ACTUALITÉ CCFI: DÎNER ANNUEL DE LA CCFI AVEC CARLOS GHOSN - 8 DÉCEMBRE 2008 - 60 ANS D'ISRAËL News: ISRAËL ÉCONOMIE – Le ministre des Finances annonce une baisse de la fiscalité sur les sociétés et sur les revenus.

jun12

Par Jacques Bendelac à Jérusalem
Rubrique: Economie
Publié le 12 juin 2008 à 06:36

COUP MÉDIATIQUE OU ÉCONOMIE ÉLECTORALE? L’annonce d’une mini-réforme fiscale a pris de cours tous les observateurs, y compris les fonctionnaires de la Présidence du conseil.

De quoi s’agit-il? Hier mercredi, le ministre des Finances Roni Bar-On réunit une conférence de presse “dramatique”. Il annonce aux journalistes médusés qu’il lance une nouvelle réforme fiscale. Objectif: réduire de façon sensible l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu du travail d’ici à 2015.

Premier volet: l’impôt sur les sociétés. Il passera de 27% en 2008 à 25% en 2009, 24% en 2010, 23% en 2011, 22% en 2012, 21% en 2013 et 20% en 2014.

Second volet: l’impôt sur les revenus du travail. La tranche d’impôt maximale passera de 47% en 2009 à 42% en 2015. Pour les revenus moyens (entre 4.390 et 7.810 shekels par mois) le taux sera ramené de 16% en 2009 à 10% en 2015. La tranche imposée aujourd’hui à 26% sera ramenée à 17% en 2015, celle de 33% aujourd’hui sera réduite à 25% en 2015.

Pour le contribuable, le supplément de revenu disponible sera appréciable: entre 80 shekels par mois pour les bas revenus et jusqu’à 1.300 shekels pour les tranches de revenu supérieures.

Pour financer son programme, le ministre des Finances n’a rien trouvé de mieux que de porter atteinte à la chasse gardée des syndicats: il propose de supprimer l’exonération fiscale dont bénéficie l’épargne d’entreprise, les fameux “fonds de perfectionnement”.

La réponse de la Histadrout a été immédiate: un préavis de grève générale a été déposé et il prendra effet dans 14 jours….

Sur les bancs de l’opposition aussi, on crie à l’économie électorale. Alors que la durée de vie du gouvernement d’Ehoud Olmert semble limitée à quelques mois, on comprend mal pourquoi le ministre des Finances lance dans l’urgence une réforme qui s’étale sur 7 ans…

Sans compter que le ralentissement économique qui s’annonce aurait, au contraire, exigé de préserver le niveau des recettes fiscales pour s’assurer de bonnes réserves en cas de besoin.

Quant à la logique économique de telles mesures, elle est plus que discutable. Le Trésor propose de financer la baisse des impôts pour les plus riches en taxant l’épargne des catégories les plus modestes. Ce n’est pas forcément le meilleur moyen de résoudre les inégalités de revenus en Israël.—

Imprimer cette page - Retour en haut de la page