News: ISRAEL FRANCE - CARNET DE ROUTE à Jérusalem des étudiants de l'ESCP-EAP.Yad Vashem : cette visite restera gravée dans la mémoire de l'ensemble des étudiants.
Par Guillaume Sztejnberg - Master Innover et Entreprendre
Rubrique: Education
Publié le 11 mai 2008 à 03:11
SECOND JOUR d’un voyage en Israël de la mission “Innover et Entreprendre” qui rassemble quinze étudiants (qui visitent Israël pour la première fois).
Nous partons de Tel-Aviv pour Jérusalem en bus conduit par un chauffeur Druze, Moussa. Les Druzes sont un groupe religieux d’origine islamique. Dispersés par l’Histoire, les Druzes vivent surtout en Syrie, au Liban où ils sont estimés entre 280 000 et 350 000 et en Israël où ils seraient environ 118 000 dont plusieurs milliers d’entre eux vivraient sur le plateau du Golan.
Nous sommes durant toute la journée avec Mati Ben Avraham éditorialiste-journaliste du site Internet IsraelValley. Il sera notre “Prof-Guide” tout au long de la journée.
Yad Vashem, mémorial de la Shoah, fut notre première visite. Il est sûr que cette visite restera gravée dans la mémoire de l’ensemble des étudiants.
En effet, l’on ne ressort pas insensible de Yad Vashem, où nous comprenons mieux le déroulement de ce sombre passage de l’histoire qui coûta la vie à 6 millions de Juifs. Le mémorial de Yad Vashem est un mémorial en mémoire des victimes juives de la Shoah perpétrée par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été établi en 1953 par la Loi du mémorial votée par le parlement israélien, la Knesset.
« Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés », Esaïe 56, 5.
Ce mémorial consiste en plusieurs lieux : une chambre de la mémoire, un musée historique, une galerie d’art, des archives, la « Vallée des communautés détruites », la salle des noms,
le mémorial des enfants, et un centre éducatif.
Des personnes qui ne sont pas de confession juive sont honorées à Yad Vashem : les « Justes parmi les Nations ». Ils ont sauvé des Juifs pendant la guerre, souvent au risque de leur vie.
Par la suite, nous avons suivi, en face de la Knesset, une conférence sur le thème de « l’économie israélienne de 1948 à nos jours » animé par Jacques Bendelac, l’un des économistes les plus reconnus en Israël et auteur du tout récent livre «Les arabes d’Israël».
Après un déjeuner dans un restaurant typique, nous pénétrons dans la vieille ville de Jérusalem qui signifie en hébreu « ville de paix » ou encore «la paix apparaîtra »: ironie du destin.
Nous finissons notre visite en beauté par le Mur des Lamentations en passant par le Saint Sépulcre ainsi que les souks.
Tous les étudiants on été frappés par la proximité des lieux saints des trois religions principales : Judaïsme, Christianisme et Islam. Il est donc facile de comprendre que cette ville est victime de fortes tensions religieuses.—
PREMIER JOUR - Tel-Aviv. En partant pour Israël. On ne sait pas trop à quoi s’attendre. On a tant entendu à propos de ce petit Etat de 7,5M d’âmes qu’il est dur d’avoir une opinion non partisane. Le meilleur parti est donc certainement d’y aller sans préjugés si l’on veut répondre à cette question essentielle.
Or, alors que notre vol nous rapprochait à plusieurs centaines de km/h de notre destination, deux événements dans l’avion m’amènent à m’interroger sur ce qui fait l’essence de ce jeune Etat de tout juste 60 ans.
Tout d’abord, c’est la projection de « Paris » dans l’avion, ce dernier succès français qui porte en lui la réflexion sur ce qui caractérise aujourd’hui la capitale. Ville multiple, ville contrastée mais ville unique. Ensuite c’est un Business man aussi à mes côtés et né en Tunisie qui compare l’incroyable mutation d’Israël durant les dernières décennies à la quasi aphasie de la Tunisie dans le même laps de temps.
Dès l’atterrissage et la douane, on flaire le dépaysement sans le saisir. C’est d’abord l’accueil par un jeune de 21 ans, officier dans l’armée. Puis les drapeaux arborant les poteaux et couvrant les bâtiments du fait de l’anniversaire des 60 ans d’Israël.
Que peut-on retenir ensuite de la soirée ? Loin de l’histoire chaotique, de la géopolitique capricieuse, Tel Aviv ressemble plus par son effervescence à une station balnéaire qu’à la capitale économique d’un pays en « guerre » pour sa survie.
Pourtant, c’est peut-être ce rapport à la vie et donc à la mort qui explique l’ouverture d’esprit de sa jeunesse.
L’ambiance est des plus festive, des plus accueillante et chaleureuse. Le soleil brille, mais on n’étouffe pas. Ambiance multiculturelle garantie (beaucoup de Russes !), mais homogénéité des valeurs et de l’identité, nourriture saine, pas ou peu de disparités apparentes, on parle vrai, on fait la fête, on se régale…
Cette ville n’est certainement pas représentative du pays dans sa complexité. Mais dès aujourd’hui, on peut le dire : Israël est un pays jeune, c’est un pays qui bouge, et c’est un pays qui vit avec son passé, dans le présent et pour l’avenir. (Le 8 mai 2008)
A SAVOIR SUR CETTE MISSION
Notre Premier Article de Paris – Yoni Abittan -
C’est aujourd’hui que les étudiants du Mastère Innover et Entreprendre de l’ESCP-EAP se sont envolés pour Israël à la découverte de la Silicon Valley israélienne. Dans le cadre de leur découverte des Silicon Valley du Monde, les étudiants ont déjà visité la Silicon Valley de San Francisco.
Ce voyage en Israël, alliant visites culturelles et networking, sera l’occasion de comparer le modèle américain au modèle israélien.
Au programme:
- Visite Jérusalem
- Visite du Technion de Haifa, fleuron scientifique de la Silicon Valley israélienne
- Echanges avec les étudiants de l’Université de Tel-Aviv: visite de l’incubateur
- Débats avec des managers de starts-up israéliennes (NGT, Bio-Rad, Audiocodes)
- Conférences de très haut niveau: avec la participation notamment d’Olivier Rafowicz, ancien porte-parole de l’armée israélienne, Dan Catarivas, Président de l’Association Manufacturing Industry, Jacques Bendelac, Economiste, chercheur et professeur spécialisé de la société civile israélienne, Dr Robert Rouach, ancien conseiller auprès de l’ex-Premier Ministre Itshak Rabin.
Les sponsors de cette initiative: la Fondation ESCP-EAP, le groupe pharmaceutique TEVA, la Chambre de Commerce France-Israël, l’équipe d’IsraelValley.(Le 7 Mai 2008)—


