienne. Faire de l'argent avec son blog ? Pas en Israël !

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Par Beni Issembert à Tel Aviv
Rubrique: Internet
Publié le 18 juin 2008 à 14:20

Pour la communauté des blogueurs israéliens, la vie n’est pas simple tous les jours. A l’heure où leurs confrères en Europe et aux Etats-Unis parviennent avec une facilité parfois déconcertante à générer des revenus grâce à la tenue de leur journal virtuel quotidien, les adeptes israéliens de cette pratique, quant à eux, peinent à rentrer dans leur frais.

Enquête au coeur de la blogosphère israélienne, l’une des plus actives et créatives au monde mais l’une des moins lucratives.

Peut-on gagner de l’argent grâce à la tenue d’un blog en hébreu ? Il semblerait que non. Pour Yaron Orenstein et Yami Glick, les deux premiers blogueurs israéliens (the.co.il), il paraît difficile voire impossible de dégager des bénéfices de la tenue d’un blog en hébreu.
Depuis deux ans, les deux entrepreneurs israéliens développent avec un succès intéressant un blog, connu par l’ensemble des acteurs du monde israélien des technologies de l’information, consacré essentiellement aux initiatives sur Internet. Amis et partenaires du premier blogueur de France, Loïc Lemeur (loiclemeur.com), les deux comparses livrent un témoignage du moins pessimiste sinon déroutant de leur expérience au coeur de la blogosphère hébreuophone.

A l’origine un blog, le site d’Orenstein et de Glick s’est diversifié pour devenir une société de conseil en matière de création d’entreprises travaillant sur Internet.
“L’idée principale de ce projet relevait non pas de la création d’une boîte de conseil mais d’un simple blog”, précise Orenstein qui ajoute également qu’il leur est impossible de générer des revenus de leur blog grâce à la publicité.
“Dans le meilleur des cas, nous parvenons à générer 2000$ de la publicité sur notre blog”, conclut Orenstein, une somme singulièrement dérisoire sur un marché mondial de la publicité en ligne qui est estimé à plus de 20 milliards de dollars par bon nombre de spécialistes.
Avec plus de 80% du marché israélien de la création de Start-up (marché estimé à 3.5 millions de lecteurs), les deux anciens salariés de Hot-Bar – une société TI israélienne cotée au NASDAQ - ne parviennent tout simplement pas à vivre de leur art et se sont retournés naturellement vers le consulting et l’audit.

Israël serait donc un marché linguistique bien trop limité pour faire vivre des blogueurs hébreux, lesquels peinent singulièrement à générer des revenus de leur activité. A la question: “Pourquoi ne pas avoir choisi de tenir un blog israélien en anglais ?”, les deux spécialistes répondent d’une seule voix: “Nous pouvons produire un outil de qualité en hébreu !”. Mais de là à en vivre, le chemin est encore long.—

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