News: ISRAEL 60 ANS : 8.000 personnes symbolisaient à Auschwitz la mémoire d’Israël lors de la marche des vivants.
Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Shoah
Publié le 7 mai 2008 à 06:31
8 000 personnes ont participé, il y a quelques semaines, à la Marche des Vivants jusqu’au camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau, dans le sud de la Pologne, en mémoire des six millions de juifs massacrés par les nazis.
Sous le son du chofar, la procession était lourde d’émotion.
Même si la cérémonie s’inscrivait dans le cadre du jour de la Shoah, elle correspondait également aux 60 ans de l’Etat d’Israël.
Le cortège comptait entre autres Shimon Pérès, le sélectionneur du club de football britannique Chelsea Avram Grant, l’écrivain israélien Eitan Haber.
Pour en savoir plus sur la Marche des Vivants (Wikipedia) :
La Marche des Vivants, ou Marche de Souvenir et d’Espoir, est un programme éducationnel dynamique qui convie les étudiants du monde entier en Pologne, où ils explorent les lieux-souvenirs de l’Holocauste. Le Jour du Souvenir de l’Holocauste (Yom HaShoah), les participants effectuent la marche d’Auschwitz à Birkenau, le plus grand complexe concentrationnaire construit durant la Seconde Guerre mondiale. Les marcheurs proviennent de pays aussi divers que le Panama et la Nouvelle-Zélande. En mars 2006, des groupes du Maroc et de la Turquie représentaient les seuls pays musulmans.
Le programme a été créé en 1988 par le gouvernement israélien et des organisations juives et se tient annuellement en avril pour deux semaines. Son but est d’apprendre aux étudiants de différentes origines religieuses ou ethniques les dangers de l’intolérance au travers de l’étude de l’Holocauste, et de promouvoir de meilleures relations parmi les gens de cultures différentes.
Le point fort du programme est la marche, conçue pour contraster avec les marches de la mort qui ont eu lieu vers la fin de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque le Troisième Reich retira ses soldats des camps de travail forcé, les prisonniers — souvent déjà affamés et accablés de travail oppressif — étaient forcés de marcher des dizaines de kilomètres dans la neige, ceux qui traînaient étant abattus. Cette ironie de la Marche des Vivants, de parcourir le chemin d’une marche de la mort, sert à illustrer la continuité de l’existence du judaïsme mondial en dépit des tentatives nazies de l’exterminer.
Les programmes se terminent souvent par un voyage en Israël pour célébrer son anniversaire d’indépendance (Yom Ha’atzmaout), ce qui renforce davantage le contraste de vie et mort des Juifs.—
M.F


