ACTUALITÉ CCFI: DÎNER ANNUEL DE LA CCFI AVEC CARLOS GHOSN - 8 DÉCEMBRE 2008 - 60 ANS D'ISRAËL News: ISRAEL TECHNION - CONTAGION EMOTIONNELLE et COLERE. Une étude sur les dégâts causés par la colère dans des groupes virtuels.

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Sciences
Publié le 28 mai 2008 à 07:55

Une personne en colère suffirait pour nuire à la qualité du travail d’un groupe; une étude sur les dégâts causés par la colère dans des groupes de travail virtuels.

Des chercheurs à la faculté d’ingénierie et gestion industrielles au Technion ont découvert que la colère peut avoir une influence déterminante même dans des groupes de travail “virtuels”, où la communication entre membres s’effectue uniquement par moyens électroniques, et où la communication face à face n’est pas autorisée.

Dans cette étude, des émotions ont été communiquées d’un participant à l’autre, ayant pour effet un impact direct sur le fonctionnement du groupe. Les chercheurs du Technion ont ainsi élargi la portée de la théorie actuelle de “contagion émotionnelle”, selon laquelle une émotion n’est contagieuse que quand il peut y avoir une imitation non-verbale de signaux transmis lors d’une rencontre face à face. Les chercheurs ont ainsi approfondi la connaissance sur les dégâts qui peuvent être causés par la colère sur les lieux de travail.

L’expérience a été menée par Arik Cheshin, étudiant en doctorat, sous la direction du Prof. Anat Rafaeli. M Cheshin a créé, au laboratoire de recherche comportementale de la faculté d’ingénierie et gestion industrielles, des groupes virtuels comprenant chacun quatre étudiants. Dans certains groupes, un des quatre membres exprimait, de temps en temps, de la colère, de façon planifiée et structurée. Les membres du groupe ne pouvaient pas se voir, se rencontrer ou se parler directement. Le seul moyen de communication autorisé entre les membres du même groupe était le courriel. Chaque membre avait accès à une forme géométrique – par exemple, un participant avait des cercles, un autre des triangles, et un autre des carrés. La tâche du groupe était de présenter un continuum de formes. Pour y parvenir, et pour gagner de l’argent, la coopération entre tous les membres du groupe était indispensable, si bien que pendant l’expérience, les participants ont essayé d’acheter des autres membres du groupe les formes dont ils avaient besoin. Pour ajouter une nuance de réalisme et de complexité, il n’y avait pas suffisamment de formes pour permettre à tous les participants de compléter leurs tâches individuelles.

Dans certains groupes, un des participants a exprimé la colère envers ses collègues, en leur transmettant un message, par exemple, “travaillez plus vite”, ou “vous êtes embêtant”. L’objectif de l’étude était d’examiner l’impact de ces messages sur les émotions des autres membres et sur le fonctionnement du groupe.

Ayant examiné les émotions des participants avant et après les tâches, les chercheurs ont conclu que dans les groupes où il y avait un membre en colère, les autres membres du groupe ont “attrapé” cette colère, tant individuellement qu’au niveau du groupe.—

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