News: ISRAEL FRANCE DRONES - IAI, DASSAULT et THALES - Charles Edelstenne et Denis Ranque : OUI, pour une coopération avec ISRAEL.
Par Daniel Rouach à Paris
Rubrique: Aéronautique
Publié le 7 juin 2008 à 10:44
Les temps changent. “L’effet Sarkozy” joue de plus en plus fort entre la France et Israël. Au départ il s’agissait de mots. Ensuite de petits gestes de ministres français qui séjournent à Jérsualem. A présent on commence à parler de business et défense. C’est nouveau.
Hier une conférence de presse a eu lieu à Paris. En général, il est très rare que la coopération militaire de la France avec les Israéliens n’éclate au grand jour. C’est fait avec tambours et trompettes. Il s’agit des premières annonces avant le voyage d’Etat du Président Sarkozy en Israël. Pourvu que ça dure…
Véronique Guillermard du Figaro.fr : “Dassault Aviation et Thales, associés à l’espagnol Indra, s’unissent pour la fourniture d’un drone de surveillance de moyenne altitude”.
«Il est grand temps de ne pas réinventer la roue.» Surtout en matière de matériels militaires alors que les budgets sont contraints. C’est pourquoi Dassault Aviation et Thales, associés à l’espagnol Indra, ont décidé d’unir leurs compétences pour présenter à leur gouvernement une offre pour la fourniture d’un drone (avion sans pilote) de surveillance de moyenne altitude longue endurance (Male).
La décision de Paris et Madrid est attendue début 2009 pour une livraison avant la fin de 2012.
Selon ses promoteurs, leur offre est plus compétitive que le projet concurrent porté par EADS et baptisé «Advanced UAV». «Notre projet répond aux besoins similaires des armées espagnole et française. Au lieu de développer une nouvelle plate-forme, nous avons opté pour un avion qui existe déjà, le Heron TP, conçu par l’Israélien IAI. Ce qui nous permet d’économiser 1 milliard de dollars en développement et de nous concentrer sur le développement des systèmes de mission», ont expliqué les industriels. L’offre franco-espagnole serait 30 % moins chère que celle d’EADS qui, selon ses détracteurs, ne répond qu’aux besoins des armées allemandes.
Selon Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, et Denis Ranque, son homologue de Thales, les autorités françaises « considèrent que (leur offre) est une très bonne offre». Hier, EADS est resté de marbre face à cette offensive. «Je ne suis pas très inquiet», a déclaré Stefan Zoller, président exécutif des activités défense d’EADS.—
Source: http://www.lefigaro.fr


