News: ISRAEL MUSIQUE : Dee Dee Bridgewater en concert en Israël.
Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Musique
Publié le 3 juin 2008 à 00:50

Dee Dee Bridgewater sera en concert ce soir au théâtre de Holon. Cette grande du jazz présentera au public israélien son dernier album : «Red Earth – A Malian Journey».
Cet album, salué par les critiques, nous fait découvrir la recherche de son identité, « comme un enfant perdu rentrant enfin à la maison », comme elle l’écrit en introduction à l’album qu’elle consacre à la terre rouge du Mali (Red Earth), à l’Afrique.
Cette musique ethnique ne manquera pas de plaire aux Israéliens qui adorent la mixité des sonorités.
Dee Dee Bridgewater est la première Américaine à être membre du Haut Conseil de la Francophonie. Elle est aujourd’hui chevalier de l’Ordre National du Mérite, ainsi qu’officier des arts et des lettres.
Notons que Dee Dee Bridgewater avait déjà fait des concerts en Israël, mais c’était il y a 21 ans…
Pour en savoir plus sur Dee Dee Bridgewater (Wikipedia) :
Née à Memphis (Tennessee) sous le nom Denise Eileen Garret, elle grandit à Flint (Michigan). Son père, Matthew Garret, est un trompettiste de jazz et enseigne au collège de Manassas. Denise est très tôt baignée par le jazz. À 16 ans, elle intègre un trio de rock et rythm and blues qui donne des concerts dans le Michigan. À partir de 18 ans, elle étudie à l’Université du Michigan, puis à l’Université de l’Illinois.
Elle fait de nombreux concerts avec son groupe de jazz, notamment en Union soviétique en 1969. L’année suivante, elle rencontre le trompettiste Cecil Bridgewater, puis ils se marient avant d’emménager à New York, où son mari joue dans le groupe d’Horace Silver.
En 1971, Dee Dee Bridgewater intègre l’orchestre de Thad Jones et Mel Lewis en tant que chanteuse. C’est alors que sa carrière débute réellement, et elle commence à chanter avec les plus grands jazzmen du moment, comme Sonny Rollins, Dizzy Gillespie, Dexter Gordon ou encore Max Roach.
L’artiste sort son premier album, « Dee Dee Bridgewater », en 1974, résolument orienté soul et funk. La même année, elle chante dans la comédie musicale The Wizz, à Broadway. En 1975, elle joue le rôle de la bonne sorcière du Nord dans la comédie musicale « Glinda the good witch », inspirée du Magicien d’Oz ; pour ce rôle, elle reçoit le prix de meilleure actrice du Tony Award.
La comédie musicale remporte également le Grammy Award de la meilleure comédie musicale en 1976.
Après avoir joué en France la comédie musicale « Sophisticated ladies » en 1984, elle s’installe à Paris en 1986. La même année, on la voit jouer le rôle de Billie Holiday dans « Lady Day », pour lequel elle est nommée au prix Laurence Olivier. En 1989, elle obtient un succès avec la chanson Precious Things, chantée en duo avec Ray Charles.
Dès la fin des années 1980, elle se retourne vers le jazz : elle donne notamment un concert au festival de jazz de Montreux en 1990 et interprète Carmen lors de la création de la version jazz de l’opéra, au festival Jazz à Vienne en 1993. En 1994, elle collabore enfin avec Horace Silver, qu’elle admire depuis longtemps, pour l’album « Love and Peace : « A tribute to Horace Silver ».
Elle rend hommage à Ella Fitzgerald en 1997 à travers l’album « Dear Ella », pour lequel elle remporte le Grammy Award du meilleur album de jazz en 1998. La même année, son album « Live at Yoshi’s » est également nommé pour le même prix.
En 2002, elle sort l’album « This is new », reprenant des chansons de Kurt Weill, puis en 2005 son album « J’ai deux amours » reprend des grands classiques français.
Elle est la mère de trois enfants, Tulani Bridgewater (dont le père est son premier mari, Cecil Bridgewater), China Moses, aujourd’hui chanteuse de R’n’B (dont le père est le réalisateur Gilbert Moses) et Gabriel Durand (dont le père est son actuel mari, le manager Jean-Marie Durand).—
M.F


