News: ISRAEL ITALIE - La communauté juive italienne refuse de voir attribuer un nom de rue à un antisémite.

Jun 200813

Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Scandale du jour
Publié le 13 juin 2008

La communauté juive italienne s’émeut et refuse de voir attribuer un nom de rue à un antisémite et ancien fasciste.

Gianni Alemanno, le maire de Rome au passé controversé (il a été membre du Mouvement Social Italien, un parti néofasciste, et a été secrétaire national de son organisation juvénile, le Front de la jeunesse, après 1988), a eu la bien mauvaise idée de vouloir renommer les noms de rue de la capitale.

En proposant des grands noms du parti communiste italien, des socialistes et des démocrates chrétiens, il aurait souhaité rebaptiser plusieurs rues avec ces personnes jugées « importantes ».

Mais le maire a avancé le nom de Giorgio Almirante, ancien membre de la République sociale de Salo fondée par Benito Mussolini en 1943, antisémite notoire et signataire des lois raciales.

La communauté juive immédiatement fait part de son indignation et le président de la communauté juive de Rome aurait proposé que le nom de son grand-père mort à Auschwitz, Riccardo Pacifici, soit écrit en lieu et place de Giorgio Almirante.

M.F

Pour rappel (wikipedia), Giorgio Almirante, né à Salsomaggiore Terme le 27 juin 1914 et mort à Rome le 22 mai 1988, était un homme politique italien. Il fut le principal représentant du M.S.I., parti politique d’extrême-droite qu’il fonde en 1946 avec d’autre vétérans de la République sociale italienne, comme Pino Romualdi, et d’anciens membres du régime fasciste, comme Augusto De Marsanich.

Parallèlement à ses études, il commence une carrière de journaliste, collaborant au quotidien fasciste Il Tevere (Le Tibre), où il travaillera jusqu’en 1943, date à laquelle il en est le rédacteur en chef. Signataire en 1938 du Manifeste sur la race, il sera secrétaire de rédaction jusqu’en 1942 de la revue La défense de la race.

Il y promeut les thèses racistes venues de l’Allemagne nazie, qui avaient déjà porté à l’approbation des lois raciales en 1938 mais qui peinaient à pénétrer la société italienne, où elles étaient perçues comme un élément étranger à la culture nationale.

Il reniera plus tard son adhésion au racisme mais s’affirmera après guerre comme l’héritier et le défenseur de la mémoire du fascisme.

Au seuil de la vieillesse, Giorgio Almirante avait renié ses écrits, découvert Israël et tenté de nouer des liens avec la communauté juive.—

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